Responsable du festival, Bénédicte Roux avouait une certaine fatigue, en 2025, à la veille de la septième édition de Watt the Funk. Au point d'imaginer, éventuellement, de transformer le festival en biennale. À quelques jours du festival 2026, et alors que la canicule aurait pu décourager les organismes, c'est désormais une responsable regonflée à bloc qui attend la prochaine édition avec envie. "Les jeunes reprennent petit à petit, explique Bénédicte Roux, la moitié des bénévoles ont moins de trente ans. Il y a les enfants de l'équipe de départ, des copains, des stagiaires et des amis." Soit, au total, 110 bénévoles, avec "une équipe toujours à fond, et qui a toujours envie".
Symbole du rajeunissement de l'équipe, l'habituel crieur public des dernières éditions laisse place "à une dizaine de jeunes, en lien avec l'histoire du festival et du funk à Bessèges". Ils doivent notamment assurer l'accompagnement de la déambulation du samedi. "Ils réinvestissent l'âme du festival", se réjouit Bénédicte Roux, qui va découvrir leurs textes en direct.
Pour les nouvelles équipes, il est évidemment plus facile de s'investir dans un festival qui a le vent en poupe. C'est bien le cas, la jauge étant presque pleine à chaque soirée. Et la motivation est encore plus grande, alors que le festival programme cette année Malka Family : "Ça faisait quelques années que toute l'équipe de programmation voulait les avoir. Et eux voulaient être dans un festival dédié au funk." Ce sera vendredi soir, avec trois autres groupes à l'affiche (et sur une scène couverte, même si la pluie initialement annoncée semble avoir renoncé).
Ce même vendredi accueillera aussi Mofak, un musicien marseillais dont le son est bien plus connu en Californie que sur la Canebière, là où le p-funk (pour funk psychédélique) est roi. Skyzophonic complète l'affiche du vendredi, dont la soirée s'achèvera avec les disques de La Greta.
Samedi soir, les Belges d'Hypercontent assureront la tête d'affiche. Avec un son qui va au-delà du funk, passant aussi par le jazz ou l'électro. Saxbones et French soul connection - "plus soul et groove que funk, avec une super voix" - complèteront la programmation, avant les DJ Philibert et Baobassa. Le traditionnel soul train traversera évidemment la soirée.
Mais avant ces deux soirées de concert, l'après-midi et la soirée du jeudi restent entièrement gratuites. À partir de 14h, masterclass funk, "celle du JAM de Montpellier, explique Bénédicte Roux, avec un répertoire d'une heure pour ouvrir le festival. Elle est ouverte au public. Ça donne envie de réfléchir à d'éventuels stages en anticipé, avant le festival, pour l'année prochaine." À partir de 18h, en espérant que le temps le permette, une déambulation funkistike se promènera en ville, avant un concert gratuit sur la place de la Mairie, avec Marakava, Funk me up, et Fif & Fuf.
Bénédicte Roux promet aussi "pas mal de brass-band, de fanfares hip-hop sur les vendredi et samedi". Ainsi qu'une nouveauté : "le samedi après-midi, on ouvre le jardin de la Maison Perséphone pour une sieste musicale et groove avec deux DJ du festival, une conférence sur l'histoire du funk et des ateliers créatifs pour se faire son masque ou un décor, sur le thème 'Trouve l'animal qui est en toi'." Le tout étant évidemment gratuit.
Enfin, détail qui n'en est pas : tout en conservant ses labels écologiques ou en repassant le label 'prévention' de la fédération des musiques actuelles d'Occitanie, Watt the Funk conserve des tarifs largement abordables pour un festival qui en offre autant : 15 € la soirée en plein tarif, 17 € sur place. Et seulement 9 € en tarif réduit, en sachant que l'entrée est gratuite pour les moins de 12 ans. Il n'y a donc pas de quoi se priver pour finir l'été en dansant.
Plus d'informations et billetterie sur watthefunk.fr