La chaleur devrait (enfin) être moins violente ce samedi quand démarrera la nouvelle livraison d'un festival qui s'est imposé sur l'avant-dernier week-end d'août et accompagne en douceur la sortie de l'été. Les Romanesques, nom directement issu de la commune, n'est pas mal nommé. Pour cette édition 2026, "on reste sur nos fondamentaux", tranche la présidente de l'association Exhale, Chantal Le Gall : musique classique et cirque aérien. En cherchant toujours à mettre en avant les gens de talents et la nature." Sous le thème, parfaitement adapté aux choix du festival : "En-corps et accords".
Familial et "pas trop cher", avec des prix libres "à partir de...", le festival s'adresse à tous les publics "avec des ponts entre les choses, un mélange des arts", avance Chantal Le Gall. Entre un duo de chants, un accordéon, de la fabrication d'objets pour une déambulation collective, de la danse verticale ou le cabaret équestre, les passerelles se font naturellement vers des prestations susceptibles d'intéresser tous les âges, une trentaine au total.
Le festival s'ouvrira, samedi 22 août à 14h, sur une animation nature, tandis que le duo Lyrea offrira le premier concert, à la Tour. "Un duo piano-voix sur un registre romantique", précise Chantal Le Gall. Côté classique, le festival prévoit aussi deux concerts dans l'église : avec l'ensemble Arianna, samedi à 16h30, Sur un air de Messie de Haendel ; puis le trio Stream, dimanche à 14h30, "qui avait déjà joué en format récital", avec Emmanuelle de Negri, soprano de l'Opéra de Paris, et Sébastien Mazoyer, pianiste-accordéoniste. Une traversée musicale sur le thème de l'eau, à laquelle "David Wampach a ajouté une partie pour le festival, une mise en espace", sur des musiques de Jean-Philippe Rameau, Sting, Barbara, Claude Debussy ou Björk.
Alors que le cabaret équestre de la compagnie Volti Subito, qui propose un spectacle chaque mercredi d'été, est intégré au festival, samedi à 18h30, les envolées circassiennes débuteront samedi à 21h, avec Les Baudrières, un spectacle de la compagnie L'Envolée. "Trois femmes et six cordes", résume Chantal Le Gall, suspendues à une grande coupole ronde. Puis, dimanche à 16h, à la Tour, Toile tissée, de la compagnie Double accroche, avec deux acrobates et un musicien. Un spectacle qui s'est produit à la Maison du mineur de La Grand'Combe au cours de l'été (relire ici).
Les journées de samedi et dimanche s'achèveront avec un concert de clôture. À 22h30, le samedi, Skanky mood from the hill, soit six musiciens qui embarquent les spectateurs pour un voyage au cœur de la Jamaïque des années 60, entre reggae et ska. Un vrai sound-system vivant. Dimanche, à 18h, le Sâbir Quintet propose Nomade sur le bleu. "Autour des compositions de Raphaël Benyoucef, qui habite Sauve", détaille Chantal Le Gall. Toujours en musique, ce sont les Tambours du Ned qui accompagneront la journée du dimanche, avec deux déambulations dans le village pour cette batucada améliorée de Viols-le-Fort.
Le festival conserve aussi ses ateliers qui permettent de mettre la main à la pâte. Après l'animation nature, les Créa-actifs proposeront, samedi à 16h, de créer son propre instrument de musique pour les déambulations du lendemain. Cécile Zouil lancera aussi la fabrication d'éléments décoratifs, qui servent d'ailleurs au festival. Deux projections de Pas de porte sont aussi au programme du samedi : chorégraphe et monteuse, Hélène Viallat a filmé en plan fixe un personnage, à chaque épisode, qui investit ce pas de porte pour une performance dansée.
Autre atelier, qui revient cette année : l'animation du club Mira sur le ciel étoilé, avec une présentation théorique à 18h30, puis une observation du ciel au télescope à partir de 22h30.
Dimanche matin, il faudra se lever tôt pour profiter de la fraîcheur en compagnie d'Artyom Geghamyan, un accordéoniste arrivé récemment en France et fortement conseillé par le professeur d'accordéon du conservatoire de Sète. La bergerie accueillera ensuite le petit-déjeuner, au lever du jour, avant une éventuelle séance de yoga au lever du soleil. Et une balade artistique de deux heures, entièrement créée par les habitants du village.
À noter que le festival, fort de ses 2 500 spectateurs l'an dernier, parvient à garder des tarifs attractifs, à partir de 13 € pour les gros spectacles, de 7 € pour les concerts… Imbattable, mais ceux qui le peuvent sont évidemment invités à abonder pour que le festival perdure et continue de développer une saison en dehors du week-end estival : le 10 septembre, par exemple, il présentera un spectacle en collaboration avec la compagnie Alabrède. Et il devrait enfin faire frais !
Plus d'informations et programmation détaillée sur le site lesromanesques.fr