Objectif Gard : Écrire, c’est votre passion ?
Rodrigo Amorim : Je suis un auteur indépendant. L’écriture, c’est une passion découverte par hasard. C’est une expérience et c’est une manière de donner du sens à sa vie. C’est aussi une transformation.
D’où venez-vous ? Quel est votre parcours avant de poser vos valises à Bagnols-sur-Cèze ?
Je viens du Brésil, de Rio de Janeiro. J’habite à Bagnols-sur-Cèze depuis l’été dernier. Avant, j’ai vécu deux ans à Mayotte. Je suis rentré juste après le cyclone. En tant que militaire, je suis allé à Nîmes. J’étais basé aussi sur le camp du Larzac dans l’Aveyron. Je suis allé au 1er Régiment étranger de Génie (1er Reg, NDLR), à Laudun-l’Ardoise. Je me suis ensuite installé à Bagnols-sur-Cèze.
Votre premier livre sera rédigé en français. Ce n’est pas votre langue maternelle. Pourquoi ce choix ? Que représente la langue française à vos yeux ?
J’ai été naturalisé français. C’était un défi personnel pour moi. Depuis mon arrivée en France, nous les étrangers, on a cette difficulté avec la langue.
Vous vous inspirez de faits réels dans votre futur ouvrage. Quels sont les thèmes qui vous tiennent à cœur ?
Oui, bien sûr. Ce livre est inspiré de mon parcours, des difficultés rencontrées, de l'exil, et de la reconstruction. Il est inspiré de fragments de réalité et de fictions. Je voulais construire une vraie histoire pour s’approcher du réel. Je parle d’exil, de difficultés et de reconstruction. On suit un personnage qui doit faire des choix. On apprend avec ses erreurs.
Considérez-vous que d’avoir deux origines est une force ? Quelles valeurs vouliez-vous transmettre ?
Oui, avoir plusieurs cultures, c’est une grande force. Le message du livre, c’est : peu importe d’où l’on vient, on peut toujours se reconstruire. Je parle de plusieurs sujets. Dans la vie, il faut oser, s’enrichir. J’ai un projet qui commence à se créer. J’aimerais faire un don à une association française, avec une partie de l’argent récupéré. Je réfléchis à créer une association locale aussi pour plus tard.
Quel message adressez-vous à un jeune auteur brésilien qui voudrait se lancer dans l'écriture ?
Si vous avez une histoire à raconter, allez jusqu'au bout. C'est une expérience forte, exigeante, mais profondément enrichissante.
« Les douleurs d’une vie heureuse »
Quatrième de couverture : « Il y a des douleurs que l’on choisit. Et d’autres que la vie impose. Né dans les rues brûlantes de Rio de Janeiro, Varzan apprend très tôt que survivre est déjà un combat. La violence, la rue, l’exil : il pense pouvoir tout affronter.
Jusqu’au jour où le ciel s’arrête. Sur une île dévastée par un cyclone, au cœur du chaos et du silence, tout vacille. Les certitudes tombent, les blessures remontent, et une seule question demeure :
Que reste-t-il d’un homme quand le monde autour de lui s’effondre ?
Les douleurs d’une vie heureuse est le récit d’un homme confronté à ses propres failles, à ses souvenirs et à ses choix. Un voyage intérieur où la survie ne suffit plus. Car la plus grande épreuve n’est pas de continuer à vivre… mais d’apprendre à aimer. »
« Les douleurs d’une vie heureuse » sortira mi-avril. Le livre sera disponible sur les plateformes comme Amazon et en BoD, en version brochée et numérique. Référencé, l'ouvrage de Rodrigo Amorim pourra être commandé dans toutes les librairies en Europe.