Cette exposition, inédite, est encore accrochée sur le Mur Foster, la galerie du hall, et propose de revivre les cinq résidences qui ont eu lieu de 2021 à 2025, par l’accrochage d’affiches originales conçues par les artistes spécialement pour l’occasion. Fondé à l'initiative de Robert Calle, le centre de documentation de Carré d'Art - Musée d'art contemporain propose plus de 25 000 documents dédiés à l'art contemporain des années 1960 à nos jours.
Il a également pour mission de collecter, gérer, conserver et diffuser les documents relatifs à la vie du musée, sa collection, ses expositions. Le centre de documentation est donc un outil pour tous les publics : visiteurs du musée, amateurs d'art, étudiants, enseignants, chercheurs, professionnels de la culture, critiques d'art et artistes. Depuis son ouverture en 1993, de nombreux artistes viennent y réaliser des recherches ou y puiser l'inspiration. Il nous paraissait intéressant et important de mettre en lumière ce travail invisible que font les artistes dans les temps de production d'une œuvre tout en valorisant le fonds documentaire exceptionnel dont ils font usage.
Sur une proposition des artistes Audrey Martin et Steven Le Priol, le centre de documentation a invité en 2021, pour la première résidence artistique, six artistes de Pamela Artist-Run Space à Nîmes dont ils sont membres fondateurs et fondatrices. Après plusieurs mois de recherche, ayant pour seul matériau le fonds documentaire disponible sur place, les artistes ont pu restituer les fruits de leurs trouvailles et expérimentations avec l'exposition Géographie du palmier.
Ainsi, depuis 2021, Carré d'Art - Musée d'art contemporain invite en résidence au centre de documentation, des artistes principalement de la région Occitanie, pour leur offrir un temps de recherche dans ce lieu riche en ressources, propice à la création. Le centre de documentation se transforme en un véritable laboratoire/atelier durant toute la durée de la résidence. Les ressources mises à disposition deviennent des prétextes, des outils, des points de départ d'une expérimentation plastique fortement attachée à l'imprimé. Ces résidences s'accompagnent de rendez-vous publics : expositions, rencontres, workshops, lectures, conférences...
Cette exposition inédite propose de revivre les cinq résidences qui ont eu lieu de 2021 à 2025, par l'accrochage d'affiches originales conçues par les artistes spécialement pour l'occasion. Le public peut retrouver toutes les archives de ces résidences en consultation sur place au centre de documentation. À Carré d'Art Musée d'art contemporain, c’est Vivian Suter qui propose une exposition composée de 400 œuvres réalisées ces dernières années. Réagencées de manière libre et spontanées, elles dialoguent avec l’architecture de Norman Foster jusqu’au 29 mars. Vivian Suter travaille quotidiennement dans son jardin de Panajachel au Guatemala, où elle vit depuis les années 1980.
Elle laisse ses toiles au dehors et intègre dans sa peinture les facteurs externes tels que l’humidité, la lumière, la flore et la faune constituant ainsi une documentation de son environnement de vie. Les forces et les textures de la luxuriante nature subtropicale sont enregistrées dans la peinture gestuelle et colorée de l’artiste. Près de 400 œuvres réalisées ces dernières années sont réagencées de manière libre et spontanée en dialogue avec l’architecture de Norman Foster. Elles s’accumulent et se superposent sur toute la hauteur des murs, flottent dans le vide, sont suspendues à des structures ou s’amoncellent à même le sol, pour proposer une immersion au regardeur. Un ensemble de collages réalisés par Elisabeth Wild, mère de l’artiste, complète l’exposition.