Où paie-t-on le plus d'impôt sur le revenu à Nîmes, Alès, Bagnols-sur-Cèze, Beaucaire, Arles ou Lunel ? À partir des données de l'administration fiscale portant sur les revenus 2024 et exploitées par Le Figaro, Objectif Gard a comparé les six principales villes de son territoire.
Premier constat : Nîmes arrive en tête, avec un impôt net moyen de 1 532 euros par foyer fiscal. La capitale gardoise devance assez nettement Arles (1 309 euros) et Bagnols-sur-Cèze (1 029 euros).
Derrière, les montants passent sous la barre des 1 000 euros : Lunel affiche 876 euros, Alès 841 euros et Beaucaire 812 euros.
| Ville | Impôt moyen | Revenu fiscal de référence | Foyers imposés | Évolution de l'impôt |
|---|---|---|---|---|
| Nîmes | 1 532 € | 25 247 € | 37 % | +10,6 % |
| Arles | 1 309 € | 26 059 € | 39 % | +4,5 % |
| Bagnols-sur-Cèze | 1 029 € | 23 590 € | 37,2 % | +6,2 % |
| Lunel | 876 € | 23 699 € | 34,1 % | +8,3 % |
| Alès | 841 € | 21 053 € | 31,4 % | +9,3 % |
| Beaucaire | 812 € | 22 577 € | 30 % | +14,5 % |
Nîmes presque au niveau de la moyenne régionale
Avec ses 96 640 foyers fiscaux, Nîmes présente donc le montant moyen le plus important de notre sélection. Son impôt moyen atteint 1 532 euros, soit seulement 23 euros de moins que la moyenne d'Occitanie, établie à 1 555 euros. Il reste toutefois nettement inférieur à la moyenne française de 2 203 euros.
Surtout, la facture nîmoise progresse fortement : elle est passée de 1 386 euros à 1 532 euros en un an, soit +10,6 %, tandis que le revenu fiscal de référence moyen augmentait de 5 %, à 25 247 euros.
Nîmes se classe ainsi 12 440ᵉ sur les 34 820 communes françaises prises en compte dans le classement.
Arles affiche les revenus les plus élevés
Deuxième pour le montant de l'impôt, Arles présente en revanche le revenu fiscal de référence moyen le plus élevé des six villes, avec 26 059 euros par foyer. La cité arlésienne est également celle où la proportion de foyers imposés est la plus importante : 39 %, devant Bagnols-sur-Cèze (37,2 %) et Nîmes (37 %). L'impôt moyen y atteint 1 309 euros, en progression relativement contenue de 4,5 % sur un an. Arles reste cependant très en dessous de la moyenne de Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui atteint 2 220 euros.
C'est l'un des chiffres les plus intéressants de ce comparatif. Beaucaire est la ville où l'impôt moyen est le moins élevé, mais aussi celle où il a le plus augmenté en un an. Il passe de 709 à 812 euros, soit une hausse de 14,5 %, alors que le revenu fiscal de référence progresse de 6 %, à 22 577 euros. Beaucaire présente également la plus faible proportion de foyers imposés de notre sélection : 30 % des 10 560 foyers fiscaux. La commune se situe au 26 742ᵉ rang national, tandis qu'Alès, avec 841 euros d'impôt moyen, occupe la 26 026ᵉ place.
Alès et Lunel sous les 900 euros
À Alès, seuls 31,4 % des foyers fiscaux sont imposés. Le revenu fiscal de référence moyen, 21 053 euros, est le plus faible des six villes étudiées. Malgré cela, l'impôt moyen progresse de 9,3 % en un an, de 769 à 841 euros. À Lunel, 34,1 % des 16 721 foyers fiscaux sont imposés. L'impôt moyen atteint 876 euros, contre 808 euros un an auparavant, soit une hausse de 8,3 %. Là encore, le montant demeure très inférieur à la moyenne d'Occitanie. Enfin, Bagnols-sur-Cèze occupe une position intermédiaire avec 1 029 euros d'impôt moyen, en progression de 6,2 %, et un revenu fiscal de référence de 23 590 euros.
Partout, l'impôt augmente plus vite que les revenus
C'est finalement le point commun aux six villes. Partout, la hausse de l'impôt moyen est supérieure à celle du revenu fiscal de référence. Le phénomène est particulièrement marqué à Beaucaire (+14,5 % d'impôt contre +6 % de revenu), Nîmes (+10,6 % contre +5 %) et Alès (+9,3 % contre +4 %). Une tendance locale qui rejoint le constat national dressé par Le Figaro. En 2025, l'impôt sur le revenu a rapporté 92 milliards d'euros à l'État, soit près de 10 % de plus en un an. Sur les 41,5 millions de foyers fiscaux français, 19,6 millions ont effectivement acquitté un impôt net positif. Et le prélèvement reste extrêmement concentré : selon les données citées par nos confrères, 3 % des foyers fiscaux ont versé à eux seuls plus de la moitié de l'impôt sur le revenu collecté en France.