Environnement
Publié il y a 2 mois - Mise à jour le 07.12.2023 - Propos recueillis par François Desmeures - 2 min  - vu 128 fois

CIRQUE DE NAVACELLES Laurent Pons : "Le Grand Site est venu donner une reconnaissance nationale"

Laurent Pons est maire de Vissec et président du syndicat mixte du Cirque de Navacelles

- François Desmeures

Alors que le Syndicat mixte du Cirque de Navacelles s'est lancé dans le renouvellement du label Grand Site de France, pour la période 2024-2032, retour avec son président et maire de Vissec, Laurent Pons, sur ce qu'a apporté la labellisation et ce qu'il attend de son renouvellement pour le territoire. Entretien. 

Laurent Pons est maire de Vissec et président du syndicat mixte du Cirque de Navacelles • François Desmeures

Objectif Gard : Le cirque de Navacelles a été labellisé Grand Site de France en 2017. Qu'est-ce que le label a permis de modifier sur place ?

Laurent Pons : La labellisation est venue confirmer une reconnaissance géographique, écologique et économique, en relation avec l'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco des Causses et des Cévennes. Tout le territoire est aussi concerné par des dossiers Natura 2000, ce qui correspond à une reconnaissance européenne. Et le Grand Site est venu donner une reconnaissance nationale. Tout ceci sur les mêmes bases, l'agropastoralisme méditerranéen, qui fait que ce paysage a été construit depuis 5 000 ans par les troupeaux et les gens qui y travaillent dessus. Le but est de conserver cette économie agropastorale, qui connaît beaucoup de difficultés. On se bat pour conserver une économie, une reconnaissance, accueillir les touristes, etc. 

Être Grand Site vous a aidés à cela ?

Il nous a permis d'encadrer convenablement la gestion touristique, l'accueil et la qualité paysagère à tous les niveaux. Les paysages, ici, c'est aussi l'économie. 

"La venue du loup est une catastrophe pour l'agropastoralisme"

Les objectifs attendus d'une nouvelle labellisation restent identiques ?

Oui, ils restent les mêmes. En essayant d'étaler un peu plus la démarche, et en travaillant encore mieux sur tous les dossiers. L'un d'eux, c'est le maintien des milieux ouverts : il ne s'agit plus de faire un constat, il faut agir maintenant. Comme sur la venue du loup, qui est une catastrophe pour l'agropastoralisme. Quelles sont les mesures qu'on va prendre ? Quelles sont les mesures pour empêcher le territoire de s'embroussailler ? Ce sont de gros dossiers pour lesquels il va falloir mettre du monde autour de la table, de façon à faire converger toutes les politiques, qui sont souvent contradictoires. 

Lors du comité syndical du 23 novembre (relire ici), l'importante fréquentation touristique a été soulignée comme pouvant être un problème. Est-ce que la gestion du Grand Site oblige à freiner le développement touristique ?

Non, au contraire. Ce qu'on veut, c'est un tourisme de qualité, avec des gens accueillis correctement. À Navacelles, si on n'avait pas mis de navettes après les travaux de requalification, ça se battrait là-bas en bas. Alors qu'il n'y a pas de sur-fréquentation. 

Dans le dossier, un volet concerne le changement climatique. N'est-ce pas compliqué, pour un territoire comme le vôtre, de s'en emparer ?

Le changement climatique, c'est tous les jours... Ne serait-ce qu'au niveau des incendies. On le prend donc en compte, notamment pour faire appliquer les OLD (obligations légales de débroussaillement, NDLR). On est obligés d'en parler, tout comme le remplacement de résineux par des essences comme l'érable, les chênes... Des plantes qui font de l'herbe et de l'ombre. 

Propos recueillis par François Desmeures

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