Publié il y a 1 h - Mise à jour le 24.03.2026 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 568 fois

NÎMES Escroquerie aux lotos : des amendes à plusieurs millions et la confiscation de véhicules de luxe

Le tribunal correctionnel de Nîmes a rendu ce mardi 24 mars son délibéré. Les organisateurs sont reconnus coupables...

1,6 million d'euros sur les comptes bancaires des mis en cause a été saisi lors du début de l'enquête portant sur une escroquerie record aux lotos en ligne. Une somme qui est maintenant confisquée en même temps que sept voitures de luxe et une maison évaluée à 250 000 euros. Le tribunal correctionnel de Nîmes a jugé il y a quelques mois et condamné ce mardi 24 mars après délibéré une famille qui menait grand train autour des lotos en ligne. 

Les organisateurs de la société "Maya Loto"ont détourné au fil des ans des millions d'euros qui devait revenir à des associations venant notamment en aide aux enfants malades. Au total sur la durée de prévention, les jeux proposés par la société gardoise sur Internet ont rapporté selon l'enquête près de 14 millions d'euros alors que seulement 943 000 euros ont été accordés aux associations.

Le chef du clan Guy Leduc, 72 ans, a été reconnu coupable d'abus de confiance, de blanchiment et d'infractions fiscales. Il est condamné à trois ans de prison avec sursis mais il échappe à la prison ferme réclamée par le parquet lors des réquisitions. Le procureur avait demandé 4 ans dont deux ans de prison ferme. Des infractions en bande organisée qui touchent également ses proches puisque trois personnes de son entourage ont également été condamnées à des peines allant de 6 mois avec sursis à 12 mois avec sursis. 

La sanction pénale est salée au niveau financier, avec des amendes et des dommages et intérêts qui s'élèvent à plusieurs millions, notamment 4 millions au Trésor Public. Les responsables des lotos devront en plus rembourser des associations caritatives qui ne parvenaient pas à obtenir les gains promis par les gérants. 

Le chef de clan avait dénoncé cette enquête et les plaintes des parties civiles en indiquant à l'audience : "comment ces associations avaient pu avoir le culot de porter plainte". 

On ne sait pas ce mardi si la défense des quatre condamnés a décidé de faire appel. Le parquet de Nîmes a également la possibilité de faire appel...

Boris De la Cruz

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