Publié il y a 1 h - Mise à jour le 22.01.2026 - Corentin Dimanche - 2 min  - vu 58 fois

ALÈS L'inquiétude des parents d'élèves face à l'insécurité aux Prés Saint-Jean

Ecole Tamaris

L'école publique Tamaris se situe à l'angle des rues Fabre d'Eglantine et de la Plaine Saint-Félix, au cœur du quartier Tamaris.

- CD

Ce mardi 6 janvier, une fusillade a éclaté, à 11h45 dans le quartier des Prés Saint-Jean à Alès, alors que des élèves s'apprêtaient à y rentrer pour leur repas du midi. Une situation critique et intenable pour leurs parents.

"Je préfère que mes enfants mangent mal, mais en sécurité, plutôt qu’ils mangent bien et prennent une balle dans la tête." La peur de Kimberley, maman d'élève à l'école publique de Tamaris, ne peut qu'être comprise au vu de la situation vécue le 6 janvier dernier, lorsque trois de ses enfants et une cinquantaine d'autres sont passés tout près d'une fusillade, aux abords de la cantine de l’école publique Germaine-Tillion, où ils mangent tous les midis de la semaine, dans le quartier des Prés Saint-Jean. "S'il faut garder les enfants moi-même entre midi et deux, et qu'ils mangent des repas froids, je le ferai", abonde Émilie, maman de deux enfants.

Ecole Tamaris
CD

Une situation qui s'ajoute à un contexte déjà complexe pour les familles : "Ils ont deux heures de pause repas, mais n'ont que quinze minutes pour manger. Le bus part à 11h30, il passe aux Cévennes, à La Royale et aux Prés Saint-Jean, tout ça aller-retour. Et les plus petits doivent être accompagnés, ils ont besoin de la pause pipi, de se laver les mains, etc.", ajoute Jessica Bouziane, qui a déjà retiré ses enfants de la cantine.

L'inquiétude des familles a été renforcée par une absence de communication immédiate par les équipes municipales. Un délai dû au "respect des procédures en vigueur, afin d'éviter toute communication prématurée ou anxiogène" à un horaire, 13h, où "tous les enfants avaient quitté les lieux", répond la mairie.

Des solutions espérées, mais en suspens

Face à cette "inquiétude légitime", une patrouille de police municipale sera présente aux heures d'entrée et de sortie des élèves, doublée d'une coordination avec la police nationale et d'un "suivi spécifique et resserré des points sensibles" autour des établissements.

"Au lieu de construire des logements, ils devraient faire une cantine ici. On nous dit qu'il n'y a pas de moyen, mais on peut faire autrement !", rétorquent les mamans. Malheureusement, déjà étudiée par la municipalité, la création d'une restauration scolaire à Tamaris "se heurte à des contraintes matérielles et sanitaires importantes qui ne permettraient pas d'offrir aux enfants des conditions acceptables et durables".

Un transfert vers une autre cantine est aussi impossible à ce jour, puisque chacun des points existants a atteint sa capacité maximale, en attendant celui de la montée de Silhol, en cours de travaux et "prêt pour 2027", annonce Christian Chambon, adjoint à l'Éducation.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Corentin Dimanche

Alès-Cévennes

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio