De bon matin, une trentaine de bénévoles s’est attelée à dépolluer les abords du Gardon. Cannettes, papiers, sacs plastiques et autres déchets alimentaires ont été ramassés en masse, pour un total estimé à une tonne. "Le Gardon est ce qu’il y a de plus beau à Alès, mais il n’est pas assez mis en valeur. Il a un potentiel énorme, à condition que chacun respecte les normes de propreté", a rappelé Patricia Ménard-Redon, présidente de Lions Alès Femina. L’association milite pour un renforcement de la brigade de propreté, notamment en intégrant des jeunes en difficulté, afin de sensibiliser à la préservation du site.
Un rempoissonnement pour préserver et renouveler la biodiversité
En parallèle du nettoyage, L’AAPPMA Pêche d’Alès en Cévennes a procédé au lâcher de plus de 200 kg de truites fario et arc-en-ciel. "La qualité de l’eau est suffisante pour qu'elles s’y développent et passent l’été sans mourir", détaille Vincent Ravel, président de l’association. Si la reproduction naturelle reste difficile – les truites fario se reproduisent surtout en amont, vers Collias –, le Gardon abrite pourtant des beaux spécimens, comme des poissons de 80 cm pêchés régulièrement à Alès.
Une rivière à protéger, entre inondations et biodiversité
Les travaux en cours visent à sécuriser le Gardon contre les inondations, préserver les nappes phréatiques et protéger sa biodiversité. Quatre espèces protégées y évoluent, rappelant l’importance de concilier pêche, loisirs et respect de l’écosystème. La saison de pêche, qui s’étendra du deuxième week-end de mars au troisième week-end d’octobre, s’ouvre ainsi sous de meilleurs auspices, grâce à l’engagement des bénévoles et des associations locales.