Passionnée de jardinage, Agnès a lancé l’idée du jardin des Sambucs. Nicholas, lui, n’y a pas cru. Il s’est laissé emporter et a commencé à créer ces arbres en «cailloux », comme il aime les appeler. Il singe ainsi la nature tout en laissant parler son imagination et fabrique ce qu’il appelle de la « moisissure créative », en utilisant des goulots de bouteilles en verre qu’il colle entre elles avec du ciment.
Un jardin écoresponsable
Nicholas et Agnès ont eu la volonté d’avoir le maximum d’arbres et plantes originaires des Cévennes. « Au début, dès qu’on faisait un voyage, on ramenait des plantes rares pour les mettre dans le jardin. Puis au fil des ans, on s’est rendu compte qu’elles mourraient toutes, donc on a décidé de planter seulement des plantes et des arbres qui ont l’habitude du climat cévenol.» Uniquement 30 % des plantes « rares » ont survécu dans le jardin des Sambucs.
Il est possible de s’octroyer des pauses à différents endroits du jardin, où Nicholas a érigé des constructions en pierre. En levant les yeux, on peut même apercevoir des mosaïques, imaginées par Agnès, avec des assiettes colorées ou encore des carreaux cassés. Un travail de longue haleine: il faut environ quatre mois à Agnès pour réaliser ses plus grandes mosaïques.
En continuant la visite, vous pourrez voir accrochés sur les murs de vieux objets rouillés. Nicholas chérit ces objets : « Ce sont mes trésors de rivière. » Nicholas a même récupéré un vieux système de chauffage de bâtiment, baptisé l'usine à gaz : « J’aime l’ambiance qu’il donne au jardin. »
« Un jardin est intéressant quand il vient du jardinier, pas quand il suit des règles »
Nicholas et Agnès veulent penser « en dehors du cadre des jardins ordinaires », en laissant pousser la végétation, sans la contraindre. Pour Nicholas, « un jardin est intéressant quand il vient du jardinier, pas quand il suit des règles ». Quasiment aucun engrais n’est utilisé, « pour que les plantes poussent à la même vitesse sans qu’une ne prenne le dessus ». Ici, tout a été planté et construit à la main, Nicholas s’étant interdit d’utiliser une pelle mécanique pour ses constructions, quand bien même il a fallu « creuser des trous assez profonds ».`