Publié il y a 1 h - Mise à jour le 17.05.2026 - Julie Rouvier - 2 min  - vu 47 fois

EN IMAGES Un paradis caché à Saint-André-de-Majencoules

jardin des sambucs

Jardin des Sambucs, à Saint-André-de-Majencoules

- Julie Rouvier

À Saint-André-de-Majencoules, Nicholas et Agnès, anciens éleveurs de chèvres, ont décidé il y a bien longtemps de complètement changer la nature de leurs terres. Après 15 ans de dur labeur, trois enfants et un endettement progressif en raison de normes européennes de plus en plus dures, Agnès et Nicholas ont voulu changer de vie. Année après année, le Jardin des Sambucs est né. Il fête ses 32 ans cette année et ses 20 ans d’ouverture au public.

Représentation de Vénus  • Julie Rouvier


Julie Rouvier

Passionnée de jardinage, Agnès a lancé l’idée du jardin des Sambucs. Nicholas, lui, n’y a pas cru. Il s’est laissé emporter et a commencé à créer ces arbres en «cailloux », comme il aime les appeler. Il singe ainsi la nature tout en laissant parler son imagination et fabrique ce qu’il appelle de la « moisissure créative », en utilisant des goulots de bouteilles en verre qu’il colle entre elles avec du ciment.

Julie Rouvier

Arbre "girafe" • Julie Rouvier

Un jardin écoresponsable

Nicholas et Agnès ont eu la volonté d’avoir le maximum d’arbres et plantes originaires des Cévennes. « Au début, dès qu’on faisait un voyage, on ramenait des plantes rares pour les mettre dans le jardin. Puis au fil des ans, on s’est rendu compte qu’elles mourraient toutes, donc on a décidé de planter seulement des plantes et des arbres qui ont l’habitude du climat cévenol.» Uniquement 30 % des plantes « rares » ont survécu dans le jardin des Sambucs.

Julie Rouvier

Julie Rouvier

Il est possible de s’octroyer des pauses à différents endroits du jardin, où Nicholas a érigé des constructions en pierre. En levant les yeux, on peut même apercevoir des mosaïques, imaginées par Agnès, avec des assiettes colorées ou encore des carreaux cassés. Un travail de longue haleine: il faut environ quatre mois à Agnès pour réaliser ses plus grandes mosaïques.

Julie Rouvier

Julie Rouvier

Julie Rouvier

En continuant la visite, vous pourrez voir accrochés sur les murs de vieux objets rouillés. Nicholas chérit ces objets : « Ce sont mes trésors de rivière. » Nicholas a même récupéré un vieux système de chauffage de bâtiment, baptisé l'usine à gaz : « J’aime l’ambiance qu’il donne au jardin. »

Julie Rouvier

Les "trésors des rivières" de Nicolas  • Julie Rouvier

Un palmier retrouvé par Nicolas dans l'Hérault • Julie Rouvier

« Un jardin est intéressant quand il vient du jardinier, pas quand il suit des règles »

Nicholas et Agnès veulent penser « en dehors du cadre des jardins ordinaires », en laissant pousser la végétation, sans la contraindre. Pour Nicholas, « un jardin est intéressant quand il vient du jardinier, pas quand il suit des règles ». Quasiment aucun engrais n’est utilisé, « pour que les plantes poussent à la même vitesse sans qu’une ne prenne le dessus ». Ici, tout a été planté et construit à la main, Nicholas s’étant interdit d’utiliser une pelle mécanique pour ses constructions, quand bien même il a fallu « creuser des trous assez profonds ».`

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Julie Rouvier

Alès-Cévennes

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio