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Publié il y a 9 mois - Mise à jour le 10.09.2025 - Boris de la Cruz - 8 min  - vu 540 fois

GARD De Charlie Hebdo aux attentats de 2015 : un juge au cœur de l'histoire

Le président de la chambre de l'instruction de Nîmes, Christophe Teissier, lors d'une audience solennelle de la cour d'appel de Nîmes.

- © Boris De La Cruz

Son nom est inconnu du grand public. Pourtant, ce féru d'Histoire et collectionneur de livres anciens fait déjà partie de la grande histoire judiciaire française. Il est le premier juge désigné, le coordinateur du terrible dossier du 13 novembre 2015. Un magistrat rigoureux, discret et silencieux qui se livre pour la première fois, à visage découvert, lui qui a œuvré dans l’ombre de la galerie Saint-Éloi pendant 19 ans.

Quel est le lien entre Yvan Colonna et celui qui est mis en examen pour l’avoir tué ? Quel est l’homme qui connaît aussi bien le dossier criminel de Charlie Hebdo, que celui des attentats du 13 novembre 2015, du Thalys, ou l’affaire Ghlam*, des attentats ou des tentatives d’attentat survenus lors de cette terrible année noire de 2015 ? Des dossiers terroristes dont tout le monde a entendu parler et où Christophe Teissier est au cœur du dispositif antiterroriste. Si ce nom ne vous dit rien, n'allez pas imaginer qu’il est l’instigateur secret d’une effroyable pulsion criminelle. Non, il s’agit d’un juge qui a porté, à la fois la voix du ministère public lors des procès Colonna, et qui a ensuite dirigé comme juge d’instruction au pôle antiterroriste les enquêtes concernant des plus récents attentats en France dont celui du 13 novembre 2015.

Discrétion absolue

Un magistrat d’une discrétion absolue qui fuit les journalistes et la gloire. Son quotidien, pendant 19 ans, a été de lutter ou de retrouver les terroristes, de démanteler les filières susceptibles de s’en prendre aux Français ou aux intérêts de notre pays.

Christophe Teissier est, depuis 2018, président de la chambre de l’instruction de Nîmes, c'est-à-dire qu’il contrôle le travail des juges d’instructions de la cour d’appel de Nîmes. Mais auparavant il était « le pilier discret », pour reprendre une expression de confrères parisiens de la galerie Saint-Éloi, une structure à l’ancien palais de justice de Paris qui accueillait les juges d’instruction spécialisés dans la lutte contre le terrorisme.

Ce féru d'Histoire, qui venait …

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