Le public a été accueilli mardi soir à la salle des fêtes d’Arles en musique pour le grand meeting concluant la campagne de Jean-Michel Jalabert. Le quart d’heure arlésien a duré une bonne demi-heure avant que l’animateur ne propose aux candidats de la liste « Plus proche d’Arles !» de dire un mot sur leur engagement aux côtés de l’ex-premier adjoint de Patrick de Carolis. « C’est une équipe jeune, dynamique, avec à sa tête un homme déterminé à remettre les habitants au centre du projet. Il est proche des gens, de leurs préoccupations, il est franc et sincère, et puis c’est un vrai Arlésien... », assure un colistier.
Le concert de louanges a duré un petit quart d’heure, avant que l’homme de la soirée monte sur scène et vienne convaincre les électeurs de voter, et faire voter pour lui dimanche. « Le choix est décisif, il nous engage pour six ans et concerne l’avenir de notre ville. Nous sommes allés à votre rencontre, partout, et partout les gens disent : on ne nous écoute pas, on nous méprise, les décisions sont prises dans un bureau entre soi. Mais Arles a besoin d’un maire qui écoute, et si je suis candidat ce n’est pas par calcul, pour suivre un plan de carrière. Ce n’est pas une étape. Arles c’est ma ville, j’y suis né, j’y ai construit ma vie. Mon engagement, depuis 30 ans, est de servir les autres. J’ai travaillé sans relâche pour contribuer au redressement de nos finances. Je crois en cette ville et j’estime que vous méritez mieux. Ce qui fait notre différence, c’est notre équipe, profondément arlésienne, que je vous invite à découvrir ».
"Une équipe qui vous ressemble"
Sur écran géant, les 45 candidats se sont exprimés sur de courtes vidéos, donnant les raisons de leur engagement aux côtés de Jean-Michel Jalabert. La sonorisation de la salle ne permettait pas de tout comprendre, mais l’intention y était. Puis tous sont montés sur scène aux côtés de leur leader.
« Regardez, cette équipe vous ressemble : tous les quartiers, tous les hameaux, tous les villages sont représentés. Toutes les couches de la population d’Arles y figurent », poursuit le candidat qui a laissé la parole à une proche, Marie-Amélie Ferrand-Coccia, future deuxième adjointe en cas de victoire, et démissionnaire comme lui de la majorité de Carolis. « Cette ville je l’ai dans la peau, je veux le meilleur pour elle, car la proximité n’existe plus. Si je suis partie, certains me disent d’ailleurs trop tard, c’est que ce ne sont plus les élus qui servaient la ville, mais la ville qui servait les ambitions personnelles des élus. De tous les candidats, Jean-Michel est le seul qui défend la ville avec une sincérité sans faille, fidèle à ses valeurs, à ses idées quitte à perdre une place qui lui était promise ».
Puis Jean-Christophe Godchaux, chirurgien à la clinique Jeanne d’Arc, et premier adjoint en cas de victoire, a expliqué son choix de rejoindre l’équipe « Plus proche d’Arles ! ». « Notre ville a de nombreux atouts, le patrimoine, les traditions (etc), mais pour la faire avancer, il faut une équipe sérieuse, proche des gens et dans l’action. Nous avons un point commun : l’unité, la sincérité, l’humanité. Nous sommes tous déterminés à agir pour Arles et ses habitants. Je suis prêt, quant à moi, à m’engager dans cette aventure humaine intense. »
Quatre grands axes de travail
Jean-Michel Jalabert a détaillé les grandes lignes de son programme qui n’est pas « un catalogue de paillettes, mais une vraie feuille de route avec quatre grandes priorités". Arles qui prend soin des gens et qui protège tout d’abord. Cela veut dire 21 millions d’€ pour les écoles, augmentation de 10 % des subventions au associations sportives, 30 % de places de crèches en plus, la défense et le soutien à l’hôpital, un guichet unique pour les services municipaux.
Arles attractive et dynamique en second lieu, avec une zone de 16ha ouverte aux entreprises, la gratuité du stationnement en basse saison le mercredi et le week-end, un soutien aux agriculteurs de Crau et de Camargue ainsi qu’aux traditions et aux tauromachies.
Troisième priorité, une Arles sûre, durable et agréable. Le candidat propose la mise en place d’une brigade de civilité et de propreté, de créer de nouveaux parkings, un plan de rénovation de la voirie, un aménagement de la ville pour le piétons et les vélos, des bornes de recharge pour véhicules électriques, sans oublier une délégation à la cause animale.
Pour conclure sur les axes du programme, Jean-Michel Jalabert revient sur une thématique prioritaire, Arles plus proche de ses hameaux et de ses villages. L’installation de professionnels de santé, la sécurité avec des gardes champêtres sont prévus. « Il ne faut pas les considérer comme la périphérie, les hameaux et les villages sont notre richesse, notre identité. Nous établirons les priorités pour les villages en concertation avec les habitants ».
"Voter de Carolis c'est subir Mandy Graillon"
Le candidat a conclu son meeting en posant une question : « qui doit diriger cette ville et avec quelle vision ? D’un côté il y a une équipe sortante, avec une méthode que l’on connaît et un projet qui a explosé. Le candidat ne restera pas sur Arles six ans de plus. Il laissera la place à l’héritière. Voter de Carolis c’est subir Mandy Graillon maire d’Arles. Patrick de Carolis se targue d’avoir une conseillère départementale et un conseiller régional à ses côtés, mais qu’ont-ils fait pendant six ans ? Cyril Juglaret, personne ne l’a croisé sur Arles et nous avons perdu quatre ans de financement avec le département, du jamais vu.. » Et puis il y a l’autre méthode, « l’ancienne méthode, promettant monts et merveilles. Pendant 20 ans au pouvoir, nous avons vu la dégradation de notre ville ».
Pas un mot en revanche sur la liste de gauche conduite par Jecilla Regad, membre de LFI, ni sur la liste RN de Rémy Benson. Pourtant, à en voir les scores réalisés par le RN dans les villages et les hameaux d’Arles lors des dernières élections législatives de 2024, il y aurait de quoi dire quelques mots.
Jean-Michel Jalabert, avant d’inviter le public à venir partager le pot de l’amitié, a rappelé que cette élection se gagnera sur le terrain et dans les urnes. « Parlez autour de vous, expliquez notre projet, nos valeurs, car cette élection nous allons la gagner ! ».