Une conférence de presse pour se projeter et rassurer les Nîmois, en cas d’élection aux municipales des 15 et 22 mars. Donnée vainqueur par plusieurs sondages, la liste Nîmes en commun veut continuer à surfer sur la vague. « On voit naître l’espoir du changement dans les yeux des Nîmois », soutient Vincent Bouget. Depuis la Petite Bourse, dont le gérant, Julien Roussel, est également son colistier, l’opposant communiste a décliné les premières actions de son mandat, les « 100 premiers jours».
Des « assises du personnel » pour les agents municipaux
« Nous sommes prêts à répondre à l’ensemble des attentes. Nous écoutons et travaillons avec détermination depuis 18 mois. Nous continuerons à le faire », poursuit le candidat qui dit avoir « défini une méthode et un calendrier des premiers mois de mandat ». Ainsi, dès le lendemain de l’élection, « nous préparerons l’opération Si je vous dis Nîmes, à l’échelle des agents de la ville pour les embarquer dans notre dynamique. Cela passera par des rencontres et par des assises du personnel. C’est eux qui mettront en œuvre le projet collectif sorti des urnes. »
En automne, « nous serons en capacité de présenter un nouveau projet d’administration, plus souple, plus performant » dans une mairie qui compte 2 600 équivalents temps plein. Numéro deux de la liste, Amal Couvreur, vice-présidente du Conseil départemental non encartée : « Nous devons rassurer et accompagner les fonctionnaires, c’est une nécessité absolue. Aujourd’hui, un certain nombre d’agents sont en souffrance. » Concernant la mise en œuvre du projet, « un poste d’élu sera créé pour chaque quartier. Les conseils de quartier seront transformés. Nous voulons aller vite, on ne va pas avoir un printemps oisif. »
Remise à plat du projet des halles, rénovation de la Bastide
Vincent Bouget l’assure : « Aujourd’hui, nous n’avons pas fléché les candidats (deux tiers de la liste étant encartée et un tiers des candidats de la société civile, ndlr) sur des délégations. Hors de question de nous replier dans nos bureaux avec les dossiers, nous serons connectés en permanence aux Nîmois. » C’est dans cet élan que le « campus des solidarités » sera créé afin « de mettre en réseau les acteurs notamment associatifs de Nîmes », indique Amal Couvreur. Au titre des sujets brûlants : le projet des halles serait remis à plat et une étude sera lancée pour engager la rénovation du centre d’entraînement de La Bastide et des Costières.
Sur le volet sécurité : « Nous rencontrerons le préfet pour mieux coordonner les actions et demander au ministre de l’Intérieur, dont il se dit qu’il prépare une visite à Nîmes, plus de renforts nationaux de police, de justice. On doit être à égalité avec les autres villes. » En juin, « les postes de police mobile seront expérimentés ». En parallèle, des consultations seront menées pour conduire un plan de végétalisation : « Nous ferons appel à une équipe d’urbanistes et paysagistes qui consulteront les habitants et proposeront un plan stratégique pour l’hiver. » Sur la santé, « nous lancerons la procédure d’un centre de santé en collaboration avec la région. À Courbessac et, bientôt au Mas de Mingue, il n’y a plus de médecin. »
Concernant les écoles, « on va regarder ce que l’on peut faire pour rafraîchir les établissements et éviter que, pendant deux semaines, les écoles ferment. Six écoles seront rénovées sur ce mandat. On préparera aussi notre plan pour que 1 000 enfants partent en vacances. » Enfin, si on ne peut pas tout faire tout de suite, « on peut lancer les grands chantiers ». Si Vincent Bouget est élu, le 14 juillet sera sous le signe « d’une grande fête populaire ». À l’automne, « nous travaillerons sur la question des places communes pour retisser du lien entre les habitants. On ne pourra pas tout faire en six ans, nous en prévoyons une dizaine sur le mandat ».
Enfin, quid de l’avenir personnel de Vincent Bouget ? Si certains maires continuent leur activité, le professeur d’histoire-géographie s’interroge sur la manière de concilier ces deux activités : « Donner deux heures de cours par semaine, ce n’est pas ça le plus chronophage. C’est surtout qu’un bon professeur doit être disponible pour ses élèves. » Et un « un bon » maire, disponible pour ses administrés.
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Les premiers jours à Nîmes Métropole. Le candidat Nîmes en commun a indiqué qu’en cas de victoire aux municipales, il mettrait en place l’agence de développement économique. Concernant le reste du projet, « il faut trouver un projet intercommunal avec un mode de gouvernance moins vertical qu’il y a eu ces dernières années ».