Il est finement dessiné, entouré par une couronne de feuilles. Un phare tatoue l’avant-bras de David Sauvegrain, responsable à l’office du tourisme du Grau-du-Roi. La tour, de forme cylindrique, est surmontée d’un élégant dôme métallique. Elle ne ressemble pas du tout au phare de l’Espiguette qui a, lui, une forme carrée. David Sauvegrain, dont la famille est implantée dans la cité balnéaire depuis huit générations, a fait tracer sur sa peau le « vieux phare ». Implanté sur le chenal, en plein centre-ville, dans le port de pêche, il voit passer inlassablement navires de promenade en mer et bateaux de pêche suivis par une nuée d’oiseaux affamés. « Pour les Graulens, le vrai phare c’est celui du centre-ville. C’est le plus beau. J’ai rarement vu de phare aussi bien proportionné », s’enthousiasme David Sauvegrain. Lui a commencé sa carrière à Lyon. C’est là-bas, en 2018, qu’il se fait tatouer le symbole de sa ville. Il rajoutera aussi le lion, qui figure sur le blason de la commune. « Mes bras racontent mon histoire. J’ai arrêté les tatouages quand je suis revenu ici », sourit-il. Depuis 2022, il est responsable réseaux partenariats à l’office du tourisme. Cela signifie qu’il travaille dans les locaux de la villa Parry, à une dizaine de mètres à peine du vieux phare.