Ambiance rentrée des classes, ce mardi. Les élus de Nîmes Métropole se sont réunis au Colisée, siège de l’intercommunalité. Ces dernières années, l’Agglo, regroupant 39 communes*, a vu ses compétences s’élargir : transports, développement économique, gestion de l’eau ou encore de l’assainissement… Assis dans l’ordre alphabétique, les 105 élus prennent place. Des visages bien connus comme Gilles Gadilles, maire de Cabrières, qui a participé à l’avènement de Nîmes Métropole, et d’autres, moins connus comme le nouveau maire de Poulx, Jean-Antoine Bunoz. La doyenne de l’assemblée, l’élue nîmoise RN Monique Boissière, ouvre la séance. Théo Guigue, benjamin des maires, élu à Sauzet, fait, lui, l’appel.
Nîmes Métropole : 105 élus issus de 39 villages
Après un léger couac sur la procuration de l’élue nîmoise et députée européenne Chloé Ridel, la doyenne lance l’ouverture des candidatures pour la présidence. Le poste a été occupé, de 2020 à 2026, par le Républicain Franck Proust, présent dans l’hémicycle. Ce dernier, en marge de l’installation, glisse : « On m’accusait pendant la campagne de vouloir cumuler la fonction de maire et de président de Nîmes Métropole… Finalement, la gauche le fait et on ne dit rien. » Le président du groupe IEC** (Intérêt et esprit communautaire), Rémi Nicolas, dans lequel se trouve la majorité des maires de l’interco, soit 29 élus, prend la parole : « Au nom de l’ensemble des maires de l'Agglo, nous présentons la candidature de Vincent Bouget (maire PCF de Nîmes, NDLRd). »
L’élu nîmois RN Thierry Jacob, dont le groupe dispose de 11 élus, soumet la candidature de Julien Sanchez. Le député européen et ancienne tête de liste aux municipales de Nîmes en profite pour marteler ses messages, comme il l’avait fait lors du conseil d’installation de la ville de Nîmes : « Si la droite a laissé passer les communistes en refusant notre main tendue, il est important, avant de voter, de penser aux compétences extrêmement importantes et politiques de l’Agglo. » Et de tacler son opposant communiste : « Demandez-vous qui sera le plus à même d’aller dans le sens du collectif avec une vision pragmatique. La nouvelle équipe municipale a montré son sectarisme, même pour la fonction de benjamin aujourd’hui… »
74 voix pour Bouget, 21 pour Sanchez, 10 blancs
S’il n’existe aucune règle officielle, le choix a été fait de désigner le benjamin des maires et non des élus, le plus jeune étant le conseiller municipal nîmois RN Titouan Thomas. À l’issue du vote, Vincent Bouget est élu avec 74 voix contre 21 voix pour Julien Sanchez et 10 votes blancs. Les applaudissements éclatent, sous le regard bienveillant de la mère de Vincent Bouget, Nathalie Bouget, présente dans le public. Au micro, Vincent Bouget martèle ses premiers messages : « C’est un bonheur mais aussi une grande responsabilité. Je suis convaincu que la diversité de notre territoire est une force et que nous n’en tirons pas encore suffisamment parti (…) La volonté d’être à la fois maire et président d’intercommunalité n’est pas une volonté de cumuler les pouvoirs, mais un gage d’efficacité pour dynamiser notre action collective. » Le président a par ailleurs annoncé la rédaction d’un projet de territoire à l’automne.
15 vice-présidents
Après une interruption de séance, le nouveau président a procédé à l’élection de ses 15 vice-présidents, soit le nombre maximum prévu par la loi. Comme annoncé ce lundi dans notre journal, le premier vice-président est le maire de Marguerittes, Rémi Nicolas, qui recueille 92 voix (sur les 105 votants). S'ensuivent les 14 autres vice-présidents : l’élue nîmoise Fanny Daguenet, le maire de Domessargues Bernard Clément, la nouvelle maire de Bernis Fidéline Sébileau, le maire de Caissargues Olivier Fabregoul, l’adjoint nîmois Pierre Jaumain, le maire de Saint-Gilles Eddy Valadier, l’élue nîmoise Sibylle Jannekeyn, le maire de Cabrières Gilles Gadille, l’élu nîmois Nicolas Cadène, le maire de Sernhac Gaël Durpet, l’élu nîmois Gilles Guillaud, le maire de Manduel David-Alexandre Roux, le maire de Saint-Cômes Michel Verdier et le maire de Langlade Gaëtan Prévotéau.
Le maire de Saint-Gilles, record de popularité
À noter qu’Eddy Valadier a recueilli le plus grand nombre de suffrages, soit 99 voix sur 104 votants, contre 76 pour Gaëtan Prévotéau. Les élus font pourtant partie du même groupe PNM (Pour Nîmes Métropole), composé de 23 membres, à l’Agglo. Après une interruption de séance, le conseil a repris, les élus devant élire les membres du bureau communautaire, regroupant les maires, les vice-présidents et élus délégués. Les délégations, c'est-à-dire les compétences attribuées aux élus, seront prochainement connues. Le prochain conseil communautaire, servant à désigner les élus dans diverses instances, (Sitom, syndicat intercommunal en charge du traitement et de la valorisation des déchet, le Scot, Schéma de cohérence territoriale ; le PETR Garrigues et Costières de Nîmes), aura lieu le 21 avril à 18h.
*Les communes membres de Nîmes métropole : Bernis, Bezouce, Bouillargues, Cabrières, Caissargues, Caveirac, Clarensac, Dions, Domessargues, Fons-outre-Gardon, Gajan, Garons, Générac, La Calmette, La Rouvière, Langlade, Lédenon, Manduel, Marguerittes, Mauressargues, Milhaud, Montagnac, Montignargues, Moulézan, Nîmes, Poulx, Redessan, Rodilhan, Saint-Bauzély, Saint-Chaptes, Saint-Côme-et-Maruéjols, Saint-Dionisy, Saint-Geniès-de-Malgoirès, Saint-Gervasy, Saint-Gilles, Saint-Mamert-du-Gard, Sainte-Anastasie, Sauzet et Sernhac.
**Sur les 105 élus, le groupe de la majorité municipale compte 37 élus ; le groupe IEC (Intérêt et esprit communautaire), présidé par Rémi Nicolas, regroupe 29 élus ; 23 pour le groupe PNM (Pour Nîmes Métropole), présidé par Eddy Valadier ; le RN comptabilise 11 élus et 5 élus de la droite et du centre issus de la ville de Nîmes.