Le 2 avril, les parents d'élèves de l'école maternelle Rangueil à Nîmes ont appris qu'une fermeture de classe était envisagée pour la rentrée de septembre 2026. Alors ce mardi matin, ils étaient mobilisés devant l’établissement pour manifester leur mécontentement.
Parmi les personnes présentes, il y avait des Lola, dont les deux filles sont dans l’école Rangueil, et qui a participé à la mise en ligne d’une pétition : « Non à la fermeture d'une classe de l'école maternelle Rangueil ! » qui a recueilli plus de 300 signatures en trois jours. « Si on se retrouve avec deux classes on ne pourra plus accueillir les enfants dans de bonnes conditions. On va passer de 17 élèves en moyenne actuellement à 25 l’année prochaine avec un double niveau. Dans ces conditions, ce n’est pas une bonne idée sachant qu’il y aura six enfants handicapés, c’est indigne pour eux et pour les autres enfants ».
Si la situation n’évolue pas, l’école passera à la rentrée de septembre de 51 à 49 élèves et de trois à deux classes. Le syndicat SNUDI FO du Gard était ce mardi matin dans la cour de l’école Rangueil et il s’est exprimé à travers la voix de son référent carte scolaire Adrien Héritier : « C’est une décision administrative prise à distance, sur un tableau Excel, qui ignore complètement la réalité de cette école. C’est une école avec 75% d’élèves francophones, il y a des élèves en grande difficulté, avec des troubles lourds ».
« Charge à nous de trouver des arguments et de prouver la nécessité de conserver ses classes »
À Nîmes, la révision de la carte scolaire passe mal puisqu’il est prévu 19 suppressions de poste sur les 18 concernées. La nouvelle municipalité nîmoise était présente par l’intermédiaire de Janie Arnéguy, la conseillère municipale déléguée aux comités de quartier, aux conseils de quartier et au budget participatif, mais aussi avec Pierre-Edouard Détrez, l'adjoint à l’Education et à la Réussite scolaire, venu apporter le soutien de la ville : « On va être vigilant, attentif et combatif. Ça dépend du DASEN, mais charge à nous de trouver des arguments et de prouver la nécessité de conserver ses classes ».
Déterminées, les personnes qui étaient réunies ce matin dans l’école Rangueil se retrouveront pour poursuivre leur mobilisation jeudi à 13 h 30 devant la direction des services départementaux de l'Éducation nationale du Gard (rue Rouget de Lisle) avec la ferme intention de faire du bruit.