Publié il y a 1 h - Mise à jour le 19.05.2026 - Stéphanie Marin - 3 min  - vu 34 fois

SAINT-GILLES Au refuge de l'APASG, derrière les abandons, les longues reconstructions

Le refuge de l'APASG compte une trentaine de pensionnaires. 

- S.Ma

Depuis plus de quarante ans, l’Association de protection animale saint-gilloise (APASG) recueille les chiens abandonnés, errants ou saisis par décision judiciaire sur la commune de Saint-Gilles.

Dans ce refuge installé sur un terrain agricole de la BRL à Saint-Gilles, une trentaine de chiens attendent aujourd’hui une famille. Des animaux pas toujours simples à placer. « On préfère dire la vérité pour ne pas qu'ils reviennent », explique Camille Vincent Schunk, présidente de l'APASG depuis avril 2024. Ici, pas de promesses idéalisées. Andrée et Blandine, l'une employée de la mairie, la seconde salariée de l'association, prennent le temps de détailler le caractère de chaque animal, leurs peurs, leurs besoins et les contraintes éventuelles liées à leur adoption.

Car beaucoup arrivent avec un passé lourd. Certains ont été abandonnés, d’autres retrouvés errants, d’autres encore récupérés après des saisies judiciaires. Comme Zebulon, né en 2024, arrivé au refuge en début d’année dans un état de maigreur inquiétant. Ou encore Paprika, une chienne de type berger née en 2019, retrouvée attachée à un poteau.

Un important travail de socialisation est réalisé avant chaque adoption. « Sur la manipulation et les bases de l’éducation », énumère la présidente. « Et puis, ajoute Andrée, figure emblématique de l'APASG, il faut de la patience, parfois beaucoup, du côté des adoptants. » Mais malgré cet accompagnement, certains chiens restent longtemps au refuge. Folk, arrivé à l’âge de 2 ans, y a passé toute sa vie, avant de décéder à 14 ans.

Camille Vincent Schunk, présidente de l'Assocaition de protection animale saint-gilloise. • S.Ma

Les profils les plus craintifs sont souvent les plus difficiles à faire adopter. Netty, retrouvée sous une terrasse avec ses bébés, en est un exemple. Ses chiots ont été adoptés, mais elle, très peureuse, n'a pas trouvé de nouvelle famille. Chipa, Pitko, Amigo ou encore Frisby le labrador font aussi partie des pensionnaires. En 2025, quinze adoptions ont été réalisées, un chiffre modeste comparé à celui de la SPA de Nîmes et ses 350 adoptions, mais qui reflète la réalité des animaux accueillis à Saint-Gilles.

Le refuge doit aussi faire face à des difficultés grandissantes. Plusieurs cambriolages ont eu lieu ces dernières années, avec des vols de nourriture et de chiens dont Sally, une femelle bull terrier née en 2021. Sa puce électronique avait été retirée et ses oreilles coupées avant qu’elle ne soit retrouvée à Marseille par la police municipale. Elle a depuis été placée sous protection. Quant au parc, une action de sécurisation a été mise en place, avec l'aide de la municipalité qui a alloué une subvention exceptionnelle de près de 5 000€. 

>> À relire : SAINT-GILLES. Conseil municipal : focus sur le patrimoine et l'attractivité du centre-ville

La structure vit principalement grâce aux dons, aux subventions municipales - l’association assurant également la mission de fourrière pour la ville - et à différentes actions organisées tout au long de l’année. Le budget annuel représente environ 35 000 euros.

Pour continuer à fonctionner, l’association multiplie les initiatives : braderies, lotos, soirées dansantes et événements autour du bien-être animal et humain. Une deuxième édition du salon dédié aura lieu les 5 et 6 septembre à la salle Cazelles. Le refuge développe également sa communication sur les réseaux sociaux et recherche activement des familles d’accueil, des adoptants et des partenaires, notamment pour l’alimentation animale, même s'il peut compter sur l’aide de l'association 30 Millions d’Amis. Malgré les difficultés, Camille Vincent Schunk et toute l'équipe de l'APASG veulent continuer à faire évoluer la structure. « Avec plus de communication, plus d’actions et de nouvelles activités plus dynamiques », résume-t-elle. Et pour égayer les bâtiments ainsi que le quotidien de l'équipe, l'association lance un appel aux graffeurs.  

>> Plusieurs cagnottes en ligne ont été créées pour soutenir l'Association de protection animale saint-gilloise : Teaming, Helloasso, Leetchi. Pour suivre l'association sur les réseaux sociaux : Facebook, Instagram @apasg.protection.animale.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Stéphanie Marin

Nîmes

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio