Arrivé deuxième avec 18,25 % des voix, loin derrière la candidate du RN Pascale Bordes (44,26 %), Jean-Yves Chapelet ne fusionnera pas avec la liste de Jérôme Jackel : « En accord avec mes colistiers que vous connaissez, dans le respect des électeurs et de moi-même, je me refuse à toute fusion de liste, à toute alliance de circonstance qui n’est que tambouille. On ne peut ensuite administrer une ville avec des personnes dont la main tendue est celle qui m’a donné des coups de poing pendant des mois et des mois. »
Il développe : « Ce n’est pas un hasard si vous ne voyez pas de logos de partis sur mes affiches. Si je suis soutenu de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine, j’ai toujours refusé leur investiture, considérant que les élections municipales ne sont pas des élections nationales. Dans une situation où il n’y a que deux issues possibles, tout autre choix est un choix qui permet au Rassemblement national d’emporter notre ville. »
« Au soir du premier tour, j’étais prêt à me retirer si j’étais arrivé en troisième position, afin de laisser au second toutes les chances de l’emporter, comme j’ai pu le faire par le passé, affirme-t-il ensuite. Force est de constater que celui-ci (Jérôme Jackel, ndlr) choisit aujourd’hui de se maintenir coûte que coûte. Je fais confiance à ses colistiers pour prendre leurs responsabilités et ne pas céder à une telle obstination. » Dans le même temps, « Si nous nous sommes affrontés lors de ce premier tour, j’ai un profond respect pour l’homme privé qu’est Philippe Broche et je salue sa décision de se retirer », écrit le maire sortant.
Qui rappelle que « Avec une abstention proche de 45 %, la mobilisation reste un enjeu majeur. Il appartient à chacune et chacun d’entre nous de se rendre aux urnes pour le second tour, en exerçant pleinement son droit de vote. Car, au-delà de tout mot d’ordre, c’est le libre arbitre qui doit guider chaque décision. » Et d’estimer que « Le 22 mars 2026, un sursaut est encore possible ! Nous pouvons réussir ce pari avec vous car Bagnols ce n’est pas le reniement national, mais le rassemblement local, car Bagnols c’est vous ! »