Publié il y a 1 an - Mise à jour le 14.03.2023 - La rédaction - 8 min  - vu 3361 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Place à la coulisse politique gardoise !

Un véritable casse-tête. Alors que les juges de la Cour de cassation ont probablement déjà décidé du sort de Franck Proust, président de Nîmes métropole, dans le bureau du maire Les Républicains de Nîmes c’est la soupe à la grimace. Et l’inquiétude est palpable. Alors que l’élu nîmois pourrait être contraint de quitter son poste dans un mois sur notification de la préfète du Gard, Jean-Paul Fournier, qui nous a reçu dans son bureau jeudi dernier, ne cache pas réfléchir à la meilleure alternative, en cas de mauvaise nouvelle pour son ami de 30 ans. De nombreux noms lui ont été soufflés. Révélés ici même, d’ailleurs. Mais celui qui va fêter ses quarante longues années de carrière politique est pour la première fois de sa vie, bien embêté pour choisir. Un dilemme inédit pour celui qui a toujours gouverné avec succès ; réussissant les meilleurs coups pour conserver le pouvoir malgré les tentations de ses proches. Il veut un Nîmois à la tête de l’Agglomération, c’est certain. Mais il sait que ce ne sera pas si simple de faire accepter son choix par les élus de la Ville déjà en concurrence pour 2026. Mais aussi par les maires du territoire nîmois qui ne veulent pas d’un nouveau président trop proche des intérêts de la ville centre. Ou d’une nouvelle guerre comme à la grande époque avec le centriste Yvan Lachaud. L’un d’entre eux, très influent, explicite le sentiment qui prédomine chez les maires de l’Agglo : « Ce qui importe pour chacun d'entre nous c'est que l'équilibre qu'a su installer Franck (Proust) entre Nîmes et les 38 autres communes perdure... Qu'importe le nom du président. L'inquiétude porte plus sur le poids que pourrait avoir le cabinet du maire sur l'agglomération. » Un seul nom semblait évident pour remplacer le président actuel, selon Jean-Paul Fournier, celui de son premier adjoint, Julien Plantier. Mais ce dernier refuse pour le moment de monter sur le trône. Il refuse en réalité d’être écarté des enjeux du quotidien de la mairie de Nîmes. Pas question de laisser aussi les dossiers qu’il travaille depuis longue date, son groupe de la majorité et tout le réseau qu’il a constitué au fur et à mesure des responsabilités qu’il a engrangées. La préoccupation principale du leader de la Droite nîmoise à l’instant T, c'est de ne pas compromettre ses chances d’être désigné en 2026 comme le successeur naturel du maire de Nîmes. Une solution est possible alors. Désigner Julien Plantier après le 5 avril prochain en cas d’empêchement de Franck Proust, comme le candidat officiel de la Droite et du Centre pour 2026. Cette audace politique règlera tous les problèmes d’ego et de tensions au sein de la majorité. Le premier adjoint pourra devenir président de Nîmes métropole et entamer, non pas des projets à l’horizon des trois prochaines années mais des neuf prochaines. Mais Jean-Paul Fournier est-il prêt à cela ? Est-ce qu’il est réellement en partance en 2026 ? Est-ce que ce jeu de concurrence entre élus ne lui convient pas, tout compte fait ? Bien sûr que si ! Mais ce petit jeu est malsain. Et pourrait coûter cher à la Droite nîmoise au prochain scrutin municipal. Gouverner, c’est prévoir. Ne rien décider aujourd’hui, c’est indéniablement laisser pourrir la situation jusqu’à son paroxysme. Jean-Paul Fournier ne peut pas se le permettre, après une si belle épopée nîmoise…

Une nouvelle date qui surprend. Alors que le prochain conseil municipal de la ville de Nîmes était prévu le 5 avril prochain, les élus de la majorité et de l’opposition ont reçu cette semaine un e-mail de la mairie pour les informer du changement de date. Ce sera finalement le 3 avril à 18 heures. Déplacement du conseil municipal du 5 au 3 avril. Mais pourquoi ? Tout simplement parce que le 5 avril, la Cour de cassation doit rendre son verdict dans l’affaire de la Senim. Jean-Paul Fournier et ses alliés veulent s’éviter un conseil municipal houleux et des commentaires de l’opposition à chaque prise de parole. En revanche, la date du voyage de presse de Nîmes métropole pour la promotion de la nouvelle destination de l’aéroport de Nîmes à Porto, prévu du 13 au 15 avril prochain avec le maire de Nîmes, le président de Nîmes métropole, Éric Giraudier, président de la CCI, et toute une délégation économique du territoire, n’a pas été modifié. Peut-être qu’à la différence de la Ville, du côté de l’Agglo, on n’est pas encore passé à autre chose.

Sophie Roulle, c'est non ! Le sujet de la présidence de Nîmes métropole était au cœur des enjeux cette semaine, mais la succession de Jean-Paul Fournier en 2026 attise aussi les convoitises. Alors que l’adjointe à la Culture, Sophie Roulle, a clairement exprimé son intérêt pour le fauteuil de maire voilà quelques mois, et que certains élus - notamment Pascal Gourdel - en ferait bien sa championne, il semble que sa candidature est mort-née. Toujours dans un échange avec le maire cette semaine, ce dernier n’a pas hésité à clarifier sa position sur l’élue. « 2026 c’est trop tôt pour elle. Et elle m’a dit dernièrement que, finalement, elle avait changé d’avis. Au moins, c'est clair. » Comme de l'eau de roche...

Julien Plantier, la force endurante ? Il y a tout juste un mois, accompagnée d’une délégation régionale, Carole Delga, la présidente socialiste de la Région Occitanie , a couru le semi-marathon de Paris au nom de l’association "La voix de l’enfant" qu’elle parrainait pour l’occasion. Le 2 avril, c'est Julien Plantier, le premier adjoint au maire de Nîmes, qui va se lancer le défi de courir un peu plus de 40 kilomètres lors du marathon de Paris. Comme des dizaines de milliers de coureurs, il viendra se confronter à cette mythique épreuve de traversée de Paris, des Champs Elysées vers l’Avenue Foch en passant par les bois de Vincennes et de Boulogne. En 2022, lors du dernier marathon, il a fallu un tout petit plus de deux heures au gagnant. Quel sera le temps du Nîmois ? Réponse le 2 avril !

"Lolo" Boissier de retour à Nîmes. Il y a quelques jours, l'ancien adjoint au maire de Nîmes en charge des Sports, désormais directeur sportif du club d'Angers, est revenu dans sa ville préférée. L'occasion de profiter de températures plus agréables et de prendre le pouls politique du moment. Il a été servi. Lors de son entrevue avec Jean-Paul Fournier dans son bureau, il n'a pas hésité, comme à son habitude, de plaisanter avec lui mais aussi de lui faire passer quelques messages... De retour à Nîmes, qui sait peut-être avant 2026 ?

Plus que quelques semaines. Le maire de Nîmes fêtera bientôt la moitié de son quatrième et dernier mandat. Il en profitera pour fêter aussi 40 ans de vie politique et de mandat où « je n'ai jamais perdu une élection », précise le maire de Nîmes avec le sourire. Alors que ces trois dernières années ont permis de mettre en œuvre les études et lancer les marchés publics, place désormais au début des travaux sur plusieurs sites nîmois. Une nouvelle qui réjouit le maire bâtisseur. Mas de Vignole, parc Jacques-Chirac, Palais des congrès, etc. Pour clore un chapitre remarquable d’une carrière à la tête de la Ville tout aussi exceptionnelle.

Les cousins Penchinat-Vincent Bouget. On n’aurait même pas osé l'imaginer et pourtant, c’est bel et bien une réalité. La célèbre famille nîmoise protestante Penchinat a un lien familial avec le communiste nîmois Vincent Bouget. Difficile de ne pas en rire quand on connaît les Penchinat, une famille d'entrepreneur à la tête des complexes immobiliers Villégiales et d'un hôtel particulier sis au 14, quai de la Fontaine. Avec un chiffre d’affaires de dizaines de millions d’euros chaque année. Normal quand les projets ont fleuri partout dans le Gard et particulièrement à Nîmes. Grâce notamment à une amitié ancienne et lucrative avec Jean-Paul Fournier. À l’orée de 2026, la famille la plus riche de Nîmes fera-t-elle le choix du sang ou de la finance ? Pas besoin de se creuser la tête longtemps. Entre un Julien Plantier avec qui les liens commerciaux existent déjà et un lointain cousin germain, les Penchinat ne feront pas de sentiment.

Des nouvelles de Philippe Berta ? Le Conseil constitutionnel a rendu son verdict en fin de semaine pour la 6e circonscription du Gard. Mais, même si votre gourmandise intellectuelle vous force à lire la suite, ce n’est pas tout à fait pour le candidat dont vous imaginiez le sort scellé. Il s’agit de Stéphane Gilli, l’ancien candidat du Parti animaliste aux élections municipales de Nîmes en 2020 qui représentait aux Législatives le parti écologiste d'Antoine Waechter. Il n’a pas déposé de compte de campagne malgré son score lilliputien alors qu’il y était tenu. Le Conseil constitutionnel vient de prononcer son inéligibilité à tout mandat pour une durée de trois ans à compter de la présente décision. Soit jusqu’en mars 2026. Cela fera un candidat de moins sur la ligne de départ aux prochaines municipales nîmoises. Concernant Philippe Berta, pas de son, pas d’image du côté du Conseil constitutionnel. Mais le député Modem du Gard ne reste pas les bras croisés. Invité à l’Institut de France pour célébrer le 40e anniversaire du Comité consultatif national d’éthique aux côtés du président de la République, il poursuit par ailleurs son travail parlementaire sur de nombreux dossiers. Comme une énigme, il annonce un évènement important à la date clé du 15 mars. Affaire à suivre…

Le député Gillet s’installe à Nîmes. Alors qu’il a ouvert une permanence à Beaucaire, le député de la 1ère circonscription n’avait pas encore de point de chute à Nîmes. Cela devrait rapidement changer. Objectif du représentant du Rassemblement national local : inaugurer des locaux au printemps prochain. Mais les premiers bourgonnements de fleurs devraient aussi être l’occasion d’un événement conjoint avec les militants sur la circonscription de l’autre député RN, Pierre Meurin. Plusieurs personnalités nationales pourraient faire le déplacement. Après les Législatives et les Européennes l’an prochain, les fidèles de Marine le Pen ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin, et portent de l’ambition pour les municipales de 2026.

Edeis Romanité attaque en diffamation deux Nîmois. Selon nos informations, le comité de soutien sur Facebook à Éric Teyssier et Yann Guerrero ne plairait pas du tout en haut lieu chez Edeis. Ainsi, la direction parisienne du groupe vient de décider de porter plainte pour diffamation. Après un communiqué de presse à l’ensemble des rédactions, Edeis pensait avoir réglé le problème. C’était mal connaître les Nîmois qui ont décidé de ne pas se laisser faire dans cette affaire. Le prochain épisode - encore un - devrait donc se dérouler non pas dans les arènes de Nîmes comme depuis de nombreuses années, mais devant les tribunaux.

Chloé Ridel, la première socialiste ? Dans un message sur le réseau social Twitter, la fille de l'entrepreneur nîmois Gilles Ridel, Chloé Ridel, fait savoir qu'elle a été désignée porte-parole nationale du Parti socialiste. Pour rappel, diplômée de Sciences Po et de l'ENA, Chloé Ridel est haut fonctionnaire et militante associative, présidente de l'association "Mieux voter". "Au moment où notre pays est brutalisé par une réforme injuste du système des retraites [...], face à la montée de l’extrême- Droite et à la brutalisation de la vie politique, je continue à faire ma part autrement. Si je rejoins aujourd’hui le PS, c’est aussi parce qu'il s’est ouvert aux rassemblements des gauches, que j’ai longtemps attendu, comme beaucoup d’électrices et d'électeurs." Pas sûr que cette nouvelle militante trouve beaucoup d'alliés en ce moment dans le Gard et en Occitanie après avoir clairement indiqué croire "en la démarche d'Olivier Faure." Mais peut-être que d'ici 2026, à Nîmes les socialistes auront trouvé les moyens de l'apaisement. Une chose est sûre, il faudra forcément compter sur elle à Gauche pour arracher la mairie à Jean-Paul Fournier. Si cela vous intéresse, il y a un an tout juste, Objectif Gard lui consacrait un long portrait. À lire et relire ICI.

Le Club fait l'événement cette semaine. Votre émission TV en direct, chaque soir du lundi au jeudi à 18 heures, est de retour ce lundi pour une nouvelle semaine d'informations. Plusieurs invités seront là. Pour la première fois, la procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, répondra à toutes nos questions. Et dans une deuxième partie, c'est le président du Nîmes Olympique, Rani Assaf, qui viendra appeler à la mobilisation générale pour le maintien en Ligue 2. Mardi, c'est Claude Rols, le directeur départemental de l'Agence régionale de santé Occitanie, qui sera notre invité. Mercredi, nous accueillerons le maire de Bellegarde et président de la CCBTA, Juan Martinez. Enfin, jeudi, nous vous proposerons une émission spéciale délocalisée en direct de l'Impérator !

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