Attention, le 15 mars, les électeurs de 33 communes de Nîmes métropole éliront, dès le premier tour, leur conseil municipal. Le nouveau visage de Nîmes métropole se laissera donc entrevoir même si les communes de Nîmes, Manduel, Caveirac, Poulx, Saint-Génies et Saint-Gilles devaient, sur le papier, connaître un second tour en raison du nombre de candidats.
33 élections dès le premier tour, dont 15 d'office
Alors pourquoi, dans ces 33 communes, le scrutin prendra-t-il fin le 15 mars ? Tout simplement parce qu’il n’y a qu’un ou deux candidats à départager dès le premier tour. Dans le détail, il y a 15 communes qui n'ont qu'un seul candidat. Huit sont des maires sortants. Les sept autres sont des élus ou proches de maires chargés de prendre la relève. Tour d’horizon.
Huit maires indéboulonnables
À Nîmes métropole, il y a d’abord ces indéboulonnables. À Dommessargues, le maire communiste Bernard Clément, élu en 1989, est le recordman du nombre de mandats à l’Agglo. Même sa maladie, son cancer du sein, n'a pas réussi à l'arrêter. Et, une fois encore, le communiste semble avoir écarté toute concurrence. Sa situation similaire à Cabrières, où Gilles Gadilles est élu depuis 1995, et à Montagnac, où Daniel Marquet gère depuis 2001. Unanimité aussi pour Michel Verdier, Gilles Tixador et Véronique Poignet-Senger, élus respectivement depuis 2014, dans les communes de Saint-Côme-et-Maruéjols, Saint-Anastasie et Montignargues. À Sernhac, le maire Gaël Dupret, qui termine son premier mandat, a visiblement convaincu : il n’a aucun concurrent. Tout comme Jacques Durand à Saint-Bauzély.
Ces sept successions bien préparées
Pour les maires qui ont décidé de raccrocher, certains ont tellement bien préparé leur succession - contrairement à d’autres -, que leur poulain est seul en lice. C’est le cas à Bezouce, où Antoine Marcos soutient Arnaud Richard, ou encore à Lédenon, où Frédéric Beaume, par ailleurs vice-président aux Finances de Nîmes métropole, a adoubé son premier adjoint, Christophe Zaragoza. Sur le territoire de Leins Gardonnenque, les maires de Saint-Mamert-du-Gard et Mauressargues cèdent leur place à leurs élus, respectivement Serge Rouvière et Mathieu Saignol.
Enfin, à Sauzet, le défunt maire Joseph Artal s’était prononcé en faveur de Théo Guigue, 23 ans, probablement l’un des plus jeunes candidats gardois. À Moulézan, Denis Malaval, qui assure la fin du mandat de Pierre Lucchini, condamné dans l’affaire de l’enquête publique sur le projet d’éolienne, a trouvé, lui aussi, un petit jeune pour lui successeur : Thomas Pic, 31 ans. Enfin, à Saint-Dionisy, c’est un peu à contrecœur que le maire, qui a souffert de problèmes de santé, a décidé de ne pas se représenter, laissant la place à son premier adjoint : François Charrière.