Publié il y a 1 an - Mise à jour le 30.04.2023 - La rédaction - 8 min  - vu 2459 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Place à la coulisse politique gardoise !

Les papys (et mamies) font de la résistance. Dans les très prochaines années, le Gard devrait marquer la fin d’une époque politique. Celle de l’abondance, du pouvoir illimité, des personnalités marquantes. Plusieurs acteurs du territoire devraient rendre leur écharpe de maire et au Département, Françoise Laurent-Perrigot pourrait aussi quitter son bureau du 5e étage. Attention, cette révolution attendue, espérée, n’arrivera peut-être pas aussi facilement que certains l’espèrent. Entre la théorie et la pratique, on le sait bien, il y a un monde. En effet, tout porte à croire selon l’histoire récente française et désormais américaine, que les hommes et femmes politiques ayant dépassé leur 80e anniversaire s’accrochent encore à leur poste. Il suffit de ne pas regarder très loin. Notre voisine Marseille et son maire historique Jean-Claude Gaudin. Après 25 années passées à la tête de la mairie et 55 ans au conseil municipal, ce sont les affaires et un terrible drame de l’effondrement de plusieurs immeubles et la mort de huit personnes qui ont fini de le convaincre de passer l’écharpe tricolore à une nouvelle maire. À Nîmes, en périphérie marseillaise, c’est un autre maire Les Républicains qui vient de passer les 40 années au sein du conseil municipal. Mais interrogez Jean-Paul Fournier dans le secret de son bureau, il vous dira qu’il est encore en pleine forme et prêt à marquer l’histoire nîmoise avec un 5e et ultime mandat. Est-ce une tactique ou une réelle envie ? Tout porte à croire que c’est avec regret qu’il quittera son fauteuil de la rue Dorée. Du côté d’Alès, Max Roustan embêté par une longue maladie n’a peut-être pas tout à fait décidé de quitter les couloirs de la mairie. Si la santé lui permet, il sera difficile d’imaginer un avenir alésien sans lui. Même s’il n’est plus tout en haut de l’affiche… À Uzès, la tendance est similaire. En activité depuis plusieurs décennies, Jean-Luc Chapon fait de la résistance. Et pourrait faire quelques vieux os supplémentaires dans l’Uzège après 2026. Là aussi, si les conditions physiques lui sont favorables. Ces trois exemples illustrent parfaitement l’adage que le pouvoir conserve. Passionne. Et contraint. Quand on a consacré toute sa vie à sa ville, à ses administrés, que l’on a profité aussi de tous les avantages inhérents à la fonction, difficile de se passer d’un chauffeur, des repas dans les bons restaurants, de la petite cour qui vous donne toujours raison. Et du pouvoir décisionnel. Au Département du Gard, où la jeune présidente est au cœur de son premier mandat, elle pourrait, elle-aussi, poursuivre l’aventure. Rien ne l’empêche sauf le manque d’énergie. Et encore. Tout est fait aujourd’hui dans les cabinets politiques, dans les services de communication, au sein des élus de la majorité, pour donner l’illusion que tout va bien, même quand tout va mal. Et pendant que certains supputent, la chasse est bien gardée. Tant mieux pour les plus fidèles serviteurs, les plus proches soutiens. Tant pis pour le premier adjoint, le premier vice-président, le successeur naturel. Il devra attendre encore longtemps ou mourir de désespérance ! Avec l'âge vient la sagesse, mais parfois l'âge vient seul. Comme le disais Oscar Wilde…

Poker menteur ? Lors du dernier conseil municipal, Jean-Paul Fournier n’a pas hésité avec sa majorité à voter des deux mains le vœu formulé par son opposant communiste Vincent Bouget concernant la fermeture du bureau de la Poste à Gambetta. Mais en coulisse, la réalité est toute autre. La Ville et notamment Julien Plantier, le premier adjoint, était parfaitement au courant du projet du groupe postal selon plusieurs sources. Mieux, même le maire avait des vues depuis quelque temps sur le bâtiment qui abrite le point de vente. Objectif : proposer une belle alternative privée à cet endroit stratégique du boulevard qui entoure le cœur de Ville. Du côté de la Poste, on botte en touche : « La Poste échange avec la ville (comme avec les syndicats et l’opposition municipale également) pour connaitre l'avenir du bureau de poste de Gambetta. Sur l'avenir du bureau (et sa gestion immobilière), rien n'est encore défini...Si évolution il y a, ce ne se fera qu'en fin d'année. » Certains préparent déjà les fêtes de Noël…

Sortie de crise ? Après plusieurs semaines de flottement, d’agacement, d’énervement, la rencontre des étaliers des Halles de Nîmes avec le maire, Jean-Paul Fournier est fixé. Ce sera le 2 mai 2023. L’occasion de mettre sur la table tous les sujets qui fâchent et d’aborder le dossier critique : les travaux de réhabilitation des Halles. Comme révélé par Objectif Gard il y a plusieurs semaines, de nombreux travaux sont prévus et un sacré bouleversement aux abords du centre commercial est dans les tuyaux pour offrir un nouvel écrin au lieu prisé par les Nîmois. Seul écueil à cette rencontre, selon nos informations, dans les élus concernés, seule Valentine Wolber a validé sa présence. Christophe Pio, élu en charge des étaliers a déjà fait savoir qu’il serait absent ce jour-là. Comme on dit, les absents ont toujours tort…

Les délégations de la discorde. Après la révélation par Objectif Gard du petit mercato organisé par le maire de Nîmes, avec la promotion en particulier d’Emmanuel Carrière, des explications ont été demandées. D’abord, de la part de Jean-Paul Fournier qui n’a pas compris comment votre journal préféré avait pu sortir un article avec l’ensemble des décisions sans qu’une communication officielle en interne soit réalisée. « Ils ont un mouchard dans mon bureau, ce n’est pas possible » aurait déclaré le maire. Antoine Roger, son directeur de cabinet, et Gerardo Marzo, son conseiller spécial, pas très bien dans leurs baskets, ont aussi cherché la taupe toute l’après-midi, sans succès. Finalement, après des appels insistants de la presse locale, déçue une nouvelle fois de ne pas être à la maille, et refusant comme à leur habitude de citer leur confrère, le service communication de la Ville s’est résolu à rédiger un communiqué de presse confirmant nos informations.

Bonné tente une montée en cathédrale ! Pour obtenir gain de cause, l’expression dans le monde du rugby est simple : un joueur monte en cathédrale un autre joueur quand il le plaque d’une façon particulièrement violente et dangereuse. Rassurez-vous, l’élu nîmois n’a pas tenté l’expérience sur le maire de Nîmes mais cette semaine, il a toutefois essayé de retourner intellectuellement Jean-Paul Fournier comme une crêpe et de le convaincre de le proposer en tant qu’adjoint lors du prochain conseil municipal. « Il s’est roulé parterre, à menacer de rendre sa délégation sur l’ANRU si le maire ne lui donnait pas une médaille. Il a gagné », croit savoir amer un autre élu nîmois qui ne comprend pas cette décision. « Olivier Bonné est un bon soldat, il fait le job à chaque fois. C’est une juste récompense », tempère un autre membre de la majorité qui pense que cette attaque « provient de l’Agglo qui ne veut plus entendre parler de Bonné depuis ses sorties dans l’émission d’Objectif Gard sur Bernard Baumelou, le directeur de cabinet de Franck Proust. »

Sur l’eau… Franck Proust, le président de Nîmes métropole n’a pas l’intention de marquer un temps d’arrêt dans son mandat. Les prochaines semaines, il va même accélérer avec l’inauguration du bâtiment B46 à l’aéroport, dédié au développement de filières en lien avec la Sécurité civile. Il va également accélérer le marketing territorial pour attirer encore davantage d’entreprises sur le territoire, synonyme d’emplois en lançant une grande campagne de recrutement « J’ai choisi Nîmes métropole. ». Il souhaite aussi mettre le turbo sur les réalisations autour de la prévention des risques inondation, le fameux Papi3. Malin, il a l’intention à l’automne de faire un grand bilan de son action à mi-mandat, ses équipes ont besoin de matière…

... Et à la Une de Paris Match ! Joli coup com’ pour Franck Proust qui se retrouve la semaine du 20 au 26 avril 2023 cité à la Une de l’hebdomadaire Paris Match dans sa version belge. Comme l’explique Guillaume Bazaille, l’éditorialiste : « Nous vous proposons de passer par la métropole de Nîmes, dans le Gard, au carrefour de la Provence, des Cévennes et de la Camargue, où se trouvent les plus beaux vestiges français d’une romanité spectaculaire et splendide qui a façonné ce territoire jusqu’à lui donner son nom. » Cinq pages, rien que ça, consacrées donc au territoire nîmois et une belle promotion pour la destination gardoise via l’aéroport de Nîmes Grande Provence Méditerranée. Le président de Nîmes métropole qui bénéficie en sus d’une interview explique et encourage dans la foulée, les lecteurs belges à ne pas hésiter à emprunter la ligne Bruxelles-Charleroi qui s’arrête à Nîmes plusieurs fois par semaine…

Jean-Pierre et Sophie. Jean-Pierre Améris sera l’invité 2023 du festival Un réalisateur dans la ville cet été. Après plusieurs hésitations, plusieurs invitations, toutes déclinées pour diverses raisons, Sophie Rigon, l’organisatrice a réussi à convaincre le scénariste et réalisateur français. Une belle prise car Jean-Pierre Améris, reconnu par la profession avec plusieurs prix notamment au Festival de Cannes et quelques belles reconnaissances critique à la fois de la presse et du public, a déjà dans sa filmographie, de nombreuses pépites. On peut citer Mauvaises fréquentations, C’est la vie, Je m’appelle Elisabeth ou encore Les émotifs anonymes, porté par Isabelle Carré et Benoit Poelvoorde et Une famille à louer en 2015. Une bonne nouvelle pour Sophie Rigon car la préparation de l’édition 2023 de son Festival est loin d’être un long fleuve tranquille. En raison d’une baisse de budget de la Ville et des relations orageuses avec quelques élus. L'organisatrice n’hésitant pas à passer le mot au maire Jean-Paul Fournier de voir son Festival l’année prochaine pris en main par Sophie Roulle, l’adjointe à la Culture avec qui elle entretient de très bonnes relations…

Les bonnes nouvelles s’accumulent. Pour l’Aéroport Nîmes Grande Provence Méditerranée, tout est au vert. Les avions sont pleins, l’industrie et la Sécurité civile sont au rendez-vous et le marché de la formation aéronautique va connaître, si tout va bien, une progression fulgurante en fin d’année. Cerise sur le gâteau, l’équipement vient d’obtenir une nouvelle certification et pas des moindres. Le certificat ACA de niveau 3 qui le distingue des autres aéroports dans le cadre d’un plan de réduction de l’impact énergétique et environnemental. Edeis devient ainsi le premier gestionnaire d’aéroports à avoir certifiés 16 aéroports ACA3. Les réductions d’émissions s’illustrent par des actions concrètes dès cette année comme le renouvellement d’une partie du matériel de piste vers des solutions électriques comme l’achat de tracteurs à chariots électriques, l’achat d’un chargeur à bagages électrique ou encore le changement de l’intégralité du balisage (plus de 1 100 points luminueux) des pistes vers du balisage à leds. Qui aurait imaginé un jour que les équipements aériens pouvaient faire des efforts en matière de transition écologique ?

Bambouseraie, à l’honneur sur M6. Les équipes de la Bambouseraie ont accueillis il y a quelques semaines les équipes de la chaîne de télévision M6 dans le cadre d’un tournage pour une nouvelle émission d’aventure qui arrivera dans quelques mois sur les antennes. Une demi-journée d’épreuve et de stratégie pour les candidats et une belle mise en avant pour la plus grande bambouseraie d'Europe, l’un des jardins le plus visité en France. Théâtre depuis bien longtemps pour le cinéma et la télévision. On pense forcément au tournage, en 1953, du film « Le salaire de la peur », avec Yves Montand et Charles Vanel…

Le retour du Club Objectif Gard. Jeudi prochain, le 4 mai, votre émission TV d’informations est de retour à 18 heures en direct sur Objectif Gard et ses réseaux sociaux qui comptent plus de 500 000 followers, pour une dernière salve avant la fin de la saison le 15 juin prochain. À l’occasion, elle mettra les petits plats dans les grands avec plusieurs délocalisations, émissions spéciales et même des invités qui n’ont encore jamais mis les pieds sur le plateau télévisé. Et ça démarre ce jeudi 4 mai avec une émission en direct de l’Ombrière d’Uzès à l’occasion du nouveau festival d’humour proposé par Patrick Timsit, que l’on ne présente plus. Le comédien sera d’ailleurs notre invité très spécial durant toute l’émission. Dès le mardi 9 mai, retour dans notre studio habituel avec plusieurs invités : le président du SDIS et maire de Tresques, Alexandre Pissas, le vice-président aux transports au Département du Gard Martin Delord, le premier adjoint à Nîmes Julien Plantier, le président d’Alès Agglomération Christophe Rivenq, le représentant régional de Renaissance Jérôme Talon, le maire de Saint-Laurent d’Aigouze Thierry Féline et… Gérardo Marzo, le conseiller très spécial du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier. Vous en voulez encore ? Du jeudi 25 au samedi 27 mai 2023, on fêtera la Feria de Pentecôte avec vous, en direct de la Maison Albar, l’Impérator à Nîmes. Trois grandes soirées à partir de 21 heures et jusqu’au bout de la nuit ! Le Club by night, pas mal non ? 

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