La guerre des héritiers. Les amitiés en politique peuvent durer toute une vie. Ou se fracasser contre le mur des trahisons, des jalousies et des rancunes. Nîmes en offre un parfait exemple. En 1995, la guerre des ego entre Jean Bousquet et Camille Lapierre avait durablement fracturé la droite et le centre nîmois. Trente ans plus tard, une autre bataille de personnalités a secoué les héritiers de cette même culture politique. On pensait ce théâtre réservé à la droite. Force est de constater que la gauche maîtrise elle aussi les manœuvres, les coups bas et les tacles appuyés. À l'approche des sénatoriales, le Parti socialiste joue une partition particulièrement dissonante. Denis Bouad, sénateur sortant, ne semblait pas animé par un désir irrépressible de rempiler pour six années supplémentaires au Palais du Luxembourg. Mais face à l'appétit de plusieurs prétendants, il a finalement décidé de repartir. Ou y a été poussé, selon certains de ses proches. Le problème est ailleurs. Une nouvelle génération d'élus a le sentiment d'être sacrifiée. Et dans un département où les espaces de pouvoir se réduisent à mesure que l'extrême droite progresse, chaque mandat prend une valeur stratégique. Pour certains, chaque élection devient même une question de survie politique. On pourra reprocher à Fabrice Verdier de vouloir beaucoup. Voire trop. Mais il a longtemps accepté les seconds rôles. Jusqu'aux régionales de 2021, menées dans une relative solitude. Son passage à l'Assemblée nationale, dans le sillage de la vague Hollande en 2012, lui a donné une exposition qu'il n'a jamais perdue. Battu cinq ans plus tard, il a reconstruit patiemment son influence depuis Uzès. Sans rien demander à personne. Mais sans jamais renoncer à ses ambitions. En 2026, Fabrice Verdier semble avoir intégré une règle immuable de la politique : le pouvoir ne se reçoit pas, il se conquiert. Quitte à agacer. Quitte à déplaire. Quitte à froisser quelques amis. Une autre personnalité avance plus discrètement. Juan Martinez. Le maire de Bellegarde, fidèle parmi les fidèles de Denis Bouad, apparaît comme l'un des grands déçus de la séquence sénatoriale. Lui qui espérait occuper la troisième place sur la liste a finalement vu celle-ci revenir à l'édile uzétien. La frustration est compréhensible. Car lui aussi a longtemps attendu son heure. Comme Fabrice Verdier, il estime désormais que son implantation locale et son expérience lui confèrent une légitimité pour peser davantage dans l'avenir politique du Gard. Aux départementales. Aux régionales. Peut-être demain aux législatives si les planètes s'alignent pour la gauche. Ils ont suffisamment attendu. Suffisamment patienté. Comme d'autres avant eux à droite. À une différence près : eux ne veulent pas attendre une défaite historique pour ouvrir la succession.
Paris tranche, le PS grince. « Pour les sénatoriales, le PS vient de faire la même connerie que la droite à Nîmes. Ils sont partis trop confiants. » Cette remarque d’un maire cévenol encarté à gauche résume le climat de tension qui règne à quelques semaines du vote des grands électeurs gardois. Et rien ne semble devoir s'arranger. Selon nos informations, Paris vient de confirmer au sénateur sortant socialiste Denis Bouad qu'il sera investi. Et ce, contre le vote de la base. « Pourquoi faire voter les militants PS pour les déjuger ensuite ? Il aurait mieux valu ne rien leur demander », grince un ténor du parti. Un autre enfonce le clou : « C’est décevant pour Alexandre Pissas qui fait le boulot au sein du PS depuis plusieurs années. Il est toujours là, assiste aux commissions, aux réunions de travail. Alors que d’autres brillent par leur absence… » L'investiture de Denis Bouad semble désormais acquise. Mais rien ne garantit un parcours tranquille jusqu'au scrutin de septembre. D'autant que plusieurs maires de gauche ne cachent plus leur irritation. « On votera à gauche, mais tout cela est pitoyable. C'est presque une bonne nouvelle que Carole Bergeri se lance. Au moins, nous avons une alternative dans notre camp pour exprimer notre mécontentement », confie un édile gardois. Et si Alexandre Pissas décidait à son tour d'entrer dans la course, la gauche pourrait se retrouver avec trois candidatures sur la ligne de départ. Un scénario qui n'est pas sans rappeler celui de la droite nîmoise lors des municipales de mars dernier...
Burgoa regarde la gauche se déchirer. Il y en a un qui observe la situation avec un certain détachement : le sénateur sortant LR Laurent Burgoa. Pendant que le Parti socialiste s'envoie les assiettes à la figure, lui poursuit méthodiquement sa tournée des maires. Et semble, pour l'heure, faire l'unanimité. « Après, il faut toujours se méfier des maires. Aux sénatoriales, ce sont les champions du double discours », sourit un vieux routier de la droite gardoise. Mais Laurent Burgoa dispose encore de plusieurs cartes qu'il n'a pas dévoilées. À commencer par ses colistiers. Selon nos informations, le maire UDI de Collias, Jonathan Pire, devrait figurer en troisième position sur la liste. Reste la délicate question de la deuxième place, réservée à une femme. « Le choix est entre les mains de Christophe Rivenq, président des LR dans le Gard et maire d'Alès », explique une source de la droite. Notre petit doigt nous dit que l'annonce pourrait intervenir très rapidement. Un nom revient avec insistance dans les discussions : celui de Méryl Debierre. La conseillère municipale d'Alès et première vice-présidente de l'EPTB des Gardons dispose d'un atout non négligeable. Elle est également cheffe d'entreprise dans le conseil aux collectivités. Mais rien ne serait encore totalement arrêté. « Christophe Rivenq a deux options sur la table. Et puis Méryl Debierre n'est pas encartée chez Les Républicains. En dernier ressort, c'est Paris qui valide », rappelle notre interlocuteur. Bref, il est urgent d'attendre…
LFI s'invite à la table. Vous pensiez que la gauche avait déjà fait le plein de candidats pour les sénatoriales ? Détrompez-vous. La France insoumise s'apprête elle aussi à entrer dans la danse. Et ces derniers jours, un nom revient avec insistance : celui de Charles Ménard. « Partout en France, LFI veut tenter sa chance. Le Gard ne fera pas exception. Même si les amis de Jean-Luc Mélenchon ont pris une claque à Nîmes, ils ont remporté plusieurs grands électeurs dans le département », explique une source insoumise. Soyons lucides : compte tenu de la composition du collège électoral gardois, Charles Ménard aura bien du mal à décrocher un fauteuil au Palais du Luxembourg. Mais l'objectif n'est peut-être pas là. Car une candidature LFI pourrait tout de même priver la liste d'union de la gauche de quelques dizaines de voix. Or, dans une élection où chaque bulletin compte, ce n'est probablement pas le cadeau dont le Parti socialiste avait besoin pour espérer remporter une deuxième place au Sénat.
Le RN rêve d'un exploit. Avec près de 2 000 grands électeurs dans le Gard, les calculs sont déjà dans toutes les têtes. On l'a compris, Laurent Burgoa et Denis Bouad vont se livrer une bataille acharnée pour franchir le seuil symbolique des 800 voix, synonyme de deux fauteuils au Sénat. Pour les autres, il ne restera que des miettes. Mais qu'en est-il du Rassemblement national ? « Il y a six ans, le RN disposait d'environ 80 grands électeurs. Pourtant, avec Julien Sanchez en tête de liste, nous avions obtenu 211 voix. Cette fois, nous partons avec près de 200 grands électeurs. Compte tenu des victoires à Bagnols, Vauvert ou encore Saint-Hilaire, sans oublier plusieurs nouveaux maires ruraux, on peut raisonnablement imaginer un score au moins deux fois supérieur », savoure une voix du Rassemblement national. Reste une question : qui conduira la liste ? « Plusieurs responsables locaux poussaient la candidature d'Éric Giraudier. C'est une personnalité issue de la société civile, bien implantée dans le département », explique un poids lourd du RN. Mais cette hypothèse semble avoir été écartée par Julien Sanchez et Yoann Gillet, les deux hommes forts du mouvement dans le Gard. « On va désigner Sylvie Josserand alors qu'elle a déjà été candidate aux européennes puis aux législatives. C'est une erreur qui illustre notre entre-soi. Personne n'émerge vraiment », regrette un militant du parti. Une autre option continue toutefois d'alimenter les conversations : celle de Yoann Gillet lui-même, député de la première circonscription du Gard. Interrogé, le patron du RN gardois reste fidèle à sa ligne : « Beaucoup de commentateurs avancent des noms. La réalité, c'est que le secret est bien gardé. Vous le savez, je ne commente pas les rumeurs, d'autant que l'annonce est imminente. » Une chose est certaine : le suspense prendra fin le 28 juin prochain à Garons, lors de la fête d'été du RN, en présence des élus gardois et de Patrice Hubert, directeur général du mouvement. D'ici là, chacun spécule. Et personne ne parle.
L'audit qui fait trembler le NO. Chaque semaine apporte son lot de révélations sur la saison écoulée du Nîmes Olympique. Cette fois, ce sont les conditions de location du stade des Antonins et du Domaine de la Bastide qui suscitent des interrogations. Selon plusieurs sources au sein de l'Association Nîmes Olympique, un partage des coûts aurait été mis en place avec la SAS. « L'Association NO a pris en charge près de 30 % du coût de location du stade des Antonins alors que son utilisation a été extrêmement limitée. De l'ordre de deux matches sur l'ensemble de la saison. À l'inverse, le Domaine de la Bastide a été utilisé quotidiennement pour les entraînements et la formation. Pourtant, son coût apparaît dérisoire comparé à celui des Antonins », assure l'un de nos interlocuteurs. Selon nos informations, la facture réglée par l'Association avoisinerait les 150 000 euros, entretien compris. Or, dans ce montant global, la part attribuée à la Bastide représenterait moins de 10 % de la somme. De quoi alimenter de nombreuses interrogations. « Aujourd'hui, la Ville a annoncé un audit. Et tout le monde tremble parce qu'il y a des incohérences partout », glisse un observateur du dossier. Reste désormais à savoir quand les conclusions seront rendues publiques. Avant ou après le passage du club devant la DNCG ? « Ce sera après. L'adjoint aux Sports a expliqué qu'il ne voulait pas être le fossoyeur du Nîmes Olympique. Alors que l'an dernier, le sauveur s'appelait Franck Proust... », sourit un proche du dossier. Dans cette affaire, certains attendent désormais les conclusions de l'audit avec autant d'impatience que le verdict de la DNCG.
Alloncle soigne sa visibilité. Charles Alloncle aura fait une apparition aussi remarquée que brève lors de la présentation de la Pescalune 2026. Installé au premier rang, chemise d'été légère et lunettes de soleil de circonstance, le député UDR de l'Hérault a soigné son entrée à l'un des rendez-vous les plus emblématiques de sa circonscription. Une présence qui s'inscrit dans la continuité de la forte exposition médiatique dont il bénéficie depuis la publication de son rapport sur l'audiovisuel public. Un document qui l'a propulsé au cœur des débats nationaux et lui a offert une visibilité rarement atteinte pour un parlementaire fraîchement élu. Loin de l'atmosphère feutrée du Palais-Bourbon, l'élu affichait un visage détendu, presque déjà en vacances. Une manière aussi de rappeler son ancrage local et sa proximité avec les grands rendez-vous populaires du territoire. Après les plateaux télévisés, les interviews et les polémiques suscitées par ses propositions sur l'avenir de l'audiovisuel public, Charles Alloncle poursuit sa stratégie de visibilité sur le terrain. Mais son passage à Lunel n'aura pas duré toute la soirée. À l'issue de la présentation, le député a partagé un verre, échangé quelques mots avec les participants, serré quelques mains, puis quitté rapidement les lieux. Une apparition parfaitement calibrée : suffisamment longtemps pour être vu, pas assez pour s'attarder.
Le Pont-du-Gard fait mieux avec moins. Au Pont-du-Gard, on donne quelques leçons. Sans bruit. Et sans communiqué triomphaliste. Cette semaine, l'Association nationale des DRH de France avait choisi le site gardois pour son assemblée générale. Plus de 650 congressistes réunis pendant deux jours dans un cadre classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Et ce n'est qu'un début. Deux autres séminaires de plus de 500 participants chacun sont déjà programmés dans les prochains mois. Sans oublier le Tour Auto, qui avait rassemblé près de 1 200 personnes il y a quelques semaines. « Avec détermination, Sébastien Arnaux travaille pour offrir de nouveaux leviers économiques au Pont-du-Gard », souligne l'un de ses proches. Une réussite qui ne manque pas d'alimenter les comparaisons avec le Palais des congrès de Nîmes. Car une question revient avec insistance : quel est l'impact réel de cette nouvelle concurrence sur l'activité du site nîmois ? « Vous avez des nouvelles du planning à venir chez H2 ? On a l'impression que c'est l'omerta. En général, pas de nouvelle, bonne nouvelle. Mais là, l'absence totale d'informations devient plutôt inquiétante... », glisse un observateur attentif du dossier. Surtout lorsque l'on connaît le coût de l'investissement. Et celui de l'exploitation. Comparativement au Pont-du-Gard, les comparaisons risquent de devenir de plus en plus difficiles à éviter...
La démonstration de force de Giraudier. L'inauguration de la Maison de l'entreprise cette semaine à Nîmes a marqué les esprits. Alors que le bâtiment est en service depuis plusieurs mois, près de 1 500 invités avaient fait le déplacement pour découvrir officiellement ce nouvel équipement dédié au développement économique. Une affluence qui n'est pas passée inaperçue. « Éric Giraudier réussit la prouesse d'organiser un événement politico-économique presque aussi puissant que le meeting de Jordan Bardella en début d'année », nous souffle l'un de ses proches, désormais peu avare de compliments à l'égard de Marine Le Pen et de ses soutiens. Au-delà du succès de l'événement, une autre prise de parole était particulièrement attendue : celle du nouveau maire de Nîmes. « Il n'a pas forcément déçu. Mais son discours reste assez creux sur les questions économiques. Consolider les entreprises existantes, c'est très bien. Mais dans un territoire où le chômage demeure élevé, il faudra surtout réussir à attirer de grands groupes capables de créer massivement de l'emploi », analyse l'un des acteurs économiques présents. L'attente est d'ailleurs plus large. « Beaucoup espèrent surtout que les services de la Ville et de l'Agglomération prennent pleinement conscience de la situation économique du Gard et accélèrent le traitement des dossiers. En période de crise, les entrepreneurs attendent des collectivités qu'elles facilitent et débloquent l'activité », poursuit notre interlocuteur. Le message est clair : après les discours, le monde économique attend désormais des décisions. Et sur ce point, certains ne sont pas encore convaincus que ce soit la priorité du nouvel exécutif...
Bouget au contact. Vincent Bouget poursuit sa série de rendez-vous avec les Nîmois. Cette semaine, l'opération « Bonjour Nîmes » faisait étape au Chemin-Bas d'Avignon. Malgré un léger retard provoqué par l'inauguration de la Maison de l'entreprise de la CCI Gard, le maire de Nîmes a pris le temps d'échanger pendant plus d'une heure avec les habitants de ce quartier populaire de l'est de la ville. L'occasion d'écouter les préoccupations du quotidien et de recueillir les attentes de la population. « C'est une forme de reconnaissance pour tous les territoires nîmois de la part de la nouvelle municipalité. Au-delà de l'opération de communication, Vincent Bouget marque évidemment des points », analyse un ancien élu. Avant d'ajouter : « Il a compris ce que nous avons raté. Et forcément, il s'attache à ne pas reproduire nos erreurs... » Depuis son élection, le nouveau maire multiplie les déplacements et les temps d'échange. Une méthode qui tranche avec certaines habitudes passées et qui lui permet de prendre le pouls de la ville au plus près du terrain. Reste désormais à transformer cette écoute en décisions concrètes. Car en politique, les habitants apprécient d'être entendus. Ils aiment encore davantage être suivis d'effets.
Festival de Nîmes : la guerre des cadeaux. Trente places. La semaine dernière, nous vous révélions le cadeau offert par Vincent Bouget aux agents municipaux à l'occasion du Festival de Nîmes : 1 000 billets pour l'édition 2026. Une méthode qui tranche avec celle de l'ancienne majorité. L'information a fait réagir un élu historique de la ville. « Avec 32 concerts cette année, cela représente à peine une trentaine de places par spectacle. C'est ridiculement faible. À notre époque, nous distribuions beaucoup plus de billets, notamment via les ressources humaines qui se chargeaient de la répartition », assure-t-il. Mais les agents municipaux ne sont pas les seuls bénéficiaires. Plusieurs associations partenaires de la Ville profitent également de cette générosité estivale. Et les messages de remerciement fleurissent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. De quoi alimenter les critiques de certains opposants. « Ces associations étaient déjà bien servies auparavant. La différence, c'est qu'aujourd'hui on les pousse à publier des messages de remerciement pour montrer à quel point Vincent Bouget est généreux. C'est uniquement de la communication », tacle un ancien élu. Peut-être. Mais en politique, la communication n'a d'intérêt que lorsqu'elle fonctionne. Et visiblement, celle-ci fonctionne plutôt bien.
Le grand déménagement. Le mercato ne concerne pas uniquement les élus après les municipales. Dans les administrations aussi, le changement est en marche. À Nîmes, on commence d'ailleurs à bien connaître la destination favorite des battus : la mairie d'Avignon. Mais dans les territoires plus ruraux, les mouvements se multiplient également. À la Communauté de communes du Pont du Gard, le directeur général des services s'apprête à quitter ses fonctions. Direction la Communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence, où il travaillera aux côtés du maire de Beaucaire, Nelson Chaudon. Autre départ notable : celui de la directrice des ressources humaines, qui rejoint le secrétariat général de la mairie de Gaujac. De simples évolutions de carrière ? Ou les premiers signes d'une inquiétude plus profonde sur l'avenir de l'intercommunalité ? Il faut dire que les rumeurs vont bon train. Plusieurs communes envisageraient de quitter la collectivité, au point de fragiliser durablement son périmètre. Or, si le nombre d'habitants venait à passer sous le seuil des 15 000 habitants, certains imaginent déjà une intervention de l'État et une fusion imposée avec une autre intercommunalité. « Cela arrivera avant la fin du mandat », assure avec conviction un élu du secteur. Dans ce contexte, le départ du directeur général des services vers la CCBTA nourrit forcément les commentaires. « Il prépare le terrain... », glisse malicieusement un observateur local. À tort ou à raison, certains ont déjà commencé à regarder ailleurs.
Les "Jeudis Art" survivent au changement. Bonne nouvelle pour les Jeudis de Nîmes. La manifestation "Jeudis Art" sera bien de retour pour une quatrième saison. Cette année, les organisateurs ont choisi le thème de la Renaissance italienne. Quant à l'affiche, sa création a été confiée à Pyrate, artiste bien connu des Nîmois. « Avec le changement de municipalité, certains craignaient une annulation. Finalement, il n'en sera rien », se réjouit l'un des fidèles de l'événement. Une décision qui rappelle une évidence : la culture n'a ni frontière ni couleur politique. Enfin... pas partout. À Vauvert et à Bagnols, certains acteurs culturels pourraient sans doute avoir un avis plus nuancé sur la question.