Publié il y a 1 h - Mise à jour le 24.07.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 37 fois

NÎMES MÉTROPOLE Agence de développement économique : dépasser le « passif » Openîmes ?

Lors du lancement d’Openîmes en 2015 sous Yvan Lachaud

Lors du lancement d’Openîmes en 2015 sous Yvan Lachaud

- Coralie Mollaret

Six ans après la fermeture d’Openîmes, la création d’une nouvelle agence de développement économique est portée par le maire de Nîmes et président d’Agglo, Vincent Bouget. Un groupe de travail est prévu en septembre.

À Nîmes, la création d’une agence de développement économique ravive de vieux souvenirs. Il y a six ans, le président de Nîmes Métropole, Franck Proust, avait fermé l’agence « Openîmes », lancée en 2015 par son prédécesseur et adversaire politique, Yvan Lachaud. Présidée par l’entrepreneur Gilles Ridel puis Michel Mathieu, directeur général de la banque LCL, l’agence ne faisait visiblement pas l'unanimité. « La marque Openîmes n’est pas porteuse. […] Les élus l’associent à quelque chose de négatif », déclarait alors Olivier Fabregoul, vice-président au développement économique de Franck Proust. En cause : « Les entreprises ne savaient pas ce que c’était… La marque Openîmes est tout sauf "open", puisque les aides sont destinées aux entreprises évoluant dans la sécurité civile ou la santé. »

Promesse de campagne de Vincent Bouget

« Il y a un passif sur le territoire », a reconnu Vincent Bouget, nouveau maire de Nîmes et président de l’Agglo, lors de la visite de la présidente de Région, Carole Delga. Pendant la campagne, le communiste avait porté la création d’une nouvelle agence et d’une marque de territoire à l'image de ce qui se fait à Alès. Ce n’est donc pas un hasard si Olivier Fabregoul, qui a conservé - miraculeusement ? - sa vice-présidence au développement économique, est réticent à l’idée : « Les 800 000 € de l’ancienne agence Openîmes, je les ai donnés en aide à l’immobilier d’entreprise. Dans notre service, nous avons les compétences, nous sommes réactifs et nous l’avons prouvé. Je préférerais que l’on étoffe les services qui sont à l’os (7 agents, NDLR). Après, je suis ouvert à tout. »

Pour Vincent Bouget et son équipe, le constat est différent : « Si aujourd’hui le développement économique fonctionnait bien, je ne serais pas là… » Avant de justifier : « En matière de développement économique, on a besoin de passer une étape supérieure. Tout ne peut pas être porté par l’Agglo. La mise en réseau des acteurs pour l’attractivité d’un territoire, ça s’appelle une agence de développement économique… » Une ligne partagée par son adjoint au tourisme, Laurent Mespoulet, dont la délégation représente 12 % de l’économie locale : « Les services de l’Agglo savent faire des plans de développement. Ils sont très bons techniquement. Mais le politique doit porter un projet, une vision. C’est comme si on avait une voiture sans volant… »

Réunir les acteurs du développement économique

Dasn cette même veine, Laurent Mespoulet poursuit : « À Nîmes, 30 000 personnes sont au chômage. On a beau faire tous les beaux schémas, en disant que l’on va développer telle ou telle zone d’activité, il faut travailler avec tous les acteurs : France Travail, l’enseignement supérieur, les transports, l’offre de logements… Si on ne les met pas autour de la table pour travailler ensemble sur l’employabilité, on n’arrivera à rien. » Au-delà de cette mission de coordination, l'agence aurait également vocation à devenir un guichet unique pour toutes les entreprises. Un autre membre de l’équipe de Vincent Bouget fait remarquer : « La Chambre de commerce fait bien le job. Seuleemnt, les différentes élections consulaires ont parfois divisé le tissu économique. L’agence de Nîmes Métropole serait une instance neutre, pour tous. »

Un groupe de travail en septembre 

Après une première rencontre entre les équipes de Nîmes Métropole et le vice-président de la Région Occitanie chargé de l'économie, Jalil Benabdillah, un groupe de travail devrait être mis en place dès septembre. Il servira à définir les contours de cette nouvelle agence. « Combien de personnels seront embauchés ? Où sera localisée cette agence ? Qui la présidera ? Ce sont les questions à poser… », interpelle un maire de Nîmes métropole. Autant de questions qui appellent à des réponses concrètes, permettant ainsi de dépasser le "passif" d'Openîmes.

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