Politique
Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 26.07.2018 - coralie-mollaret - 2 min  - vu 854 fois

DÉPARTEMENT La droite d’accord avec Denis Bouad

Le groupe d’opposition Le Bon Sens Républicains a voté contre la signature du « pacte de confiance » proposé par le gouvernement.
Le président du groupe Le Bon Sens Républicain, Laurent Burgoa (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Le président PS du Département, Denis Bouad, et le président du groupe d'opposition au Département, Laurent Burgoa. Photo : Coralie Mollaret.

Ils sont d’accord avec Denis Bouad et le font savoir. Ils, ce sont les élus de droite au Département, présidés par Laurent Burgoa.

Actuellement, le Nîmois écrit « à tous les maires du Gard » pour justifier sa position. Pour ceux qui ont raté un épisode, le conseil départemental du 11 juillet a été marqué par le refus du président Bouad de signer le fameux pacte de confiance avec le gouvernement.

Un pacte dans lequel la collectivité devait s’engager à ne pas augmenter ses dépenses de fonctionnement de plus de 1,2% par an, sous peine de pénalités. Aujourd'hui, le Département respecte déjà ce seuil. Mais le président socialiste a voulu marquer le coup, profitant de l’occasion donnée pour rappeler l’État à ses obligations. Ces dernières concernant surtout le reste à charge important des allocations individuelles de solidarité, type RSA (Revenu de solidarité active).

En conseil, les élus de droite (*) ont salué cette décision. « Ce pacte est une ingérence de l’État, une mise sous tutelle financière des collectivités », commente Laurent Burgoa, illustrant par « le transfert des charges sur les Départements de près de 11 milliards d’euros, sur les allocations individuelles de la solidarité ou les mineurs non-accompagnés.»

Avant de partir en vacances, Laurent Burgoa - à qui l'on prête des intentions pour les prochaines Sénatoriales - a écrit à tous les maires du Gard : « les taux demandés par ce pacte sont déjà atteints. Ce contrat avec l’État est donc une atteinte à la liberté des politiques locales (…) C’est pour cette raison que nous sommes solidaires de cette position, dans la mesure où les termes du contrat continuent d’être respectés ». Il vaudrait mieux... Le cas échéant, la collectivité devra s'acquitter d'une pénalité dépassant les 10 M€ !

S'ils sont d'accord sur le fond, les élus du groupe d’opposition Centristes et Indépendants n'ont pas voté ce refus de signer, dénonçant un affichage politique. La date limite pour signer ce pacte étant fin juin.

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com

* "Par souci de cohérence", les élus d'Alès qui ont voté ce pacte en mairie se sont abstenus au Département. Une décision qu'a déplorée le président Denis Bouad, estimant que la situation de la commune et du Département n'étaient pas similaires.  

Coralie Mollaret

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