Le maire tresquois a débuté sa prise de parole par des éloges envers son équipe : "Je voulais vous dire tout le bonheur que j'ai eu pendant ces six ans de mandat. Ce fut une mandature exceptionnelle. Car l'équipe était très soudée, enrichissante. Nous avons pu débattre les uns avec les autres", a-t-il confié, devant le public réuni dans la salle des fêtes. Preuve que tout le monde est en odeur de sainteté dans la majorité : "Nous sommes la seule commune du Gard Rhodanien qui, pendant ses quatre mandats, n'a enregistré aucune démission dans notre conseil municipal", s'est-il félicité. Déterminé à enchaîner un cinquième mandat de suite, Alexandre Pissas a ensuite listé les réalisations et les défis à venir pour la commune, entouré de ses colistiers.
Des travaux sur un monument historique
En s'appuyant sur le bilan 2020-2025, le maire de Tresques a mis en valeur la renomination de l'avenue Estelle Méjean-Paoli, le 24 janvier dernier, en hommage à la pharmacienne assassinée. Les travaux réalisés sur la chapelle Saint-Pierre-de-Castres ont été aussi évoqués. Un monument cher aux yeux de l'élu municipal de 75 ans : "C'est l'un de nos bijoux, puisqu'elle est inscrite à l'inventaire des Monuments historiques. Les travaux ont coûté 360 000 euros. Nous avons été aidés par l'État, la région Occitanie, le Département, et la Fondation du Patrimoine, par l'entreprise Perret. Nous avons eu 230 000 euros", détaille-t-il.
La RD409 a marqué également le mandat. "Elle nous a coûté 448 000 euros. Nous avons 335 000 euros d'aide. L'avenue de la Tave, c'était un projet. C'est l'agglomération du Gard rhodanien, par sa compétence eau et assainissement, qui s'en est chargée". Avant de faire une concession : "La commune de Tresques n'a pas mis un euro sur la D5."
La création d'une crèche dans les tuyaux
La tête de liste "Tresques au cœur" a ensuite évoqué les projets à venir. Le principal qui a été cité est la création d'une crèche : "Avant de faire tout cela, j'avais été reçu par le président de la CAF, car c'est elle qui finance beaucoup de crèches", précise-t-il. "Il y a le projet de Tavel avant. On verra la constitution de l'agglomération du Gard rhodanien. Sachez que c'est un projet qui tient à cœur à l'équipe de Tresques", détaille l'élu municipal depuis 25 ans.
Le maire sortant a haussé le ton vis-à-vis de la mairie bagnolaise, en expliquant vouloir concrétiser un projet de trottoir, qui "dure depuis 10 ans". Celui-ci compte obtenir gain de cause en allant voir Jean-Yves Chapelet s'il est réélu ou son successeur.
Ce dimanche 15 mars, Alexandre Pissas tentera de convaincre la majorité des Tresquois de réitérer leur confiance envers lui et son équipe, face à Kévin Danis, l'autre candidat désireux de devenir maire. Car à J-2 du 1ᵉʳ tour décisif, dans la commune de plus de 1 800 habitants, ce sont les habitants qui auront le dernier mot.