Publié il y a 1 h - Mise à jour le 04.02.2026 - Norman Jardin - 3 min  - vu 91 fois

FAIT DU JOUR Nicola Marcerou découvre l’Étoile en espérant décrocher la lune

Le Manduelois Nicola Marcerou participe pour la première fois à l'Étoile de Bessèges.

- Photo : Norman Jardin.

C’est dans un rôle d’équipier au service de ses leaders que le cycliste manduellois participe pour la première fois, ce mercredi à Bellegarde, au grand départ de l'Étoile de Bessèges avec l’espoir de se faire une place dans le peloton professionnel.

À 23 ans, Nicola Marcerou est à un tournant de sa carrière. Pour sa deuxième année (et dernière année de contrat) dans l’équipe professionnelle vendéenne de TotalEnergies, il va participer à l’Étoile de Bessèges pour la première fois. Le cycliste manduellois doit, durant cette année 2026, se montrer et performer pour espérer découvrir les grandes classiques de la saison. Retrouver le Gardois au haut niveau est finalement logique car le vélo, c’est une histoire de famille chez les Marcerou. Avec un grand-père et un père qui pratiquaient au club de l’Espoir cycliste Nîmois, le petit Nicola pousse sur ses premières pédales à l’âge de cinq ans.

« La première course cycliste que j’ai vue, c’était l’Étoile de Bessèges à Bellegarde »

C’est le temps des premières émotions et des douces années : « La première course cycliste que j’ai vue, c’était l’Étoile de Bessèges à Bellegarde. Il y a un passage du Tour de France à Manduel et les étapes du Mont Ventoux ». Le jeune prometteur reste à l’ECN pendant onze années et arriva ce qui devait arriver : « J’ai voulu aller voir le haut niveau », souligne Nicola qui passe les étapes avec la Team Culture 19, une structure nationale basée à Toulouse. Deux ans d’apprentissage en junior plus tard, c’est l’équipe Vendée U qui vient le chercher. À 18 ans, après le BAC (management du sport), le Gardois doit couper le cordon et s’installer au manoir Saint-Michel à 20 kilomètres de La Roche-sur-Yon.

Le Gardois veut s'installer durablement dans le peleton proffessionel. • Photo : TeamTotalÉnergies

« Nicola c’est un besogneux et je le vois progresser. Je ne suis pas inquiet pour lui »

Nicola est à l’Ouest mais pas à côté de la plaque et il met à profit ses quatre années avec la réserve de la Team TotalEnergies : « C’est surement mes plus belles années, c’était comme une famille ». Il apprend à d’abord être équipier puis à devenir leader. En 2025, c’est l’équipe première qui lui fait signer son premier contrat professionnel (deux ans). Une fois le pied à l’étrier, le Gardois doit faire ses preuves en un temps limité et il fait ses gammes à la Flèche brabançonne. « Je l’ai vu à l’action et j’ai constaté la solidité du bonhomme. C’est quelqu’un qui n’a pas de complexe, qui est bien élevé. Il est passé professionnel par son rendement et son comportement. Nicola c’est un besogneux et je le vois progresser. Je ne suis pas inquiet pour lui », affirme Jean-René Bernaudeau, le manager de l’équipe TotalEnergies.

« Le Tour de France, c’est toujours dans un coin de ma tête »

En ce début d’année 2026, Nicola aborde l'Étoile de Bessèges avec humilité : « Sur l’Étoile, j'aurai un rôle d’équipier dans différents rôles, que ce soit pour préparer les sprints ou placer les grimpeurs. J’effectuerai le travail de l’ombre que le grand public ne voit pas. Pour le reste de la saison, ce sera toujours d'aider l’équipe au maximum et peut-être avoir un bon résultat individuel sur une course avec l'opportunité de se retrouver à l'avant ». Le statut du puncheur ne lui garantit rien, mais cela ne l’empêche pas de rêver à la plus grande des courses cyclistes : « Le Tour de France est l’objectif de tous les cyclistes du monde. C’est toujours dans un coin de ma tête. » 

Nicola Marcerou s'entraîne régulièrement sur les routes gardoises. • Photo : Norman Jardin.

Fan de Peter Sagan, Wout Van Aert et Remco Evenepoel

Pour l'avenir, le fan de Peter Sagan, Wout Van Aert et Remco Evenepoel a un souhait : « J'aimerais continuer dans la même équipe mais contractuellement elle va s’arrêter à la fin de l'année 2026 et elle est toujours en recherche de sponsors. C’est une incertitude mais pas une inquiétude. » Les cyclistes gardois professionnels ne sont que deux dans le peloton et, par un incroyable hasard, ils habitent tous les deux dans la commune de Manduel à quelques centaines de mètres. Il y a donc Nicolas Marcerou et Alexandre Delettre. « Je connais Alexandre depuis quelques années. On roule tout le temps ensemble. On partage beaucoup de choses, dont les déplacements. C’est toujours bien de côtoyer quelqu'un comme lui et on se tire vers le haut. » Les deux hommes se retrouvent régulièrement pour des sorties sur les routes gardoises.

Chasse, pêche et chevaux

Cet amoureux de la nature apprécie de se ressourcer sur ses terres, près de ses racines. « Passer du temps avec les chevaux, chasser le petit gibier dans les vignes autour de Manduel et pêcher avec des copains au Grau-du-Roi, au Bas-Rhône, dans le Gardon, au lac de Bellegarde ». C’est justement à Bellegarde, la même où il a assisté à sa première course cycliste, que Nicola Marcerou avec son dossard 66, entame une année charnière. Celle durant laquelle il va tenter de s’installer durablement dans le peloton du cyclisme professionnel et peut-être décrocher la lune. 

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