Publié il y a 1 h - Mise à jour le 20.03.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 552 fois

ÉDITORIAL Municipales 2026 : Nîmes face à l’inconnu

Photo Objectif Gard DR

À Nîmes, le manque de clarté du candidat Rassemblement national pourrait peser lourd dans le vote de dimanche.

Nous y sommes. Dimanche, la ville de Nîmes aura un nouveau maire. Et le choix que feront les Nîmois sera déterminant pour l’avenir de cette cité que l’on aime tant. Il y a deux projets qui semblent clairs. D’abord, celui de la majorité sortante, qui propose une rupture dans la continuité. Les successeurs de Jean-Paul Fournier ont perdu beaucoup de temps à se chamailler autour de cette fameuse succession. Ils ont compris, peut-être un peu tard, que la politique ne se construit pas contre, mais avec. Les cabinets politiques et les équipes de campagne ne sont pas parvenus à leur faire entendre raison. Les électeurs l’ont fait. Reste à savoir si sept petits jours ont été suffisants pour se faire pardonner cette perte de temps inutile. En face, l’union de la gauche aura fait la démonstration que la force était de son côté. Oui, un programme ne se construit pas sur un coin de table à quelques-uns. Les habitants aspiraient à être consultés, entendus et à accompagner durablement le futur de Nîmes. Loin des caricatures que l’on agite, Vincent Bouget séduit largement la gauche, mais aussi, plus inattendu, une droite modérée qui veut lui donner une chance de la convaincre qu’une nouvelle façon de faire de la politique est possible : sans agressivité, sans mauvaise foi. Trente ans ont passé depuis l’accession au pouvoir de la gauche dans la capitale du Gard. C’était une autre époque, une autre équipe, une autre histoire. Aujourd’hui, la gauche parle autant de sécurité que d’économie, de transition écologique que de pouvoir d’achat, de vivre-ensemble que de respect. Enfin, il y a aussi la droite nationale. Plus catégorique, plus radicale. Sûrement en phase avec une partie de la population et de nos lecteurs. Elle a réussi son premier pari : aspirer les deux jambes de la droite locale. Dimanche, elle pourra s’attaquer à un ou deux bras, mais certainement pas à la tête des plus raisonnables d’entre eux. Car ceux qui aiment Nîmes, ceux qui sont fiers de Nîmes, ceux qui veulent le meilleur pour Nîmes ont un sacré problème dans cette équation étrange qui s’offre à eux. Qu’est-ce que Julien Sanchez veut faire de Nîmes ? On ne le sait toujours pas très bien. S’il avait réellement fait campagne, proposé un programme crédible et clair, on pourrait au moins le comparer à celui des autres candidats. Et chacun pourrait juger en connaissance de cause. Malheureusement, à deux jours d’un nouveau chapitre pour Nîmes, on ne sait toujours pas bien qui il est, ni où il veut nous emmener. Un saut dans le vide. Cela mérite donc d’y réfléchir un instant. Car s’aventurer dans l’inconnu, c’est accepter de se perdre… sans garantie de jamais revenir.

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