Doté d’une très forte personnalité, William, le prévenu du jour, n’a pas manqué de le faire savoir au tribunal correctionnel de Nîmes. Ce jeudi 19 mars, l’homme de 79 ans comparaît pour des faits de violences sur sa femme et sa fille datant de l’été 2025. « Je n’ai jamais, au grand jamais, levé la main sur ma femme ou sur ma fille », a lancé le retraité avec véhémence, annonçant alors la couleur. Coupant Jérôme Reynes, président à l’audience, tentant de faire entendre sa version, le septuagénaire n’a pas arrangé son cas.
Selon sa femme, l’homme aurait agressé sa compagne, qui a été contrainte de fuir chez sa fille. « Il m’a sauté dessus pendant la nuit », a déclaré son épouse lors de son audition face aux enquêteurs de la gendarmerie nationale. Le lendemain, il se serait présenté au domicile de cette dernière et aurait asséné des coups de hache sur la porte de l’appartement. Montrant son mécontentement, le prévenu a décrit sa femme et sa fille comme des femmes « menteuses, vicieuses et sournoises ».
« Elle m’a sauté dessus »
Décrivant la scène comme un combat de catch, le septuagénaire a expliqué que sa compagne, de mauvaise humeur, l’aurait agressé, avant de partir chez sa fille. « Elle est montée sur le fauteuil et elle m’a sauté dessus », explique William, avant de décrire la bosse que sa chute lui a causée au crâne. Le lendemain, il raconte s’être rendu chez sa fille dans l’unique but de récupérer un lecteur CD. Une explication qui ne justifie pas son utilisation d’une hache contre la porte du domicile. « J’ai mis quatre ou cinq coups », lance le prévenu, en décrivant avoir récupéré l’outil dans le jardin de sa fille.
Comparaissant sans avocat, le septuagénaire n’a pas manqué de montrer son mécontentement au tribunal lors des réquisitions du procureur de la République, allant jusqu’à la couper dans son réquisitoire. Malgré tout, 4 mois d’emprisonnement avec sursis ont été demandés à son encontre, accompagnés de deux peines d'amende pour les dégradations et les violences sur sa fille. « C’est pas moi qui devrais être ici, c’est elle », lance le retraité en faisant référence à sa femme, de qui il est séparé depuis. « Après délibération… », « et par décision contradictoire », coupe le prévenu lors de l’annonce de sa peine par le président, avant d’être fixé sur son sort.
Les faits de violences avec arme ont été requalifiés en dégradations légères. L’homme a ensuite été condamné pour l’intégralité des faits qui lui étaient reprochés. Il a écopé de 4 mois d’emprisonnement avec sursis et de deux peines d’amende à hauteur de 200 € pour les violences sur sa fille et pour la dégradation mineure de la porte. Ne laissant que peu de place aux propos du président du tribunal, l’homme n’a pas cessé de se répéter : « Je ne ferai plus jamais confiance à une femme. » Il a ensuite quitté la salle d'audience, tout en marmonnant.