Objectif Gard : Fort de déjà deux mandats, vous avez été réélu dès le premier tour avec 56 % des voix malgré une triangulaire, comment avez-vous accueilli ce résultat sans appel ?
Claude Cerpedes : C’est une très belle victoire, on l’espérait. On a été portés pour notre bilan, au moins honorable. On est un gros village mais on reste un village, on le sentait venir. Les gens nous connaissent, nous apprécient ou non, on nous a parlé de bilan remarquable. Saint-Martin est une des communes les plus pauvres de la région, ce pourquoi on fait beaucoup d’actions vers les enfants et les personnes âgées.
À quoi ressemblera le mandat à venir ?
Je ne fais pas de promesse mais je tiens mes engagements. Notre programme est financé et finançable, mais si le gouvernement coupe les vivres… Il reposera en tout cas sur nos valeurs fondamentales : la solidarité, le vivre-ensemble et l’environnement. On commencera par boucler les travaux quartier Camont, mais aussi la renaturation des cours d’école, dans la continuité de ce qu’on a fait et en améliorant encore.
La campagne a été musclée, comment avez-vous répondu aux attaques ?
On m’a critiqué sur les financements d’associations, comme S.O.S. Méditerranée, comme quoi ce n’est pas notre rôle. Par contre, quand j’aide des familles ukrainiennes, là ça va. Mickaël Thery est plutôt de droite, mais le reste de sa liste est plutôt attaché à l’extrême droite. Ils ont calqué leur programme sur celui du RN, bravo à eux qui ont nationalisé le débat.
Justement, quelles leçons tirez-vous des 30 % réalisés par la liste d’opposition Divers droite et de la montée au global du RN dans le département ?
Quand on analyse, 25 points perdus pour la majorité à Alès, c’est énorme. Ce glissement à l’extrême droite, je ne l’avais pas vu venir. Il y a forcément un dilemme entre le combat et la compréhension. Mais je ne renierai pas mes convictions, la solidarité et l'environnement sont une obligation. Je ne ferai pas de compromis avec l’extrême droite. Je pense qu’on doit surtout plus expliquer et plus être présent.
Lucile Pialat, 3ᵉ avec 14 % : "Le score m’a surpris"
"Je ne siègerai pas, je ne veux pas être dans l’opposition. D’autant plus qu’il ne m’a pas bien accueilli quand j’ai voulu le féliciter dimanche soir. On a voulu proposer une alternative, mais il partait avec un temps d’avance étant maire sortant. Et bénéficiant des personnes inscrites sur les listes électorales depuis les logements sociaux créés, qui risquent d’être des bombes à retardement. Mon plus grand regret est qu’il gagne au 1ᵉʳ tour, le score m’a surpris, même si je lui ai pris 15 % par rapport à ses 70 % de 2020. Je continuerai à œuvrer dans les associations et en dehors de la politique. La vie continue, il faut respecter la démocratie."