Publié il y a 1 an - Mise à jour le 10.03.2023 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 1112 fois

EXPRESSO Bois de Minteau : « On sort par la petite porte… »

Sur demande du Pays de Sommières et de la mairie de Calvisson, le Conseil départemental a repris la gestion du bois de Minteau. Des terres acquises en 2011 qui devraient permettre la création de 5 000 emplois. 

Un « échec », un « gâchis »… Tels sont les mots employés par les élus du territoire pour décrire le projet du bois de Minteau. « Il faut revenir un peu sur l’historique… Parce qu’il y a toute une fantasmatique qui s’est greffée sur ce qui pouvait s’y faire ou ne pas s’y faire », commentait ce mardi sur le plateau du club Objectif Gard, le président de la Communauté de communes du Pays de Sommières, Pierre Martinez.

Le Département reprend l'emprunt 

L’histoire démarre il y a 14 ans. La Communauté de communes du Pays de Sommières, la commune de Calvisson et le département du Gard réfléchissent à l’aménagement du bois de Minteau. Une zone de 140 hectares principalement sur Calvisson en bordure de l’autoroute A9. En 2011, la vente est conclue par le syndicat mixte qui rassemble les trois protagonistes pour un montant de 5,6 M€.

Sur cet espace, beaucoup d’aménagement sont pensés comme de l’habitat, des équipements publics ou encore « un parc régional d’activité économique », relève le conseiller départemental du canton de Sommières, Marc Larroque. Plusieurs études sont engagées. Malgré l’argent dépensé dans la réflexion, rien ne se concrétise. « Le bois de Minteau fait aussi partie du Scot Sud Gard (Schéma de cohérence territoriale). On ne pouvait pas artificialiser toutes les zones, d’autant qu’il y avait également Magna Porta à Manduel », éclaire Marc Larroque.

L’an dernier, les élus locaux - qui depuis les dernières élections ne sont plus les mêmes qu’à l’époque - s’affolent. « Normalement, le syndicat aurait dû rembourser le prêt des 5 M€ dont 60 % pour le Département, 30 % pour la Communauté de communes et 10 % pour Calvisson, rappelle Pierre Martinez, nous n’avions pas les moyens de le faire si ce n’est à sacrifier des investissements dans nos écoles par exemple. »

Quel avenir ? 

Se tournant vers le Conseil départemental, l’exécutif a accepté de payer l’intégralité des 5 M€. Ce fut d’ailleurs l’objet d’un comité syndicat, ce mardi. À présent, le bois de Minteau est dans le giron de la collectivité départemental. Pour quoi faire ? Selon nos sources, plusieurs responsables de projet ont toqué à la porte. Reste qu’aujourd’hui, comme l’a fait remarquer Pierre Martinez : « Les choses ont changé, ce qui était vrai il y a 5 ans l’est moins aujourd'hui. » Et notamment, les lois environnementales limitant l’artificialisaiton des sols.

Coralie Mollaret

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