Publié il y a 43 min - Mise à jour le 06.05.2026 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 93 fois

EXPRESSO Présidentielle : Mélenchon se lance, la gauche gardoise entre ralliement et réserve

Jean-Luc-Mélenchon, candidat à la Présidentielle

Jean-Luc-Mélenchon, candidat à la Présidentielle (D.R/S.Ma)

- S.Ma

Le leader de la France insoumise a annoncé, dimanche sur TF1, sa candidature à l’élection présidentielle 2027. En 2022, il est arrivé en tête du premier tour à Nîmes avec 28,68 % des voix.

Une candidature dictée par « le contexte et l’urgence », justifie Jean-Luc Mélenchon, se proposant ainsi pour la quatrième fois au suffrage des électeurs, « comme Chirac », glisse-t-il. Revenant sur sa volonté d’être remplacé, exprimée en 2022, le candidat nuance : « Je l’ai été dans toute sorte de fonctions, c’est-à-dire l’essentiel de ce que je faisais. » Incontournable dans son parti, l’Insoumis aura étouffé toute concurrence. Il assure toutefois ne pas être seul  : « Nous sommes une équipe nombreuse. Cette équipe va se déployer partout. Regardez bien leurs visages, beaucoup sont très populaires, ce sont les visages de notre futur gouvernement.»

« L’urgence de la situation » se matérialise, selon lui, par « la guerre généralisée qui nous menace, le changement spectaculaire du climat… Puis, nous avons une crise économique et sociale qui s’avance vers nous. » Le candidat avance quelques propositions, notamment sur la hausse du carburant, proposant le blocage des prix : « Je dis au patron de Total : vous n’allez pas mourir si vous bloquez les prix. Vous avez gagné l’an dernier plus qu’aucun groupe capitaliste dans toute l’histoire de France. » Et de rappeller les causes de cette situation : « C’est une guerre déclenchée par deux pays : Israël et les États-Unis. Il y a une cause politique, la réponse sera politique. »

En 2022, le leader de la France insoumise est arrivé en troisième position avec 21,95 % des voix, juste derrière Marine Le Pen, numéro 2 avec 23,15 %, et Emmanuel Macron, en première position avec 27,84 %. À Nîmes, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête au premier tour, avec 28,68 %. « La candidature de Jean-Luc Mélenchon est la mieux placée pour battre la droite et l'extrême-droite (…) Elle signe l'espoir de millions de Français qui aspirent au renouveau démocratique après 10 ans de confiscation macroniste, à la planification écologique pour nos générations futures, au partage des richesses pour plus de justice », réagit Nicolas Pellegrini, co-secrétaire du parti de gauche et militant LFI.

À gauche, tous ne partagent pas vraiment cette analyse : « Ceux qui multiplient les candidatures à gauche auront une forte responsabilité si nous ne sommes pas représentés au second tour », commente Béatrice Leccia, co-secrétaire des écologistes Occitanie, défendant « une primaire pour désigner une candidature unique à gauche. » Cosecrétaire du PCF, Frédéric Deschamps s’interroge aussi : « Le désir de rassemblement des forces progressistes et politiques de gauche est fort (…) La candidature de Jean-Luc Mélenchon suffit-elle pour incarner cet espoir ? À l’évidence, non. La réflexion doit donc se poursuivre, au sein des organisations politiques et, bien au-delà, dans le mouvement progressiste et citoyen, qui, comme en 2024, devra se mobiliser pour porter ses attentes et ses espoirs. »

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Coralie Mollaret

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio