Objectif Gard : vous êtes le nouvel adjoint au Tourisme, qu’avez-vous découvert en prenant cette fonction ?
Laurent Mespoulet : J’ai été très agréablement surpris par l’équipe en place à l’office du tourisme, mais aussi au H2. Il y a beaucoup de professionnalisme, beaucoup d’envie, de compétences et de savoir-faire.
Que pèse le tourisme pour la ville de Nîmes ?
Ce sont des retombées économiques qui s’élèvent à 12 % de la richesse nîmoise. C’est très important et on a un œil très précis là-dessus. D’abord pour maintenir ce chiffre puis le faire croître.
« Nîmes, c’est aussi l’histoire industrielle »
L’office du tourisme a présenté un bilan de fréquentation à l’équilibre. Comment faire mieux ?
Il faut aller chercher d’autres publics, faire d’autres propositions et activer le tourisme d'affaires. Quand les congressistes viennent, on a des retombées dans les six à huit mois qui suivent car ils reviennent dans la ville avec leur famille pour les vacances.
Le tourisme à Nîmes se limite-t-il aux monuments romain ?
Non, parce qu'il faut savoir que la Méditerranée est très présente avec les flux migratoires qui ont eu lieu depuis 2000 ans. Nîmes, c’est aussi l’histoire industrielle. Nous voulons mettre tout cela en parallèle avec Nîmes la Romaine.
« Ce qui m'intéresse, c’est de dire Nîmes la Méditerranéenne »
La nouvelle municipalité a-t-elle eu le temps d’intervenir sur les programmations touristiques 2026 ?
La programmation touristique n’est ni de droite ni de gauche. L’équipe est tellement professionnelle ici : elle a travaillé dans l’intérêt de Nîmes et son territoire.
Quels sont vos projets pour le tourisme à Nîmes dans les prochaines années ?
J’ai entièrement confiance en l’équipe de l’office de tourisme. Ce qui m'intéresse, c’est de dire Nîmes la méditerranéenne et d’englober les quartiers de la périphérie pour qu’ils soient acteurs de cette programmation touristique. Qu’ils puissent se dire que Nîmes n’a pas commencé en 1962. Tous les sites touristiques que l’on trouve de l’autre côté de la Méditerranée, en Tunisie, au Maroc, etc. On les retrouve ici. C’est tout à fait leur histoire et cette histoire que j'aimerais réécrire un peu.
« Il faut réfléchir à ombrager et à mettre des fontaines d’eau »
Le tourisme nîmois se joue-t-il aussi loin des arènes ?
Bien sûr, avec le Pont du Gard et Arles. Nous avons le seul city-pass en France qui agrège trois lieux labellisés Unesco.
Comment comptez-vous adapter le tourisme nîmois aux fortes chaleurs que la ville connait chaque été ?
Il faut réfléchir à ombrager et à mettre des fontaines d’eau pour que les touristes puissent se balader à partir de 16 heures. Cela inclut des équipements particuliers entre l’Esplanade et les arènes. Il faut repenser les promenades plantées et la jonction du parc Jacques-Chirac – Pichon, est importante à mettre en place.