Publié il y a 1 h - Mise à jour le 07.02.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 170 fois

NÎMES OLYMPIQUE L’achat du stade des Antonins embrase le dernier conseil municipal

Photo d'illustration du conseil municipal

Photo d'illustration du conseil municipal 

- Coralie Mollaret

Ce samedi, l’acquisition par la ville du stade provisoire des Antonins, détenu par Rani Assaf, a suscité les dernières passes d’armes du conseil municipal avant les prochaines élections. 

La fin de l’ére Fournier n’aura pas été sans remous. Après l’hommage de circonstance qu’ont rendu les élus, saluant les 25 ans de mandat du maire Les Républicains, la politique a vite repris ses droits. Et pour cause : les élus ont examiné le choix de la ville de racheter à Rani Assaf, ex-président du club, le stade des Antonins (6,8 M€ hors taxe), le complexe d’entraînement de la Bastide (2,4 M€) ainsi qu’une enveloppe de 200 000 € pour le mobilier, les équipements et l’agencement. Un débat passionnant et passionné qui s’est d’abord matérialisé par la « DM » (Décision modificative) du budget 2026, votée en décembre, pour permettre cette acquisition. 

François Courdil et les « socialo-communistes »

A priori technique, cette « DM » inscrit une dépense supplémentaire de 9,5 M€ dans la section d’investissement. L’écriture comptable a vite enflammé le conseil. Il faut dire que le discours du rapporteur, Franck Courdil, était loin d’adoucir les esprits. Remplaçant l’adjoint aux Finances, Frédéric Escojido, il démarre : « Sans cette acquisition, le club restait dépendant d’un ancien président qui détenait à la fois les équipements structurants et la marque. Une situation ni saine ni durable. Cette clarification patrimoniale était une condition indispensable à la survie du club. » L’ancien adjoint aux Finances, Pascal Gourdel, objecte : « On peut s’interroger sur la sincérité du budget voté en décembre et du niveau final de l’endettement ! » Le trentenaire défend : « Nous n’avions pas l’avis de France Domaine ! Ça n’aurait pas été sérieux… »

Un tantinet véhément, François Courdil lance : « Sans la volonté du maire, celle de Franck Proust et de la majorité municipale, le Nîmes Olympique n’existerait plus. » Sifflets du public et des élus d’opposition du groupe Nîmes citoyenne à gauche, présidé par Vincent Bouget. Le candidat de la gauche unie (hors LFI) qui a sur sa liste l’ancien président du groupe de supporters Les Gladiators, Dimitri Pialat. « Mais, il est en train de s’arranger… », a lâche même Yvan Lachaud, membre du groupe Les Progressistes. François Courdil va (encore) plus loin en citant la subvention de la ville versée au club : « Un soutien à des années-lumière de la participation décorative du Département et de la Région ! C’était sûrement mieux comme ça, vu l’état de délabrement financier de la gestion socialo-communiste… » Outrée, Sylvette Fayet s’indigne  : « Arrêtez M. Courdil, arrêtez ! » « Tout ce qui est excessif devient insignifiant ! », répondra Vincent Bouget. 

Vincent Bouget rappelle le « péché originel »

Les élus ont ensuite abrogé la délibération pour la vente du stade des Costières à Rani Assaf. Une décision du tribunal administratif après celle de la ville de ne plus vendre l’équipement. En bon professeur d’histoire, Vincent Bouget fait la génèse du dossier Nîmes olympique : « Il y a dans cette affaire le péché originel. » S’adressant aux élus de la majorité : « Vous vous êtes fait complices du mensonge de Rani Assaf : la vétusté prétendument insurmontable du stade des Costières. Il fallait détruire un stade de 30 ans, signé par un grand architecte, mal entretenu certes, alors même qu’aucune étude sérieuse n’était présentée. »

Plus tard, Franck Proust indiquera : « le stade des Costières nous coûtait 3 M€ de frais de fonctionnement par an ! » Vincent Bouget poursuit sa charge : « Pendant plusieurs années, vous vous êtes accommodés de cette situation… Puis, quand il est devenu évident que le projet de Rani Assaf ne correspondait en rien à un projet sportif acceptable, que la colère des supporters grondait après la perte de l’agrément du centre de formation... Vous avez changé de discours » Seulement, « vous vous êtes rendus impuissants, vous avez affaibli notre club ! »

À qui la faute ? 

S’il attendait la délibération officielle sur l’acquisition des infrastructures, Franck Proust n’a pu s’empêcher de riposter : « C’est facile les commentaires a posteriori ! À l’époque où la décision est prise, Nîmes Olympique est en première division. On nous apporte un projet de stade à 240 millions, dont pouvait bénéficier le tissu économique nîmois… Vous-même, vous rencontrez M. Assaf et, sur une émission Objectif Gard, vous avez dit que  ce n’était peut-être pas mauvais pour Nîmes. » « Vous mentez ! » lui répondent les élus de gauche.

Nule doute que le sort du Nîmes olympique sera tranché, en mars, par les urnes. 

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