« C’est une étape importante pour moi », lance Aurélie Delwarte au moment d’inaugurer le local de campagne de sa liste. Un local un peu caché, la rue des Quatre-coins n’étant pas particulièrement passante, mais dont une face vitrée donne sur les allées, tout à côté du local d’Olivier Esquer. « J’ai mis du temps à le trouver, mais le centre ancien était une volonté de ma part », affirme la candidate, pour avoir « un lieu où chacun pourra venir discuter, proposer, débattre. Un lieu où l’on travaille sérieusement, sans promesses irréalistes, mais avec des projets concrets, réalisables et utiles. »
Symboliquement, cette inauguration donne aussi un message : elle ira jusqu’au bout. « Ma liste est complète, c’est une liste d’union des droites, moi je représente le parti de Marion Maréchal, il y a des gens du RN, comme Michel Pous, de Reconquête!, de LR, des apolitiques, des jeunes, des retraités, des chefs d’entreprises, des professeurs », détaille Aurélie Delwarte, qui ne cache pas sa ligne politique : « la droite dure, la défense des valeurs de la France, de la famille, je n’ai jamais retourné ma veste. »
Avec une inconnue, et non des moindres : que va faire le RN ? Suppléante du député Pierre Meurin, avec qui elle est désormais en froid, Aurélie Delwarte ne se prive pas de faire remarquer que « du côté du RN, pour l’instant il n’y a pas de candidat annoncé ni présent sur le marché, à cinq semaines du premier tour. Moi, j’ai construit un programme depuis deux ans. » Pour autant, elle garde la main tendue vers le parti lepéniste, pour lequel elle a longtemps milité dans sa ville d’origine, Hénin-Beaumont : « J'ai gardé de bonnes relations avec le RN autre que Pierre Meurin, j’ai laissé la porte ouverte, ce sera au RN de prendre sa décision. »
Et si le RN la joue comme à Alès, où une liste a été montée face à celle de Marc Infantes, pourtant proche de ses idées ? « S’il y a une liste RN, on sera là, on est engagés », affirme Aurélie Delwarte, convaincue qu’un tel scénario boucherait le « boulevard » qu’elle imagine pour l’extrême droite à Pont. « Et s’il y a une fusion à faire, on la fera, au premier ou au second tour, mais pas au détriment de la qualité de ma liste », rajoute-t-elle.
Son programme sera « dévoilé dans les jours qui viennent » et comportera « dix engagements qu’on pourra mettre en place dès le premier jour, sur la santé, la sécurité, les séniors, le handicap, la jeunesse, avec des choses concrètes », affirme-t-elle. La liste sera dévoilée en même temps. Quant à elle, si elle est élue maire, elle affirme qu’elle le sera « à plein temps » et qu’elle baissera son indemnité « de 40 % ».