Publié il y a 1 an - Mise à jour le 24.05.2023 - François Desmeures - 3 min  - vu 1540 fois

SAINT-JEAN-DU-GARD Une dernière pour Michel Ruas avant de regagner les rangs

De gauche à droite : Mireille Lallemand, Michel Ruas et Pierre Aiguillon

- François Desmeures

Le maire de Saint-Jean-du-Gard, Michel Ruas, ira récupérer la lettre de la préfecture qui entérine sa démission, vendredi ou lundi. Il redevient conseiller municipal. La première adjointe, Mireille Lallemand a quinze jours, ensuite, pour convoquer un conseil municipal en vue de l'élection d'un nouveau maire. Pierre Aiguillon, 3e adjoint, devrait être élu à la fonction. 

De gauche à droite : Mireille Lallemand, Michel Ruas et Pierre Aiguillon • François Desmeures

Un changement dans la continuité. C'est ce qui s'annonce en mairie de Saint-Jean-du-Gard, dans les deux semaines qui viennent. Élu maire en 2014, Michel Ruas avait annoncé vouloir passer la main au cours de son second mandat. Ce sera acté dès réception de la missive préfectorale. Si Mireile Lallemand assure logiquement l'intérim à la fonction de maire, en tant que première adjointe, elle ne cache pas sa volonté de rester dans ce rôle. Le candidat de la majorité est déjà connu, il s'agit de Pierre Aiguillon, jusqu'ici adjoint aux finances et aux associations. 

City-stade, pump-track, maternelle et pôle déchange multimodal

"C'est évidemment une continuité, avance Pierre Aiguillon, on a fait un programme sur tout le mandat et même pour le mandat d'après s'il le faut", sourit le futur maire, en avançant les projets en cours ou sur le métier : "City-stade et pump-track, d'ici la fin de l'année, puis la priorité donnée à l'école maternelle, à la gendarmerie, à l'aménagement de la déviation pour pouvoir circuler sans danger jusqu'à la maternelle, ainsi que la création d'un pôle d'échange multimodal à côté de la maternelle". Des parkings devraient aussi voir le jour au bord de la déviation. À terme, la municipalité souhaiterait aussi "aménager les rives du Gardon, avec la mise en place de mobilités douces"

Avec Anduze, La Grand'Combe et Saint-Hilaire-de-Brethmas, Saint-Jean-du-Gard est la quatrième commune de l'agglomération alésienne intégrée au dispositif d'État Petites villes de demain. Une réunion de comité de pilotage avait justement lieu, ce mercredi 24 au matin, à Alès, pour une convention attendue "au début du deuxième trimestre", précise Pierre Aiguillon (*). Une véritable opération de revitalisation du territoire (ORT), qui doit permettre de requalifier l'habitat de centre-ville et d'y réimplanter des commerces, avec des aides substantielles de l'État et une mobilisation de la Banque des territoires. Si la convention est aussi attendue, c'est également parce que "ça fait trois ans qu'on y travaille et, qu'en attendant, on perd des subventions". Un chef de projet a été installé pour suivre les dossiers des quatres communes candidates d'Alès Agglo, ainsi qu'un manager de commerce "qu'on subventionne à hauteur de 10 000 € par an"

"La ferme de la Borie, on l'aurait déjà vendu deux fois"

Michel Ruas, maire démissionnaire de Saint-Jean-du-Gard

Le nouveau maire devra aussi poursuivre le vente de la ferme de la Borie, véritable serpent de mer municipal. Michel Ruas avait annoncé à Objectif Gard, le 11 avril, attendre la fin du temps judiciaire pour relancer la vente. "Sinon, on l'aurait déjà vendu deux fois, affirme le maire sortant, qui, en plus du premier rachat initial pour un kinésithérapeute de Paris, avait reçu la proposition d'un maraîcher, "qui a été découragé par les locataires restants, alors que leur bail se finit fin août". "Le vendre à quelqu'un qui y laissera des ronces, ce n'est pas terrible", poursuit Pierre Aiguillon.

Sauf projet agricole, les terres seront retirées de la vente, de façon à ce que la Safer ne bloque pas l'acquisition par un acheteur qui imagine une autre destinée au site. "Mais on reste ouvert à tout", affirme le futur maire, qui tacle quand même, au passage, le projet monté par Terre de liens et la SCI la Borie, qui tentent actuellement un financement participatif afin de déclencher un emprunt : "Ils se contredisent, dans l'idéologie, entre la notion de bien commun, ce qui veut dire que ça n'appartient à personne, et la création d'une société civile immobilière, avec des parts et qui appartient donc à un groupe. Pour l'instant, ça appartient bien à la commune et il faut un projet qui tienne la route." 

(*) Dans le Gard, seul le Pays viganais a signé la convention avec l'État et les partenaires, le 26 avril dernier (relire ici).

François Desmeures

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