Quelques 68,8 millions d'euros à l'équilibre pour poursuivre et tirer profit de "30 ans de bonne gestion". Ce lundi 27 avril, le conseil municipal d'Alès a voté "le budget le plus important" de son histoire, toujours prévu à l'équilibre, malgré les différents évènements internationaux et leurs impacts sur les prévisions de croissance et d'inflation dressées par le gouvernement lors de l'adoption de son budget début février. 43 % de ce budget est destiné aux charges du personnel.
Un grand plan de rénovation
Ce plan de rénovation comprend l’église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rochebelle. Au total, 1,2 million d’euros va être investi dans la rénovation de cet édifice, propriété de la municipalité, qui menaçait de s’écrouler. Il était impossible pour le maire d’Alès de "la laisser se détériorer : il fallait sauver ce patrimoine".
Dans le cadre de l'ANRU3, des travaux sont aussi prévus, notamment pour l’aménagement de l’ancienne tour du quartier des Cévennes ou encore de la rue du Faubourg d’Auvergne. Une enveloppe de 650 000 euros sera allouée pour rénover les Halles de Bruèges. Les Halles de l'Abbaye et leur parking seront aussi finalisées pour "que ce marché devienne toujours un peu plus le cœur battant d'Alès".
Côté impôts, la taxe foncière restera stable. Elle s’élèvera sur les propriétés bâties à 52,87 %, celle sur les propriétés non bâties à 66,70 % et la taxe d’habitation à 21,17 %.
Un conseil houleux
Les neuf conseillers municipaux de l’opposition ont fait entendre leur voix ce lundi. Pour eux, le budget "ne tient pas compte du résultat des urnes." Bien qu'ils constatent "une gestion rigoureuse", ils blâment la majorité d'avoir érigé un "budget de continuité alors que les Alésiens veulent une rupture", en plus de payer le "prix du retrait des listes de gauche" en augmentant le budget dédié aux associations, de 15 à 19 %.
Ils accusent également le maire de ne pas consacrer assez d’argent à la sécurité, qui est pour eux un axe principal de dépense. Ce à quoi Christophe Rivenq répond : "Je suis maire de tous les Alésiens, j’ai pris en compte les gens qui ont voté pour d’autres listes que la mienne et qui n’étaient pas présents au second tour." Avant de s'axer sur la sécurité : "9,8 % des dépenses prévues dans ce budget vont à la police municipale, nous allons prochainement installer 15 nouvelles caméras pour un montant de 192 000 euros. La sécurité est un poste majeur de dépense pour la ville d’Alès."
Sujet de discorde, le site de Mercoirol, comprenant trois lacs artificiels résultant de l’activité minière dans le bassin alésien, est toujours dans le viseur de Christophe Rivenq, mais aussi de l'opposition. Le but est d'en faire un site touristique, avec un centre nautique pour attirer une nouvelle clientèle comme souhaité par Max Roustan depuis plusieurs décennies. Trop de désaccords aux yeux du groupe RN pour approuver ce premier budget de la mandature "en l'état". D'autant plus qu'une comparaison dressée par le maire avec l’attitude et la "méthode" de l'opposition actuelle, avec l'ancienne incarnée par les communistes, a été loin de plaire au groupe d’Anthony Bordarier.