Que ce soit dans la vie de tous les jours, et sur le billard, il y a une première à tout. Se faire opérer de la hanche gauche, n’a pas effrayé Arnaud Pichot. Tout juste trois heures et demie après s’être réveillé d’une opération, l’homme de 54 ans a réussi l’exploit de marcher et de monter un escalier, dans la foulée, après de bonnes sensations ressenties en béquille et en déambulatoire. Autre satisfaction et statistique marquante : c’est le premier patient ayant subi une chirurgie totale de la hanche en ambulatoire, lundi 30 mars, au centre hospitalier de Bagnols/Cèze.
Une malformation génétique
Dans sa chambre, baignée par le soleil, le père de famille explique les démarches qui l’ont poussé à le faire. Toujours lucide et en gardant les pieds sur terre : « On laisse trainer pendant quelques années. Je faisais beaucoup de vélo. Au moment où je n’ai plus pu pédaler, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. J’ai été consulté par le docteur Jaber. J’ai fait une radio. C’est dû à une malformation a priori. La tête fémorale n’était pas sphérique et frottait. À force, on use, et après cela donne de l’arthrose et cela fait très mal », développe-t-il.
« C’est exceptionnel »
Après une première opération de la hanche droite, le 1ᵉʳ juillet 2025, et quatre jours « passés à l’hôpital », le voilà de nouveau dans l’obligation de faire confiance à la médecine, pour préserver sa santé. Un choix que le principal intéressé ne regrette pas du tout : « J’ai fait un malaise vagal dû à la douleur. Sinon, c’est exceptionnel », se réjouit-il. Conscient tout de même qu’il est au début du processus de rétablissement. Six semaines d’arrêts maladie lui seront ordonnées par le chirurgien, avec la même durée sans conduire, pour bien cicatriser.
Celui qui occupe un poste clé dans la maintenance de turbines de centrales nucléaires, pour EDF à Pont-Saint-Esprit, devra donc prendre son mal en patience. Mais le patient zéro, originaire de Saône-et-Loire, préfère relativiser : « Je travaillais beaucoup au bureau, donc je faisais de l’assistance des équipes. Je n’ai pas de douleurs : je devrais reprendre sans trop de problèmes », se projette-t-il.
« Un chirurgien très humain et à l’écoute »
L’occasion pour lui de saluer le travail remarquable réalisé par le docteur Jaber. Passer entre ses mains à deux reprises a été bénéfique pour lui : « C’est un chirurgien très humain et à l’écoute », complimente-t-il. Cette expérience enrichissante, Arnaud Pichot souhaite la transmettre à des amis, qui sont plus réfractaires à l’idée de devoir subir une opération de la même zone du corps.
Persuadé qu'avec deux hanches, même composées en partie d'acier inoxydable, de métal, de titane et d'aluminium, il marchera plus vite et ira plus loin.
Mode d'emploi d'une prothèse totale de hanche (PTH)
Selon l'Agence Nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (l'ANSM), une prothèse totale de hanche (PTH) repose sur trois éléments principaux :
- la tige fémorale : s'insére dans le fémur
- le cotyle : se fixe sur le bassin
- la tête fémorale, fait la jonction entre le cotyle et la tige fémorale
L’ensemble tête fémorale et cotyle constitue le couple de frottement.
Selon l'Agence Nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (l'ANSM), une prothèse totale de hanche (PTH) repose sur trois éléments principaux :
- la tige fémorale : s'insére dans le fémur
- le cotyle : se fixe sur le bassin
- la tête fémorale, fait la jonction entre le cotyle et la tige fémorale
L’ensemble tête fémorale et cotyle constitue le couple de frottement.