"Les circonstances ont fait que je n'ai pas hésité. J'ai des choses à finir." Et pour Lionel André, les choses à finir commencent devant la mairie. En lien avec l'agrandissement prévu de la cour de l'école pour ses 60 enfants, le maire sortant avance un premier projet, pour lequel les plans sont déjà prêts : "Le garage municipal, on ne va pas le rénover. On va le raser et le déplacer plus loin, dans l'enrochement." À la place, le maire sortant prévoit "un petit coin sympa, avec une fontaine et des bancs. Ce sera notre premier projet après l'élection."
Pour cela, il faudra l'emporter ce dimanche, face à la liste menée par Nicolas Godefroy (relire ici). Si Lionel André ne l'a pas croisé lors de la préparation des candidatures, il a tout de même négocié une éventuelle fusion avec trois personnes proches de la liste qui souhaitait se monter, dont l'éleveur Frédéric Mazer, de Corbès. Mais la fusion n'a pas eu lieu, les protagonistes ne s'entendant pas sur le casting. Maire depuis 2001, Lionel André dit souhaiter, en cas de victoire, "une opposition intelligente. Moi, je suis toujours prêt à travailler avec."
Malérargues est au cœur du deuxième projet de la liste de Lionel André. "Ça a toujours été mon souci au niveau du risque incendie, même si avec les OLD (obligations légales de débroussaillement, NLDR), ça s'est amélioré." La côte est rude pour atteindre le hameau et les lacets dangereux pour un camion incendie. "Ça fait longtemps qu'on cherche, mais on a trouvé un ancien chemin, qui descend vers la route, et on a obtenu l'accord de la DDTM (direction départementale des territoires et de la mer, NDLR) pour son ouverture, afin de créer un échappatoire."
Le troisième projet porte sur les ordures ménagères, qui dépendent d'Alès Agglo, et le "manque de composteurs et de bacs de tri pour que le coût soit moins important. Les incivilités en matière de déchets sont en hausse." Enfin, le candidat Lionel André souhaite insister encore sur le risque incendie, en rappelant aux propriétaires leurs obligations en matière de débroussaillement et d'élagage.
La fusion ? "C'est encore un peu frais pour tirer un bilan"
Si cette dernière mesure n'appelle pas de financement important, les autres réclament un budget d'investissement, alors que les subventions des partenaires risquent de diminuer dans les prochaines années. "Ce que j'ai compris, rassure le maire sortant, c'est qu'il faut se faire un petit patrimoine, pour encaisser des loyers. Il y a l'ancienne mairie de Corbès, les locaux de Terroir Cévennes, on a lancé un appel d'offres pour transformer le bas de la mairie, l'ancienne salle du conseil, en logement..." De quoi abonder le budget municipal, insiste Lionel André.
L'une des priorités, quel que soit le maire élu, sera aussi de faire vivre la fusion communale, effective depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 (relire ici et ici). "C'est encore un peu frais pour tirer un bilan, pense le premier maire de l'histoire de la commune Thoiras-Corbès. Mais ça nous a apporté beaucoup de choses administrativement. On a revu tous les contrats municipaux, on a mutualisé les services techniques, mais on a laissé une secrétaire de mairie à Corbès. Il faut juste que les gens s'habituent."
Quant au scrutin de ce dimanche, Lionel André se veut "confiant. Parce qu'on a un bilan, qui part de la salle polyvalente et passe par la maison de la randonnée, l'installation de Terroir Cévennes, le réaménagement de la place de la gare et l'installation d'un restaurant." Même si le vote se joue aussi - et Lionel André le sait - sur le projet et la personnalité.