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42EME ÉDITION DU FESTIVAL DE VILLEVIEILLE, DU 02 AOÛT AU 04 SEPTEMBRE 2011

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Le Festival de Villevieille est le plus ancien de tous dans la région après celui de Prades créé par l’illustre Pablo Casals.

Lieu unique à l’acoustique exceptionnelle, véritable salle de concert en plein air, la cour d’Honneur du château va encore une fois être fidèle à son rendez-vous annuel en accueillant des ensembles et solistes dignes de sa réputation.

Le rendez-vous est programmé du 02 août au 05 septembre 2011 !

Franz Liszt dont on fête cette année le deux centième anniversaire de la naissance sera bien sûr mis à l’honneur par le Trio Wanderer (reconnu internationalement comme un des meilleurs du moment) et Guillaume Coppola, jeune pianiste à la notoriété déjà établie par des récompenses - son cd consacré à Liszt a été couronné par un diapason d’or découvertes, les 4 FFFF Télérama et le prix "coup de coeur" de l'académie Charles Cros.

Autre fête encore avec la nuit du quatuor à cordes où les Parisii interpréteront pas moins de 6 grands quatuors parmi les plus célèbres, au cours d’une soirée conviviale qui débutera par un repas dans la grande salle voûtée du château.

Le Festival de Villevieille c’est toujours et plus que jamais un rendez-vous avec la musique ancienne sur les bords du Vidourle dans le cadre agreste et roman de la chapelle St Julien de Salinelles, dont la rénovation fut, il y a 42 ans, faut-il le rappeler, la raison d’être du festival.

La musique baroque sur instruments d’époque sera servie grâce à des invités comme l’ensemble Da Pacem, Musiqua Antiqua Provence et Bertrand Cuiller pour le désormais traditionnel récital de clavecin.

Les amateurs de plus en plus nombreux de musique et polyphonies traditionnelles se réjouiront du retour de l’ensemble corse Barbara Furtuna et de la découverte des voix du Béarn avec Vox Bigerri.

Le programme de cette 42ème édition demeure plus que jamais fidèle à l’esprit et aux critères de qualité voulus à l’origine par Michel Garcin créateur du festival et découvreur de nouveaux talents qui ont fait carrière depuis.

Cet été, dans la cour d’honneur du château et dans la chapelle st Julien, la musique vivante, vous donne rendez-vous dans des monuments historiques où elle respire et s’épanouit librement.

www.objectifgard.com vous propose de découvrir le programme complet :

Mardi 2 août 2011 Villevieille : Concert d’ouverture du festival – soirée prestige

Quatuor Parisii

« Nuit des Grands Quatuors»

Haydn - Beethoven- Schumann - Debussy- Ravel

Arnaud Vallin ; Jean-Michel Berette, violons

Domique Lobet, alto ; Jean-Philippe Martignoni, violoncelle

19h45. repas de gala salle voûtée du château

21h15. concert :

Haydn : op. 76 n°5

Beethoven : op. 59 n°3 (Razumovsky)

Debussy : quatuor

entracte

Haydn: op. 76 n°4 "Lever de soleil"

Schumann: op 41 n°3

Ravel: quatuor

Cour d’Honneur du château

C'est avec le Quatuor Parisii que va commencer la 42ème édition 2011 du festival.

A Villevieille la musique de chambre règne en souveraine. Elle vit une merveilleuse aventure dont on ne saurait se lasser tant elle semble faite pour ce lieu à l'architecture chargée d'histoire qui crée une ambiance propice pour une écoute attentive. Déjà, le château est situé en haut d'un colline dominant la vallée du Vidourle, offrant au regard une vue allant des Cévennes au Pic St Loup. Le paysage est impressionnant. Mais cela ne suffit pas, bien souvent les lieux de plein air sont mal adaptés pour les concerts. La cour du château entourée de hautes murailles est configurée comme une véritable salle de concert en plein air. L'acoustique magique permet de saisir la moindre nuance d'interprétation, de donner à la musique une présence et une vie qui facilite la concentration tant du public que des interprètes.

Ainsi Villevieille et le quatuor à cordes forment une sorte de couple idéal tant ils semblent adaptés l'un à l'autre. Le quatuor à Villevieille c'est un peu comme une longue histoire d'amour depuis que le Quatuor Via Nova a inauguré le lieu un certain 26 août 1970...

C'est donc à une grande fête du quatuor à cordes que le public est convié.

Une véritable soirée de gala qui commencera comme il se doit par un repas festif et convivial dans la grande salle voûtée du château, ancienne salle des gardes restaurée pour accueillir des groupes. La formule a été revue pour donner pleine satisfaction.

Les convives devront être là dès 19h45, le concert débutant à 21h15, la participation au repas n'étant pas bien sûr obligatoire et de toute façon limitée en nombre de participants - il est donc prudent de s'inscrire au plus tôt.

Pas moins de 6 grands quatuors au programme joués en une seule soirée pour un programme équivalent en durée à deux concerts. 6 chefs d’oeuvre de Haydn à Ravel, allant du classicisme au romantisme et jusqu’au tout début du XXème siècle. Un des plus beaux Razumovsky de Beethoven le 3ème , et un vibrant Schumann.

Le Quatuor Parisii a été créé en 1981 par quatre Premiers Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il obtient dès 1986 le Grand Prix Radio Canada au concours international de quatuor de Banff, concours réservé aux 10 meilleurs quatuors à cordes mondiaux sélectionnés. En 1987, il remporte les concours d'Évian et de Munich. Depuis, le quatuor Parisii est l’invité des plus prestigieuses sociétés de musique de chambre et se produit, avec toujours autant de succès un peu partout en Europe et leur notoriété s’étend plus loin encore dans de nombreux pays du monde.

Leur devise : « jouer les œuvres contemporaines comme des classiques, les œuvres classiques comme des pièces contemporaines » .

Un joli marathon musical auquel les Parisii sont coutumiers. On se souvient de leur intégrale des quintettes à corde de Mozart avec Michel Mikalakakos il ya de ça 3 ans. Une vraie soirée de festival !

Le mardi 2 août le Festival de Villevieille démarre sur un moment fort de passion pour la musique.

Rendez-vous à 21h15 dans la cour d’honneur du château ou dès 19h45 pour les convives voulant vivre un moment convivial dans l’ambiance unique du château.

Vendredi 5 août 2011 à 21h15 / Villevieille : Pyotr Ilych Tchaïkovski : Trio « A la mémoire d’un grand artiste »

Trio Wanderer

Vincent coq, piano - Jean-Marc Phillips, violon - Raphaël Pidoux, violoncelle

Smetana: op. 15. Trio en mémoire de sa fille

Franz Liszt: Elégies N°1 et 2

Cour d'Honneur du château

Les Wanderer sont des bien nommés. Ces grands voyageurs parcourent quantité de pays de par le monde, invités à faire entendre leur talent dont la notoriété dépasse nos frontières. Mais s’ils ont chois ce nom, c’est avant tout en hommage à Schubert et par affinité avec le romantisme allemand dont le thème du "voyageur errant" est le leitmotiv.

Vagabonds curieux, les musiciens français le sont aussi par leur esprit d'exploration musicale qui les conduit à sillonner les siècles de Haydn à nos jours. Célébré dans la presse internationale pour un jeu d'une extraordinaire sensibilité, une complicité presque télépathique et une parfaite maîtrise instrumentale, le Trio Wanderer est aujourd'hui reconnu comme une des toutes meilleures formations de musique de chambre.

Pas étonnant donc, que le Trio ait été consacré 3 fois par une « Victoire de la Musique » attribuée au meilleur ensemble instrumental de l'année et que le Figaro le décrive ainsi :

« Jean-Marc Phillips est un magnifique violoniste, racé, sobre et d'une virtuosité naturelle. Raphaël Pidoux est un superbe violoncelliste, à la sonorité chaude, émouvante et d'un vrai lyrisme. Quant à Vincent Coq, il fait preuve tout à la fois d'une musicalité totale et d'une technique éblouissante: trois complices dont les coeurs battent à l'unisson. »

Déjà invités à Villevieille en 1998 (le 10 août), c’est un plaisir de les retrouver à nouveau autour d’un programme des plus romantiques, construit autour des Elégies de Liszt et le souvenir d’êtres chers disparus qui a inspiré Smetana et Tchaïkovski.

Samedi 6 Août 2011 à 21h15 / Salinelles : Barbara Furtuna

Polyphonies corses

Répertoire profane (traditionnel et créations)

Anghjulina

Lamentu chi ti cerca

Veni O Bella

L’oru

Violetta

Plavi Putevi mora (chant dalmate )

S’hè discitatu

Fiure

L’innamurati

A bella stagione

Répertoire sacré (traditionnel et créations)

Lux Aeterna

Subvenite

Agnus Dei

Stabat Mater (chant de la Semaine Sainte)

Maria le sette spade (chant de la Semaine Sainte)

Tota pulchra es Maria (chant à la Vierge Marie)

Ave Maris Stella

Sanctus

O Salutaris Hostia

chapelle St julien

Barbara Furtuna, c’est le nom d’un poème corse qui évoque la fortune, le destin tragique de l’île livrée tout au long de son histoire aux invasions des barbares et des envahisseurs. Cest dire combien ce quatuor vocal est attaché à défendre passionnément la tradition la plus authentique du chant polyphonique corse, sans artifices ni concessions aucunes. Leur répertoire se compose de chants sacrés et profanes anciens que complètent des créations actuelles qui demeurent en tout points fidèles à l’esprit du genre.

Barbara Furtuna est voué depuis maintenant 20 ans au chant polyphonique caractéristique de la Corse, où ils vivent et où ils puisent leur inspiration au plus profond de la tradition insulaire. Tout au long du récital ces quatre chanteurs nous livrent le témoignage d'hommes pour qui l'humain est au centre d'une aventure musicale où les voix fusionnent et se livrent sans retenue mais tout en nuances, avec de riches harmonies. Le cadre de la chapelle romane de Salinelles, riche de son passé historique et culturel est particulièrement adapté à cette rencontre avec les chants de la terre corse. Exceptionnellement le concert a lieu un samedi, le 6 août, à 21h15. Dans une ambiance nocturne, à la lumière des bougies, l’émotion ressentie est plus profonde encore, plus vraie. Elle envahit l’assistance envoûte les cœurs, à faire pleurer ces pierres séculaires qui ont connu tant de gens et d’époques depuis les romains premiers occupants du lieu !

Mardi 9 Août 2011 à 21h15 / Villevieille : Hommage à Franz Liszt

Récital de piano

Guillaume Coppola

Franz Liszt :

Consolations – Trois sonnets de Pétrarque – Rhapsodie Hongroise n°2

Frédéric Chopin : valse, Impromptu n°2, Fantaisie-Impromptu

Cour d'Honneur du château

Le festival propose chaque saison un grand récital de piano. L’instrument sonne parfaitement dans cette cour pour le plaisir du public mais aussi celui de l’artiste qui peut dans un tel cadre exprimer et nous offrir toute la plénitude de son art.

Villevieille ce 9 août 2011 a invité un jeune pianiste qui a déjà une sacrée notoriété à son actif. Décrit par la presse comme « un authentique poète du clavier », Guillaume Coppola est aujourd’hui reconnu comme un pianiste des plus accomplis de la jeune génération. Son CD « Franz Liszt - un portrait » a rallié tous les suffrages : Diapason d’Or Découverte, ffff Télérama, le Monde : les meilleurs disques 2009, Coup de cœur de l’Académie Charles Cros… En février 2011, Classica lui consacre un portrait dans sa rubrique "Piano : Les 10 stars de demain". Autant de raisons de découvrir ce nouveau et déjà célèbre talent pour fêter avec lui le deux centième anniversaire de la naissance de Liszt.

Sa réputation a conquis une vingtaine de pays. Il est l’invité des scènes européennes prestigieuses comme le Concertgebouw d’Amsterdam, le Rudolfinum de Prague, la Philharmonie de Bratislava ou le Liepaja International Piano Stars Festival, jusqu’à l’Asie de Shanghai ou Xiamen, en passant par l’Amérique du sud. Et bien sûr en France : Festival Chopin à Paris, Festival de l’Orangerie de Sceaux, Folle Journée de Nantes, la Roque d’Anthéron.

« Guillaume Coppola a un son, un sens de la couleur et des lignes, des fulgurances poétiques qui sont déjà bien plus que des promesses.» (Diapason)

« Guillaume Coppola possède ce charme absolu qui, sans exagérer, fait couler des larmes de bonheur des yeux des gens. » (Nice Matin)

Le récital débutera par les « Consolations » de Liszt, 6 pièces inspirées du recueil de poésies de Sainte-Beuve qui portent le même titre et sont dédiées à Victor Hugo. Ce sont des pièces très chantantes, calmes et intimistes qui touchent tout autant si ce n’est plus que le Liszt des pièces virtuoses. La troisième, la plus célèbre fait penser à un nocturne comme ceux de son ami Chopin pour lequel il avait une grande admiration

C’est pourquoi suivront des œuvres de Chopin pour finir la 1ère partie.

La 2ème partie sera entièrement consacrée à Liszt avec « Trois sonnets de Pétrarque » extraits de « La 2ème Année de pèlerinage – Italie » Liszt avait écrit trois lieder sur trois sonnets qu’il a ensuite transcris pour piano. Dans un style qui ne cache pas sa filiation avec les Nocturnes du Chopin, ce sont trois magnifiques chants d'amour, aux modulations incroyables, avec une richesse de couleurs qui en font un des grands joyaux du répertoire romantique.

Le récital se terminera par la brillante et joyeuse rhapsodie hongroise n°2.

Samedi 13 août 2011 à 20h / Salinelles : Fête de la St Julien

18h30 messe du festival en l’honneur de St julien, entrée libre

19h30 verre de l’amitié offert aux participants

20h : Concert : « O Beata Virgo »

musique italienne mariale du XVIIème

Ensemble Da Pacem

Raphaële Kennedy, soprano

A. Henrich, Théorbe - Y. Varlet, clavecin – Pierre Adrien. Charpy, orgue.

Œuvres du programme :

Claudio Monteverdi : O quam pulchra

Francesco Cavalli : Canzon a tre

Alessandro Grandi : Tota pulchra es amica mea

Giovanni Maria Radino : Pass’ e mezo

Alessandro Grandi : Virgo prudentissima

Alessandro Piccinini : Toccata XIII

Giovanni Felice Sances : Stabat mater

Claudio Merulo :Toccata

Tarquinio Merula : Canzonetta spirituale sopra alla nanna

Giuseppe Scarani : Sonata a due sopra ré, mi, fa, sol, la

Claudio Monteverdi : Jubilet tota civitas

22h : repas amical (20 €, sur réservation)

chapelle St julien

La chapelle St julien depuis sa restauration a désormais une vocation culturelle et accueille. expositions et concerts tout au long de l’année. Une fois par an pour la St Julien est organisée la fête de la chapelle. A cette occasion la chapelle retrouve sa vocation d’origine avec la célébration d’un office religieux. Un apéritif amical réunit ensuite les participants avant le concert programmé à 20h. Après, vers 22h, un repas amical - au restaurant du château de Salinelles : Le jardin de Blanche - réunit artistes et mélomanes qui le souhaitent pour partager ensemble un moment de convivialité.

En ce jour et ce lieu à l’écart de l’agitation du monde, qui inspire le recueillement et la sérénité, l’Ensemble da Pacem avec ses instruments d’époque, théorbe, clavecin, orgue et la voix de Raphaële Kennedy a choisi parmi les plus belles œuvres sacrées de Monteverdi et de ses contemporains celles qui célèbrent la Vierge Marie.

« Qui est-elle celle qui brille comme l’aurore, lorsqu’elle paraît ?…belle comme la lune, distinguée comme le soleil, elle remplit d’allégresse la terre, les cieux, les mers. »

Tour à tour fleur des fleurs, source des jardins, reine du ciel, la beata Virgo est une femme idéalisée qui a souvent inspiré les compositeurs.

Dans un programme de musique italienne du XVIIème siècle, hommage sera bien sûr rendu au grand Claudio Monteverdi dont la variété et la richesse de l’art compositionnel en font une figure incontournable de la musique baroque. Francesco Cavalli – grand compositeur d’opéras - et Alessandro Grandi, tous deux célèbres en leur temps, seront également à l’honneur. D’autres musiciens tels Alessandro Piccinini, Giovanni Maria Radino, Giuseppe Scarani ou Claudio Merulo semblent plus obscurs ; ils sont cependant tout aussi talentueux et méritent d’être découverts.

Deux chef-d’œuvres constitueront le sommet expressif du programme : le stabat mater de Giovanni Felice Sances et la canzonetta spirituale sopra alla nanna de Tarquinio Merula, merveilleux exemples d'un art musical vecteur de la sensibilité de l'âme humaine.

Vendredi 19 Août 2011 à 21h15 / Salinelles : Musica Antiqua Provence

Christian Mendoze direction et flûte à bec–

Eleonora de La Pena soprano

Tom Mebarki contre ténor

Philippe Tallis, Aurore Sol, Violons

Thomas Gonzales, alto

Jean Yves Poirier, violoncelle

Corinne Betirac, clavecin

Stabat Mater – Giovanni Battista Pergolesi

Telemann Suite en la pour flûte à bec et orchestre

chapelle st Julien

C’est à un rendez-vous nocturne avec le sublime que nous invitent Christian Mendoze et son Ensemble Musica Antiqua Provence pour partager avec eux un autre grand moment de musique sacré. En 1836, Pergolèse a 26 ans. Deux mois avant de mourir de la tuberculose, il compose son ultime chef d’œuvre : le Stabat Mater, méditation sur la souffrance de la Vierge Marie.

Le musicologue du site Esprits Nomades décrit l’œuvre en ces termes :

« Bondissante parfois, exaltée souvent, recueillie tout le temps cette œuvre n'est pas un chant du cygne triste mais une musique vivante et d'adoration. Elle frappe par le minimalisme de sa composition, sa couleur profondément vocale. Elle est essentiellement doloriste. Il est vraisemblable qu'elle devait être confiée à des castrats dont l'église et l'opéra raffolaient.

Elle est irriguée aussi de cette sensibilité implorante, et de l'aspect théâtral propre au temps de Pergolèse.

Le même mythe que pour le Requiem de Mozart s'empara de l'œuvre jouée partout en Europe. Elle semblait représenter le symbole absolu de la perfection. Depuis sa gloire perdure et embellit. Et ses airs, ses arias opératiques, demeurent ce qu'en avait dit un contemporain : "les airs italiens sont d'une telle beauté qu'ils ne laissent plus rien à désirer dans le monde après avoir les avoir entendus".

Cette œuvre est le véritable étendard du répertoire baroque, l'archétype de la déploration. Pourtant la Contre-Réforme du XIXe siècle a reproché au Stabat Mater de ne pas être habitée par le plus profond recueillement. Ce Stabat Mater était recueilli, mais ce qui choquait les catholiques devait être la profonde sensualité de cette musique.

Œuvre du plein baroque, elle mélange style galant et profondeur spirituelle. Proche à la fois de Dieu et de l'opéra, elle est écrite pour un duo de voix, alto et soprano.

Composée de 12 séquences, elle alterne les passages solistes et les duos. Les gémissements et les soupirs de la sainte sont amplifiés en musique. Pergolèse est concis, recueilli, mais toujours chantant. les mélodies et les mélismes font une couronne non pas élaborée mais immédiatement émouvante. Il n'a pas contrairement à d'autres Stabat Mater un flot régulier et continu de musique. Tout est morcellé, individualisé. Chaque pièce a son existence propre. Pas de polyphonie complexe comme c'était l'usage un peu auparavant, non mais une ligne de chant très pure. Ce sont des berceuses, des mélodies très ornées, mais qui semblent résonner d'évidence. Le moment d'émotion maximale est atteint dans la description de la douleur de la Vierge dans le passage "Vidit suum dulcem natum". L'œuvre est une dramaturgie, un opéra miniature de la douleur. »

Christian Mendoze et son Ensemble ont une réputation d’excellence acquise tant auprès du public que de la critique. Déjà invités à Villevieille et à Salinelles, voilà des artistes qui savent offrir au public un plaisir d’écoute immédiat. Il est vrai que leur technique révèle une finesse subtile, de belles sonorités, avec un art accompli du juste équilibre qui ne peut que ravir les amoureux de musique ancienne. Jouant sur instruments anciens, ils s’emploient à restituer au répertoire baroque toute sa valeur sonore dans la pure atmosphère de l'époque.

Christian Mendoze est aussi un musicien hors pair. Entre ses doigts, la flûte à bec devient un instrument des dieux.

Les voix d’Eleonora de La Pena et de Tom Mebarki, en parfaite harmonie avec les musiciens, apportent une dimension supplémentaire et rendent plus proche de nous et plus vivant encore le chef d’œuvre de Pergolèse.

Dimanche 21 Août 2011 à 18h / Salinelles : « Vox Bigerri »

Polyphonies de Bigorre et du Béarn.

chapelle st Julien

En ce dimanche 21 août 2011 le festival de Villevieille retrouve le chemin de la chapelle St Julien pour ce rendez-vous vespéral habituel de 18h. Le public des habitués des concerts de la chapelle aime cet horaire propice à une écoute musicale sereine dans la douceur du jour déclinant.

« Vox Bigerri » est un chœur d’hommes spécialisé dans les Polyphonies des Pyrénées de Bigorre et de Béarn. Il est né du désir de faire sonner ce répertoire occitan en le confrontant avec d’autres polyphonies traditionnelles (Sardaigne, Corse, Pays Basque, Italie, Catalogne sud,…) et d’autres esthétiques musicales (créations inspirées des mythes et des images légendaires).

Créé en 2004 à Tarbes, Vox Bigerri s’est rapidement fait connaître. Ces six chanteurs nous offrent la passion, l’intensité et l’émotion qui donnent son alchimie à la polyphonie de l’ensemble. Sous la direction de Pascal Caumont le groupe s’appuie sur des travaux de recherches qu’il effectue, de la péninsule italienne en passant par les diverses îles de la Méditerranée jusqu’aux chants des deux versants des Pyrénées, de la Catalogne au Pays Basque en passant par la Bigorre et le Béarn. Portées par le vent des cimes, leurs voix font entendre le souffle d’une tradition en devenir avec une force poignante et généreuse. Leur 3ème album enregistré en mai 2011 a pour thème principal la mise en situation de leurs créations face aux traditions. L’autre partie de l’album est réservée aux chants de bergers. Leur répertoire va donc nous faire remonter le temps et l’histoire pour mieux comprendre l’évolution de ce chant jusqu’à aujourd’hui.

« Un pur régal. Voix pures et bien timbrées, harmonies précieuses, fulgurances parfaitement maîtrisées, nuances subtiles comme dans le sublime "Ene Maitea Zabaltzen", un chant basque aux sonorités à la fois traditionnelles et modernes, où les voix s’éteignent jusqu’à devenir un simple souffle dans lequel on parvient à discerner quelques mots murmurés. Un travail d’orfèvre, du grand art ! Le choeur de l’église St Martin s’est fait l’écho de cette prestation flamboyante. Deux heures de concert sous les ovations. Quatre rappels par le public debout : rien que du bonheur ! (La République des Pyrénées). »

Dimanche 28 août 2011 à 18h / Salinelles : " L'Europe selon Bach "

Bertrand Cuiller récital de clavecin

Concerto italien, Fantaisie chromatique et fugue, Ouverture à la française.

chapelle st Julien

Un récital de clavecin ne peut pas se faire dans n’importe quelle salle de concert. Il faut un lieu à l’acoustique lumineuse et nette sans réverbération excessive pour pouvoir apprécier les moindres subtilités d’une interprétation. Il faut aussi une proximité entre l’artiste et le public pour favoriser la présence de la musique et l’adhésion parfaite de l’auditeur. Et si le lieu est inspiré tant par son architecture que son paysage environnant, alors le récital de clavecin devient un pur bonheur même pour le mélomane débutant qui aura la chance de pouvoir découvrir cette musique dans de telles conditions. Voilà pourquoi le récital de clavecin est un moment fort et attendu du festival car il a vraiment trouvé sa place à Salinelles dans cette chapelle romane aux proportions idéales.

Certes le lieu est important mais le talent de l’artiste aussi. De Bertrand Cuiller on peut dire qu’il est né dans un clavecin à défaut d’y être tombé dedans. En effet il débute dès huit ans le clavecin avec sa mère, Jocelyne Cuiller. Pendant ses études au Conservatoire de Nantes, il commence à travailler avec Pierre Hantaï auprès de qui il étudiera pendant de nombreuses années. A dix-sept ans, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Christophe Rousset. Encore étudiant, il remporte en 1998 le troisième prix au concours international de clavecin de Bruges, puis sort du Conservatoire diplômé à l’unanimité des classes de clavecin et basse continue. Bertrand Cuiller se produit en soliste dans de nombreuses villes d’Europe, dans des festivals et lieux prestigieux comme les Folles Journées, la Roque d’Anthéron, la Cité de la Musique, Saintes, Utrecht, Arques-la-Bataille, Sablé, Pontoise, les Concerts Parisiens, le Printemps des Arts de Nantes, ainsi qu’aux Etats-Unis, au Japon,...

Ses enregistrements lui valent souvent les plus belles récompenses, particulièrement son disque « Pescodd Time », consacré à William Byrd, Peter Philips et John Bull, chaleureusement accueilli par la critique: Diapason d'or, Choc du Monde de la musique, Joker de Crescendo, 9 de Classica, ainsi qu'un coup de coeur de l'Académie Charles Cros.

Il nous propose un programme consacré au grand Jean Sébastien Bach qui a écrit de sublimes pages pour le clavecin. C'est en 1735 que parut le recueil contenant le Concerto dans le goût italien et l'Ouverture dans la manière française, écrits pour "la récréation de l'esprit des amateurs".

Le clavecin adopte dans ces deux œuvres les styles orchestraux italiens et français, témoignant ainsi des influences étrangères qui ont marqué l'Allemagne d'alors. Mais Bach crée maintenant son propre concerto italien. Plein de lumière, l'œuvre commence et se termine par de vigoureux mouvements rapides. Les deux plans sonores des claviers du clavecin permettent d'imiter, grâce aux indications ƒorte et piano, les oppositions entre les tutti et soli de l'orchestre baroque ainsi que les dialogues entre les divers groupes d'instruments. Le mouvement central, construit sur une basse dans le caractère d'un ostinato, déploie une mélodie très ornée, d'une exceptionnelle beauté.

La stupéfiante Fantaisie chromatique et fugue (BWV 903) reste "unique et inégalée". Cette page singulière dans l'œuvre de Bach frappe encore aujourd'hui par son originalité, sa puissance et son audace. Dans le style d'une brillante improvisation, la Fantaisie s'articule en trois grandes parties: la première est formée de traits rapides et d'accords arpégés; la deuxième, un récitatif, dépeint une "scène dramatique"; la troisième réunit virtuosité et éléments de récitatifs. Une fugue vient ensuite. Les nombreuses copies de la Fantaisie chromatique et fugue, prouvent l'intérêt que l'entourage de Bach portait déjà à cette œuvre.

Dimanche 4 septembre 2011 à 17h / Beaulieu : Musiques d’Occitanie

André Gabriel galoubet – tambourin…

Musiques traditionnelles anciennes d’Occitanie et de Provence

Véranda de la Chapelle N Dame de Pitié

Le festival va terminer sa saison 2011 par un concert de musique traditionnelle provençale dans la véranda de la chapelle Notre Dame de Pitié à Beaulieu. Le cadre agreste de la pinède dominant la plaine de Sommières est idéal pour se laisser porter par le charme des divers galoubets et tambourins qu’affectionne et maîtrise parfaitement André Gabriel. Une belle façon donc de finir cette journée de fête chère au cœur des habitants de Beaulieu qui n’hésitaient pas jadis à interrompre les vendanges pour aller en procession prier la Vierge à l’occasion de cette fête de la Nativité - fixée au 8 septembre - mais célébrée désormais un dimanche proche, à savoir le 4 cette année.

Après l’office religieux célébré le matin à 11 h. un apéritif amical réunit les participants qui prennent place ensuite à table pour une paella « maison » préparée par de réputées cuisinières du village. (inscriptions 06 50 38 57 99– 04 67 86 44 59). Une belle journée champêtre en perspective qui au lieu de se terminer par des parties de boule habituelles, se prolongera avec cette année à 17h les musiques d’André Gabriel. Une belle façon de conclure la fête.

André Gabriel est titulaire de plusieurs médailles d'or. Professeur de galoubet/tambourin aux conservatoires nationaux de région de musique de Marseille et d'Avignon , Majoral du Félibrige, il possède en outre à son actif de nombreux prix internationaux. Il dit de lui : « Je ne suis qu'un passeur, de musique et de passion » Musicien, tambourinaire, carillonneur, il s'est produit dans de nombreux concerts en Europe, en Amérique Latine, en Afrique, au Japon et aux États-Unis. Son immense talent mais aussi sa profonde connaissance de la culture provençale et des musiques anciennes font de lui le plus célèbre des tambourinaires de Provence. Plus qu’à un simple concert, c’est à une rencontre avec un des plus attachants et authentiques provençaux que les participants sont conviés à partager.

Renseignements pratiques :

Renseignements et bureau de location : Office de Tourisme de Sommières : 04 66 80 99 30

Location sur place : l’Office du Tourisme de Sommières – de 9h30.à 12h30.et de 14h à 18h.- (tous les jours du lundi au vendredi sauf jours de fête)

Tarifs :

Normal : A 30 € - B 25 € - C 20 €

Réduit : D 20 € - E 15 € - (moins de 25 ans et ayants droit sociaux)

En cas de mauvais temps les concerts de Villevieille ont lieu le soir même soit au sanctuaire Notre dame de Prime Combe soit au Temple ou à l’église de Sommières

Les programmes sont donnés sous réserve de modifications éventuelles.

Source : villevieille.over-blog.com

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

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