Faits Divers

AFFAIRE AGNÈS : SON GRAND-PÈRE DEMANDE LA DÉMISSION DU DIRECTEUR DU COLLÈGE-LYCÉE CÉVENOL

Sanad a une nouvelle fois été prépondérant. (photo USAM)

Le grand-père d'Agnès Marin violée et tuée "d'une façon violente et brutale" au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), s'est exprimé au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFM TV. Il a pointé du doigt la responsabilité de Philippe Bauwens, directeur du collège-lycée Cévenol au Chambon-sur-Lignon, où le meurtrier présumé suivait sa scolarité depuis un an et a demandé sa démission.

"J'ai entendu le directeur, cet homme aurait pu se contenter - au lieu de papoter pendant 20 minutes - de dire "oui je suis complice d'un assassinat parce que j'ai été incapable [...] Ma conviction c'est que le directeur et la direction savaient."

"Je demande deux choses. Premièrement au ministre de l'Education de relever le directeur de ses fonctions car c'est trop grave, c'est le moins que l'on puisse dire. Deuxièmement, la mère d'Agnès, Paola, est belle et d'origine italienne. Et elle a une fille. Et je suis persuadé que Madame Sarkozy se donnera la peine de s'intéresser à ce genre de choses. Ce gouvernement a créé des centre d'éducation fermés. Si ce gamin y avait été, très probablement qu'il n'aurait tué personne."

Jean-Michel Hieaux, vice-président du collège-lycée Cévenol au Chambon-sur-Lignon interrogé sur RMC-BFM TV, a lui, refusé que Philippe Bauwens quitte ses fonctions de directeur de l'établissement précisant que lorsque le jeune homme de 17 ans, originaire de Nages-et-Solorgues (Gard), s'était présenté, avec son père, face au directeur, ce dernier n'avait pas le "droit" de lui demander de s'exprimer sur ses quatre mois de prison provisoire. "Je comprends que le père de Matthieu n'ai rien dit sur le passé judiciaire de son fils. Il voulait lui offrir une bonne éducation et il savait que s'il nous avait révélé les faits (en août 2010, le jeune homme avait été mis en examen pour viol sur mineur de moins de 15 ans à Nîmes, Ndlr. Il était placé sous contrôle judiciaire, Ndlr), nous n'aurions pas accepté son fils."

Ce matin, les élèves de l'établissement scolaire de Chambon-sur-Lignon ont repris les cours. Avant de rentrer en classe à 8 heures, tout le corps d'enseignants a réuni les enfants "pour établir un dialogue avec eux".

 

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