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AU PALAIS Le magnétiseur condamné pour des agressions sexuelles sur sa belle-fille

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Accusé d'agressions sexuelles, ce cuisinier prétend avoir voulu "magnétiser" la fille de sa compagne. Le tribunal le condamne à 1 an de prison avec sursis .

"Je suis indigné de me retrouver devant le tribunal correctionnel. On me salit. Je perds ma dignité, et je risque de perdre mon emploi. Je suis cuisinier dans un lycée professionnel et si je suis condamné aujourd'hui, je ne vais plus avoir de travail car je suis en contact avec des mineurs", se défend un père de famille de 46 ans accusé, d'avoir abusé sexuellement pendant deux mois en 2015, de la fille de sa nouvelle compagne. C'est une gamine détruite qui tremble lorsqu'elle s'approche de la barre pour témoigner. Elle serre fort le bras de sa maman qui la soutient. Elle avait 15 à 16 ans au moment des faits, et elle affirme qu'elle ne voulait pas dénoncer les agissements de son beau-père car "elle voyait pour la première fois de sa vie sa maman heureuse avec lui".

"Elle a donc souffert en silence, comme beaucoup de victimes qui sont abusées sexuellement, dénonce Me Carmello Vialette qui plaide pour l'adolescente. Vous parlez de vous en permanence monsieur, vous affirmez que vous n'avez pas commis ces actes, mais il y a les faits, les agissements et là votre responsabilité est accablante, il n'y a pas l'ombre d'un doute, poursuit le pénaliste nîmois qui donne des précisions. Pourquoi vous demandez la nuit à aller dans la chambre de votre belle fille, pourquoi vous voulez savoir à 23h ce qu'elle fait, pourquoi vous tenez absolument qu'elle efface les SMS que vous lui envoyez."

Et puis il y a un SMS envoyé à la maman:" vous dites à votre compagne lorsqu'elle vous demande si oui ou non vous avez commis des agressions sur sa fille... J'ai commis une faute, je ne me le pardonnerai jamais". Que veut dire cette phrase envoyée par texto, interroge le président du tribunal Philippe Bruey. "Je voulais dire que jamais je n'aurais du essayer de guérir ses douleurs en mettant mes mains. J'ai des dons de magnétiseur, je tiens ça de ma grand-mère. Mes mains, mes doigts brûlent et soulagent", poursuit sans se dégonfler le cuisinier, magnétiseur. "Il n'est pas plus magnétiseur que moi", complète son ancienne compagne qui décrit le comportement inquiétant de sa fille pendant cette période. "Elle travaillait bien à l'école, elle a commencé à avoir des notes catastrophiques. Puis, elle se scarifiait le corps, se mutilait, elle ne voulait plus manger, elle ne dormait plus", souligne la maman qui a été hospitalisée plusieurs semaines en hôpital psychiatrique apprenant la nouvelle. "Ce qui est terrible dans cette histoire, c'est que vous êtes arrivé dans cette famille fragile comme la canne sur laquelle on peut s'appuyer, mais la canne était en carton", accable encore Maître Vialette.

"Cela fait 15 ans que mon client est en lien avec des collégiens, il n'y a jamais eu le moindre incident, jamais la moindre remarque sur lui. Il n'a pas de casier judiciaire, il a tout perdu dans cette affaire", affirme son conseil Me De Palma qui demande la relaxe car son client réfute depuis le début toutes les accusations malgré les détails donnés par la victime lors de l'audience.

Le tribunal correctionnel de Nîmes a sanctionné le "magnétiseur" à 1 an de prison avec sursis. Le cuisinier n'a pas écopé d'une interdiction d'exercer en milieu scolaire, il n'a donc pas perdu son travail.

Boris De la Cruz

 

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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