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LÉGISLATIVES 4e circo : les Insoumis à Pont-St-Esprit pour parler transition énergétique

Les candidats Insoumis sur la 4e circonscription et la conseillère régionale Corinne Morel Darleux, vendredi soir lors de leur réunion publique à Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Les candidats Insoumis sur la 4e circonscription et la conseillère régionale Corinne Morel Darleux, vendredi soir lors de leur réunion publique à Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)
Les candidats Insoumis sur la 4e circonscription et la conseillère régionale Corinne Morel Darleux, vendredi soir lors de leur réunion publique à Pont-Saint-Esprit (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

Quiconque a déjà pris la RN 86 en direction de Pont-Saint-Esprit n’a pas pu la rater : la centrale nucléaire de Tricastin est toute proche, une quinzaine de kilomètres, autant que le site nucléaire de Marcoule au sud.

Alors autant dire que dans la deuxième ville de la quatrième circonscription, parler d’écologie, des questions énergétiques et de la transition entre le nucléaire et les énergies renouvelables, c’est prendre le risque de crisper les positions, tant le nucléaire y joue un rôle majeur en termes économiques et d’emploi.

« La transition énergétique est non seulement désirable mais possible »

C’est justement Pont qu’ont choisi les candidats de la France Insoumise pour aborder ces questions, au cours d’une de leurs cinq réunions publiques thématiques de campagne, vendredi soir au centre Pépin devant une quarantaine de personnes. « Ça nous tenait à coeur de parler écologie et transition énergétique ici, dans un bassin nucléaire, assume le suppléant Thomas Champigny. Ça nous demande un effort d’explication, de définition plus précise du projet. »

Pour ce faire, la candidate Lucie Rousselou s’est adjoint les services de la conseillère régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes et secrétaire nationale du Parti de Gauche à l’écosocialisme Corinne Morel Darleux. Il faut dire que « l’enjeu est de convaincre que (la transition énergétique) est non seulement désirable mais possible, on peut trouver les financements et le faire sans casse sociale, bien au contraire », énonce Corinne Morel Darleux. C’est là un enjeu majeur : ne pas effrayer un électorat populaire qui peut être séduit par le programme des mélenchonistes, mais bloquer irrémédiablement sur la sortie du nucléaire, ne serait-ce que parce qu’il travaille dans ce secteur.

« Mais pour changer de modèle il va falloir beaucoup d’emplois », argue Thomas Champigny, en mettant en avant « des années de réflexions et de travaux » qui auraient abouti à cette proposition de sortie du nucléaire. « Et ce n’est pas nous qui le disons, des rapports officiels font la démonstration que la transition écologique et énergétique créé des emplois, appuie la conseillère régionale. Il y a un réservoir d’un million d’emplois. »

Agriculture et réindustrialisation

Si en parler à Pont-Saint-Esprit est symbolique, « l’écologie on en parle de la même manière partout », affirme la candidate Lucie Rousselou. Il est vrai qu’il est difficile de trouver question plus universelle. Un vrai thème de campagne pour les Insoumis de cette quatrième circonscription, où « beaucoup d’agriculteurs ne sont pas en bio ni en agriculture locale et paysanne, on veut les aider dans cette transition », avance la candidate.

Un thème, mais pas le seul. Dans un département ravagé par le chômage, notamment sur le bassin alésien, difficile de passer à côté de la question de l’emploi. « La situation de Pont-Saint-Esprit est assez proche de celle d’Alès, on risque ici d’avoir un déclin du nucléaire qui pourrait créer les mêmes difficultés que le déclin minier à Alès », explique le suppléant. Pour l’éviter, Corinne Morel Darleux explique qu’il faut réindustrialiser le pays, mais en allant « vers des types de production utiles socialement parlant, dans le respect de l’environnement et avec des emplois non délocalisables. Il ne manque que la volonté politique. » Reste à voir si cette volonté sera partagée par une majorité d’électeurs, notamment spiripontains.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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