Culture

LA GRAND’COMBE Marcel, un puits de mémoire à la Maison du mineur

Marcel, 84 ans et demi, assure les visites guidées de la Maison du mineur à La Grand'Combe. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Marcel, 84 ans et demi, assure les visites guidées de la Maison du mineur à La Grand'Combe. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard
Marcel, 84 ans et demi, assure les visites guidées de la Maison du mineur à La Grand’Combe. Photo Élodie Boschet/Objectif Gard

Marcel, 84 ans et demi, se souvient dans les moindres détails de la vie minière en Cévennes. Lui-même ancien mineur, il se plaît à évoquer son histoire et celle de ses anciens camarades lors des visites guidées organisées à la Maison du mineur de La Grand’Combe.

Son sourire ne le quitte jamais. Sa gentillesse non plus. Et sa passion pour le passé minier cévenol encore moins. Appuyé sur sa canne, Marcel Larguier ne se lasse pas de faire partager au public son expérience au fond de la mine. Plusieurs décennies après, les souvenirs de ce bénévole sont toujours intacts, comme au premier jour : « J’étais chargé de l’entretien des puits pendant presque 41 ans. J’ai commencé à 14 ans, c’est moi qui voulais aller travailler. J’ai appris mon métier avec les anciens », se souvient-il, l’œil amusé et son sourire toujours vissé aux lèvres, comme si cet éprouvant métier de mineur avait glissé sur lui comme semble le faire le temps aujourd’hui.

Sur chacun des objets exposés à la Maison du mineur, Marcel livre une anecdote. En passant devant une vieille boîte en fer, son pas ralenti : « Ici, on mettait notre casse-croûte pour le protéger des rats », indique-t-il. Mais à l’écouter, les rongeurs n’avaient pas que des défauts, ils pouvaient même sauver des vies ! « On m’a toujours dit de suivre les rats si on les voyait partir : ils sentent le grisou avant la lampe de sûreté qui devait nous alerter du danger. » Bref, quand les rats quittaient le navire, les mineurs n’étaient pas loin derrière.

A leur retour de la mine, les gueules noires se lavaient dans les douches – côte-à-côte – restées en l’état dans la Maison du mineur. « Les ingénieurs, eux, avaient des baignoires », commente la mémoire vivante du musée. Avec nostalgie, Marcel se rappelle ensuite de l’époque où les mines ont fermé, les unes après les autres : « Ça a commencé en 1954 avec la Vernarède jusqu’en 1986 avec le puits Destival. » Mais tant qu’il y aura des Marcel, des passionnés, des amoureux de ce pan de l’histoire cévenole, les mineurs ne tomberont pas dans l’oubli.

Durée de la visite : 1h30. En juillet/août, de 9h à 12h et de 15h à 18h30. Départ de la dernière visite guidée à 17h. Tarifs : adultes 5 €, enfants 6-14 ans 3 €, groupes à partir de 10 personnes 3 € (réservation au 04 66 34 28 93), anciens mineurs sur présentation d’un justificatif 3 €, pass-loisirs 4€.

La Maison du mineur, Vallée Ricard, La, 51 Rue des Poilus, 30110 La Grand-Combe.

 

Elodie Boschet

Elodie Boschet, journaliste à Objectif Gard depuis septembre 2013.

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