Faits Divers

NÎMES L’ancien patron de la « Grande Bourse » placé en garde à vue, puis renvoyé au tribunal

Vue aérienne du centre ville de Nîmes. DR

Il est l'une "des figures" du commerce Nîmois. Alain Moula est aujourd'hui le patron d'un établissement situé square de la Couronne. Le restaurateur, déjà condamné par le passé à 5 ans d'interdiction d'exercer une activité, a été placé en garde à vue mercredi, au commissariat de Nîmes. Ce professionnel, bien connu à Nîmes a longtemps dirigé une discothèque et un bar ayant pignon sur rue dans le centre-ville historique de la ville, précisément la "Grande Bourse", située face aux arènes... C'est alors qu'il était patron de cette institution nîmoise, il y a une dizaine d'années, qu'il a défrayé la chronique judiciaire dans un dossier de blanchiment d'argent lié au trafic de stupéfiants dans le cadre de la buvette des arènes. Des condamnations sont survenues dans cette affaire, dont celle d'Alain Moula pour un "abus de bien social", avec 5 ans d'interdiction de gérer un commerce en guise de punition.

Son placement en garde à vue hier est lié à refus de contrôle de "l'inspection du travail". Il aurait ensuite donné de faux documents lors d'une seconde intervention des agents de l'Etat. Le quinquagénaire a été présenté, ce jeudi matin, au Parquet de Nîmes. " Il est convoqué le 30 janvier devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour travail dissimulé, emploi d'étranger, faux et usage de faux et obstacle aux contrôles", selon le vice-procureur Patrick Bottero qui a réclamé un placement sous contrôle judiciaire et une interdiction de gérer son restaurant Nîmois. Le juge des libertés et de la détention a décidé de le placer sous contrôle judiciaire conformément aux réquisitions, mais par contre il n'a pas prononcé d'interdiction de gérer sa "brasserie". Alain Moula devra "pointer" au commissariat. Son conseil, maître Isabelle Mimran, n'a pas souhaité évoquer le dossier avant son instruction à la barre du tribunal le 30 janvier prochain. Par contre une autre source indique: " S'il ne s'agissait pas d'Alain Moula il n'y aurait pas eu de garde à vue pendant 24h, mais éventuellement un simple passage par le tribunal correctionnel. Nous sommes dans une simple affaire de travail dissimulé ".

Boris De la Cruz

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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