Faits Divers

JUSTICE Un anti-corrida menace de mort les maires de Nîmes et d’Alès : 3 mois de prison

Le palais de Justice de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Pour des propos sur Facebook, insultants et menaçants les maires d'Alès et de Nîmes, ainsi que pour le port d'arme de tir de catégorie C non déclarée, le président de l'association « France anti-corrida » a été condamné à 3 mois d'emprisonnement avec sursis et une amende de 450€.

Originaire de Vitrolles, dans les Bouches du Rhône, le président de l'association « France anti-corrida » s'est illustré pour un post Facebook. Une publication qui n'est pas restée très longtemps sur le réseau social, mais suffisamment pour être remarquée par la gendarmerie.

Sur le post, le message est clair : « mort au maire de Nîmes et mort au maire d'Alès. Ceci n'est pas une menace, c'est une promesse ». En plus de cette phrase, on découvre une photo de l'accusé brandissant plusieurs armes. Une perquisition à son domicile permet aux policiers de trouver deux armes, dont une de catégorie C non déclarée, ainsi qu'un poing américain.

Père d'un enfant de quatre ans qu'il ne voit plus, ce militant anti-corrida est également suivi par un médecin car la famille est en « situation psychiatrique sérieuse ». Le père est en hôpital psychiatrique et le frère est, lui aussi, très suivi. À la barre du tribunal correctionnel de Nîmes, le natif de Marignane s'est confondu en excuses : « J'ai des regrets. Je regrette vraiment d'avoir fait ça. J'ai fait une grosse erreur et j'en suis conscient. » Une grosse erreur qui lui vaut trois mois de prison avec sursis et une amende de 450€.

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