Faits Divers

NÎMES Incarcération immédiate pour le dealer qui a abandonné un sac avec 4 500 euros

Photo illustration : DDSP 30

Un jeune homme, âgé de 23 ans, a été condamné jeudi après-midi en comparution immédiate, à 18 mois de prison dont une année ferme accompagnée d'une incarcération immédiate.

Pour les 6 mois avec sursis, ils sont assortis d'une mise à l'épreuve de deux ans. Une sanction qui s'accompagne de la confiscation des scellés, c'est à dire des 4 500 euros retrouvés dans un sac abandonné ainsi que la drogue retrouvée.

Cette affaire débute le samedi 13 juillet au Portal, situé quartier du chemin bas d'Avignon. Une jeune prend les jambes à son cou en voyant une patrouille de police. Un sac tombe de ses mains. À l'intérieur les policiers découvrent 4 500 euros en petite coupure. Dans le sac abandonné il y a aussi 183 grammes de résine de cannabis et une comptabilité précise liée au trafic de drogue. Le fuyard est parvenu à semer la police, mais les forces de l'ordre ont un signalement puisqu'il porte les cheveux longs et teints en argenté.

Deux jours plus tard, exactement au même endroit, une autre patrouille reconnait le mis en cause qui a depuis coupé ses cheveux, "parce que le coiffeur m'a loupé, la teinture était rousse.C'est pour ça que j'ai coupé mes cheveux", affirme le prévenu en répondant aux questions du président du tribunal. Ce coups-ci il est arrêté par la police et placé en garde à vue. Les enquêteurs découvrent sur lui 260 euros et du cannabis.

Concernant les 4 500 euros abandonnés, il déclare : " Cet argent n'est pas à moi. Je suis sorti dans la nuit et je me suis endormi. Lorsque je me suis réveillé, j'ai rendu service à quelqu'un dans le quartier qui m'a demandé d'emmener le sac à un autre endroit du quartier. L'argent et la drogue ne sont pas à moi", poursuit-il sans vraiment convaincre le tribunal correctionnel de Nîmes.

"C'est un garçon tourmenté, désœuvré plus que délinquant. Derrière tout cela il y a une procédure rapide pour arrêter une toute petite main. On coupe l'herbe mais on n'arrache pas les racines du mal dans ces quartiers", souligne son avocat maître Carmello Vialette.

"Les éboueurs dans ce quartier ont de la chance, ils peuvent découvrir 4 500 euros au pied d'une poubelle", souligne le président, Jean-Pierre Bandiera. Un argent que personne n'a réclamé et qui a été confisqué jeudi par la juridiction nîmoise. La drogue a également été saisie par la justice.

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Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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