Politique

CODOGNAN Le maire « au taquet » pour présider la communauté de communes

Philippe Gras (au centre) a été réélu maire de Codognan et président de la Communauté de communes (Photo Boris Boutet)
Avocat de métier, Philippe Gras est maire de Codognan, président du Syndicat mixte du ScoT et nouveau président de la communauté de communes Rhôny-Vistre-Vidourle (Divers Droite)

Jeudi, le maire de Codognan, Philippe Gras, a été élu président de la Communauté de communes Rhôny-Vistre-Vidourle avec 19 voix sur les 37 conseillers communautaires. 

Objectif Gard : Trois candidats (dont la maire de Vergèze et celui d’Aigues-Vives) étaient en lice pour le fauteuil de président. Qu’est-ce qui, selon vous, a joué en votre faveur ?

Philippe Gras : La façon dont j’ai exercé les mandats qui m’ont été confiés depuis 2014. Le 15 mars, j’ai été réélu maire dès le premier tour avec 65% des voix. Évidement, ça donne une légitimité. Au sein de l’intercommunalité, j’ai occupé la fonction de vice-présidence en charge de l’urbanisme. Avec la présidence du SCoT (Schéma de cohérence territoriale), je pense avoir prouvé ma capacité à présider un organisme complexe, de par sa diversité de territoires (80 communes et 5 communautés de communes) et ses membres de sensibilités politiques diverses.

Codognan est la sixième commune (en terme d’habitants) de Rhôny-Vistre-Vidourle. Logiquement, la présidence n’aurait-elle pas dû revenir à la mairie de Vergèze ? 

Vous tenez le discours de mon ancienne rivale Madame Fortunat-Deschamps… 

Ce débat concerne d'autres intercommunalités, comme Nîmes métropole.

Ce n’est pas la même situation. Nîmes est le cœur de l’agglomération. Quant à Vergèze, elle a certes la population la plus grande, mais ce n’est pas le bourg centre. La commune a des éléments d’attractivité notamment sa gare, mais chez nous, les richesses sont relativement disséminées sur le territoire. 

Concernant votre exécutif qui regroupe l’ensemble des vice-présences, sur quel base l’avez-vous composé ? 

Jeudi soir, les vice-présidents ont été élus. Nous avons a appliqué la doctrine avec neuf vice-présidents représentant chaque commune. Je suis très attaché à la commune qui est la clef pour que l’organisme de coopération fonctionne. Et comment coopérer si l’on ne met pas tout le monde autour de la table ? Après évidement, j’ai reçu certains soutiens pendant ma campagne électorale pour la présidence de l’EPCI. Ça aura une incidence sur les degrés de confiance et donc, la nature des délégations que je vais confier. Exemple : mon premier vice-président sera Thierry Agnel, premier adjoint d'Uchaud. Le maire de Vestric-et-Candiac, Jean-François Laurent, qui m'accompagne déjà au ScoT, sera en charge des finances.

Quels sont les défis à relever au sien de votre intercommunalité ? 

Nous devons achever le plus rapidement possible les projets majeurs, initiés sous le précédent mandant. C’est le cas du pôle d’échanges multimodal ou de la digue de protection contre la cure du Rhône en entre Codognan et Vergèze. Nous avons également le projet de zone d’activité économique Cap Gallargues et le plan climat-air-énergie. Il va falloir lancer de nouveaux investissements et c’est de manière collégiale que nous les définirons. 

Qu'en est-il des choix sur le fonctionnement ? 

Il y a en effet le sujet sur la restauration scolaire. Aujourd’hui, la majorité des repas sont préparés par une entreprise privée en liaison froide. Or, on constate une série d’insatisfactions sur la qualité et des déchets importants. Nous avons deux ans devant nous mais avant de définir un nouveau mode de gestion, nous devons nous préparer : allons-nous construire une grosse cuisine centrale ou multiplier des petites cuisines ? On doit débattre de cette organisation, avec le souci aussi de privilégier les circuits courts. Je vais me mettre immédiatement au travail. 

Vous venez d’être réélu maire et élu président de l’intercommunalité. Comptez-vous vous représenter à la présidence du ScoT ? Et y-a-t-il d’autres échéances électorales qui vous font envie ?

Aujourd’hui, je préférerai céder la présidence du ScoT. Je vous le dis de suite : je ne compte pas me présenter aux Départementales, ni aux Régionales ! Quand je me lance dans quelque chose, je le fais à fond. Et pour la communauté de communes, je suis au taquet ! 

Propos recueillis par Coralie Mollaret 

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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Un commentaire

  1. Nous sommes contents que M. Gras soit « au taquet » car nous ne sommes pas tous convaincu de l’excellente gestion des mandats précédents d’une part et que la légitimité affichée n’est peut être pas si évidente que cela quand on sait que moins de 30% des inscrits ont voté pour sa liste.
    Notons aussi que le soutien affiché des associations clubs taurins de Codognan pendant la campagne pour les municipales a probablement eu une incidence sur lesdits résultats.

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