Culture

SILENCE, ON TOURNE ! À Beaucaire Tartarin, un hussard et des indigènes

Le port de Beaucaire. (Photo Anthony Maurin).

Chaque mercredi de l’été, à 11h30, Objectif Gard vous proposera de découvrir ou de redécouvrir des lieux dans notre département qui ont été le théâtre de tournages de films célèbres. Pour débuter cette série estivale dédiée au 7e art nous allons à Beaucaire.

La ville de Beaucaire a plusieurs fois été le cadre de tournages de films. Même s'ils ont connu des fortunes diverses au box office, trois d’entre eux sont restés célèbres. En premier, on trouve l’inévitable « Tartarin de Tarascon ». C’est comme une évidence au vu de la proximité avec la ville citée dans le titre. Tout écolier du Sud qui se respecte a entendu du chasseur qui multiplie les échecs et qui est devenu un des symboles de la Provence.

En 1962, c’est le cinéma qui s’empare de l’antihéros d'Alphonse Daudet, l'écrivain nîmois. Ce n’est pas une première, puisque en 1934, un « Tartarin de Tarascon » avec Raimu avait été tourné à Beaucaire. 28 ans plus tard c’est un beau casting qui débarque dans le Gard. Francis Blanche (qui est également le réalisateur), Jacqueline Maillan, Michel Galabru et Bourvil partagent l’affiche de cette nouvelle version consacrée au Nemrod local.

La ville de Beaucaire ne sera sollicitée que pour quelques scènes extérieures, notamment lorsque Tartarin et ses compagnons traversent le Rhône après une chasse aux casquettes. On retrouve dans ce films quelques valeurs sures de la comédie à la Française : Paul Préboist, Darry Cowl, Raymond Devos, Henri Salvador, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Malgré cela, cette comédie, qui sort dans les salles françaises de la 23 novembre 1962, ne connaît pas un grand succès.

Ce n’est pas le cas du "Hussard sur le toit", qui en 1995 attire 2,5 millions de spectateurs. Il faut dire c’était à l’époque le film le cher de l’histoire du cinéma français, avec un budget de 176 millions de francs (37 millions d’euros). L’histoire se passe en 1832, pendant l’épidémie de Choléra, Pauline une jeune femme noble part retrouver son mari dans un château en Provence.

l'hôtel Fermineau à Beaucaire (photo Google)

Elle rencontre en route un jeune hussard avec qui elle va partager son voyage. Beaucaire est présent dans ce film à deux reprises. Lors de la scène de la procession de Pauline qui est tournée à l’hôtel de Roys et pendant les prises de vues dans la chambre d’Angelo qui sont tournées à l’hôtel de Fermineau. C'est l'un des rares films où Juliette Binoche partage l'écran avec Gérard Depardieu. "Le Hussard sur le toit" décochera deux Césars. Celui de la meilleure photographie et celui du meilleur son.

Plus près de nous dans le temps (2006), « Indigènes » a fait couler beaucoup d’encre. Réalisé par Rachid Bouchareb, le film racontant l’histoire de trois tirailleurs algériens et un goumier marocain a suscité une polémique. Loin de ces considérations, Beaucaire a été le cadre du tournage des scènes de la libération.

Les trois films qui ont en commun d'avoir été tournés en partie à Beaucaire traitent de sujets bien différents. Que ce soit le rire avec Tartarin, un voyage au XIXe siècle pour le hussard ou les blessures de la guerre pour Indigènes. Sur la rive gardoise du Rhône, les rélisateurs sont venus chercher un patrimoine qui colle finalement à toutes les époques.

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