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BAGNOLS/CÈZE Les communistes inquiets pour les finances de la ville

Une enquête de la Cour et des Chambres régionales des comptes Occitanie a été publiée lundi dernier. Elle porte sur les enjeux et les difficultés de 26 villes moyennes de la Région. Parmi elles, Bagnols-sur-Cèze... (Marie Meunier / Objectif Gard)

Ce lundi 5 octobre, la Cour et les Chambres régionales et territoriales des comptes ont publié un rapport sur 26 villes moyennes occitanes, réalisé entre 2018 et 2019. Parmi elles, celle de Bagnols/Cèze et son EPCI : l'Agglo du Gard rhodanien. Ce qui n'a pas manqué de faire réagir le parti communiste bagnolais qui voit dans cette enquête les signes d'une situation financière inquiétante pour la ville. 

Dans le rapport "Les villes moyennes en Occitanie : crises et adaptations", il est pointé que la ville de Bagnols ne dispose pas de gare voyageurs (pour le moment car une réouverture de la ligne TER est prévue pour décembre 2021 normalement...). Le PC n'a pas manqué de rappeler qu'il s'engage depuis des années pour la réhabilitation de la rive droite et souligne que "le désenclavement et l’attractivité des villes moyennes (dont Bagnols) passent par des infrastructures de transport comme le rail".

Avant de tirer des conclusions définitives, les communistes attendent "impatiemment" le rapport de la CRC spécifiquement sur les finances de la ville de Bagnols qui ne devrait pas tarder à sortir. Mais déjà, ils ont repéré plusieurs éléments de ce dossier sur les villes moyennes qui posent question sur la situation économique de la ville. Notamment la DGF (Dotation globale de fonctionnement) qui s'est "contractée de 1 à 5%" à Bagnols. Une diminution moindre en comparaison à d'autres villes moyennes d'Occitanie.

"Bagnols devrait donc être riche, or la réalité nous montre le contraire"

Bagnols fait aussi partie des principales villes ayant bénéficié de la DSU (Dotation sociale urbaine) en 2018, "avec une dotation par habitant allant de 125 à 175 €, contre 65 € en moyenne pour les villes éligibles de l’échantillon", est-il indiqué dans le rapport. Cela conjugué au fait que Bagnols a fortement "mobilisé son levier fiscal" et enregistre une "hausse de son produit fiscal trois taxes supérieur à 15 %". Ce qui fait dire au parti communiste qu'avec "plus de dotation, une DSU qui ne faiblit que très peu et des recettes fiscales en forte hausse… Bagnols devrait donc être riche, or la réalité nous montre le contraire. Il y a donc des problèmes quelque part." De plus, le rapport indique que "sur la période (d'études ndlr), le taux moyen de couverture des dépenses d’équipement par la CAF (capacité d'autofinancement) nette apparaît […] insuffisant (< 10 %) à Bagnols-sur-Cèze".

Dans un autre extrait du rapport, il est indiqué que "les villes de Bagnols-sur-Cèze et de Carcassonne se distinguent, par ailleurs, par une politique d’investissement très dépendante des subventions, qui les conduit à cibler leur effort sur les opérations aidées." Les communistes en déduisent que "Bagnols ne peut investir en dehors des opérations aidées statutairement par l’État (la ville a été choisie pour bénéficier de l'Action cœur de ville, par exemple, NDLR). La ville ne peut pas avoir de projet exceptionnel ce qui explique qu'elle s'en remet à l'Agglo pour faire le musée et le PEM. Espérons que le Gard Rhodanien aura les moyens de le faire !"

Difficultés de financement qui se retrouvent dans la dépense annuelle moyenne d'équipement par habitant très faible (< 150 € à Bagnols alors que la moyenne de l'échantillon des villes moyennes d'Occitanie s'élève à 282 €, 13 € de moins que la moyenne nationale).

"La trésorerie nette et le fonds de roulement sont négatifs à fin 2018"

Toutefois, il est noté que la baisse d'endettement est très conséquente à Bagnols : proche ou supérieure à 400 €. Un bon point à nuancer puisque l'encours net par habitant est encore compris entre 1 200 et 1 600 € et que la situation de la ville est encore "tendue : la trésorerie nette et le fonds de roulement sont négatifs à fin 2018".

Enfin, les communistes critiquent que la ville de Bagnols ait "noyauté" tous les services quand bien même la population de l'Agglomération du Gard rhodanien est peu polarisée dans la ville centre. Bagnols ne renferme que 20 à 25% de la population du territoire intercommunal.

À la lecture de ce rapport, rien de très encourageant... Mais il faut bien resituer que cette enquête a été menée pour identifier mieux les enjeux et les difficultés des villes moyennes et de leur EPCI. Et que cette critique est aussi là pour faire avancer et pas seulement dénoncer.

Marie Meunier

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