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ALÈS Philippe Mallaroni, manager général de l’OAC : « C’est possible que ce soit le seul événement de l’année »

Philippe Mallaroni, manager général de l'OAC depuis l'automne 2019, est aussi directeur du Conservatoire national des arts et métiers à Millau. (Photo Corentin Migoule)

Au chômage technique depuis près de trois mois, les footballeurs alésiens vont retrouver la compétition ce dimanche (à 12 heures) contre le Football Union Narbonne. Un déplacement en terre audoise pour le 6e tour de Coupe de France qui vaut cher puisqu’il pourrait bien être le dernier match de la saison pour l’équipe vaincue... À la veille de cette rencontre, Objectif Gard a échangé avec Philippe Mallaroni, un manager général passionné par sa vie de dirigeant sportif, qui retrouve en Cévennes des valeurs qui collent à la mentalité de sa Corse natale. L’ancien président du Stade Olympique de Millau, qui s’échine à porter haut la devise "Un esprit sain dans un corps sain" à travers la signature de plusieurs partenariats, dont un avec le FC Gueugnon, ne boude pas son plaisir de retrouver le goût de la compétition et n’a rien perdu de ses ambitions de début de saison.

Objectif Gard : Si l’incertitude règne autour de la reprise du championnat de National 3, la reprise de la compétition a bien été actée avec ce match de Coupe de France dès demain. À l’inverse de certains clubs qui estiment n’avoir pas eu assez de temps pour se préparer, vous semblez accueillir cette décision avec joie n’est-ce pas ?

Avec une grande impatience oui. C’est pour ça que j’ai de suite annoncé qu’il était hors de question que nous fassions forfait. Tu te prépares pour faire la guerre et au dernier moment on te dit que tu ne la fais pas. Ça aurait été terrible. On s’est bien préparés pendant trois mois mais il y a tout de même de l’incertitude. On l’a vu l’an dernier à l’occasion du Final Four en Champions League. Les clubs français qui manquaient parait-il de rythme ont au final été deux dans le dernier carré.

Les joueurs se sont forcément posés des questions pendant cette période tourmentée, certains n’hésitant pas à se réorienter professionnellement (départs de Briançon et de Juliano Ramos). C’est aussi le risque de cette phase sans compétition ?

Oui très certainement. C’est au coach et au directeur sportif de maintenir la motivation des joueurs. En ce qui me concerne je suis allé les voir deux fois pour leur dire que le président et moi étions avec eux et que maintenant il faut y aller ! J'aime les joueurs et j'essaie de leur transmettre.

Craignez-vous que la Coupe de France ne soit l’unique compétition de la saison ?

C’est tout à fait possible que ce soit le seul événement de l’année. Autant il y a un mois je n’imaginais pas une saison blanche. Autant maintenant j’y pense de plus en plus. Je ne vois pas la FFF(*) nous demander de reprendre le 1er mars car pour cela il faudrait qu’elle accorde au moins trois semaines de réathlétisation aux clubs qui n’ont pas pu s’entraîner en annonçant la reprise le 10 février. C’est impossible ! Moi qui suis d’ordinaire optimiste, pour le coup je suis réaliste.

Comprenez-vous la colère des clubs amateurs du bassin alésien qui réclament une meilleure communication des instances ?

Moi-même j’attends de la FFF plus de clarté. Qu’on nous dise on y va ou on y va pas. Ou au moins que les instances nous communiquent une date butoir en nous disant par exemple que si le 20 février on n’a pas acté la reprise, on part sur une année blanche. On vit dans une incertitude insupportable. Car au même moment, il y a une certitude, c’est celle des dépenses des clubs.

L’objectif affirmé des dirigeants du club à l’été 2020 était de viser deux montées en trois saisons, de sorte que l’OAC évolue en National dès 2023. Une saison blanche remettrait-elle en cause cette volonté ?

Si on nous dit saison blanche c’est saison blanche. Nous on restera sur notre option de viser le National dans trois ans. Ce sera juste une année où on a grillé une cartouche. S’il faut monter deux fois d’affilée alors allons-y ! C’est un vrai défi mais on a l’équipe pour.

Vous avez le sentiment que ce groupe, qui occupe la 7e place du classement, n’a pas atteint son plein potentiel ?

Tout à fait ! On a fait tout ce qui fallait depuis le 1er juillet, tout le groupe était parti en stage. C’est une histoire qui a plus de six mois maintenant. Mais ça reste un groupe relativement neuf, avec beaucoup de nouveaux joueurs et des cadres historiques en moins, donc il faut que les automatismes se fassent. On est peut-être allés trop vite en besogne et ça nous a rappelé que le sport est fait d’incertitudes. Peut-être que l’arrêt lié à la pandémie nous fera du bien. D’un mal peut naître un bien. Quoiqu’on a senti vers la fin avec ces deux derniers matchs gagnés brillamment que ça commençait à prendre. Gagner 3-0 contre Fabrègues, qui est une équipe classique de National 3, à l’extérieur, ça veut dire quelque chose. Je suis assez optimiste pour la suite.

Corentin Migoule

(*) Fédération française de football

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